8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 14:45

Hier soir j'ai réussi à voir « Ne me regardez pas comme ça » au Théâtre des Variétés ! C'est ma seconde

tentative, pour ce spectacle dont j'avais apprécié les deux actrices principales, vues lors de l'enregistrement sur le plateau

de l'émission de télévision « On n'est pas couché », le 3 septembre dernier. Il s'agit de Sylvie Vartan,

et d'Isabelle Mergault. Un acteur masculin complète la distribution, Pierre Deny. Le spectacle est

signé Isabelle Mergault, dans une mise en scène de Christophe Duthuron.

 

La façade du Théâtre des Variétés de l'extérieur

La façade du Théâtre des Variétés de l'extérieur

Une longue queue serpente devant le Théâtre vers 20h30, et quelques groupes de candidats spectateurs

dépités de dernière minute nous disent qu'ils ne peuvent entrer car « c'est complet ». J'ai pris la précaution de

réserver ma place avant d'y aller, il n'y a plus qu'à la retirer au guichet et à se réinsérer dans la file avant le contrôle.

 

Billet banquette avec coffre à bagages inclus

Billet banquette avec coffre à bagages inclus

Sous le velours rouge qui les couvre, les marches de l'escalier sont un peu creusées par l'usage.

Je monte au deuxième balcon rejoindre ma banquette. La place est un peu dure pour le dos, mais on y voit

très bien ce qui se passe sur la scène, et il y a sous le siège un espace bien pratique pour mettre sac et caban.

Ce théâtre-ci date du Premier empire (1807), il est tendu de velours cramoisi et orné de fresques

avec dorures, les piliers sont en forme de colonnes ioniques, et le rideau a une frange dorée.

 

Le Théâtre des Variétés de l'intérieur

Le Théâtre des Variétés de l'intérieur

Le synopsis du spectacle en quelques mots : Victoire Carlota est une star de cinéma qui vit

recluse depuis vingt ans, car elle ne tourne plus, et présente une paparazzophobie manifeste.

Un éditeur flairant le bon plan l'a convaincue d'écrire ses mémoires, et lui a adressé un nègre, Marcel,

pour l'assister dans cette tâche. Marcel s'avère être du genre féminin, et auteur d'un best-seller culinaire

sur... le riz (qui est une star alimentaire!)  Marcelle, donc, entreprend de re-socialiser Victoire, et l'emmène

sur ses lieux de tournage passés, à la recherche de ses souvenirs. Voici le duo en Italie, à Rome,

mais, si Victoire montre une mémoire phénoménale pour la vie des autres, elle ne se souvient de rien

qui la concerne ! Les voici encore dans la garrigue italienne, où Victoire rencontre un peintre croqueur

de scènes champêtres, dont elle s'éprend. Marcelle suscite un dîner, espérant que les sentiments

amoureux débloqueront enfin la mémoire de Victoire. Le stratagème fonctionne au-delà

de ses espérances, puisque les tourtereaux s'échappent pour Vérone...

et Marcelle se recycle dans l'écriture d'un autre best-seller culinaire.

 

On retrouve dans cette histoire des clins d'oeil nombreux au cinéma : Sunset Boulevard, de Billy Wilder

pour la star recluse dans sa maison (heureusement ici pas de cadavre dans la piscine!), ou la fin de vie de

Marlène Dietrich à Paris (dont les mémoires, passionnants et volumineux, seront écrits par sa fille), la Dolce Vita

de Federico Fellini avec la fontaine romaine où l'on jette des pièces en faisant un vœu, 

et bien sûr, à la fin, l'évocation des Amants de Vérone d'André Cayatte. Les scènes

dans la garrigue m'ont plutôt fait penser à Jean de Florette, de Marcel (!) Pagnol, cette actrice en robe

de soirée, talons hauts et boa de plumes arpentant les chemins de terre sèche, et se faisant piquer par une

couleuvre à un endroit inavouable de son anatomie, oscillant entre le panache et le pathétique.  Mais

dans une comédie, tout fait rire, même l'aveugle qui veut rester près du hublot de l'avion pour voir les nuages !

 

J'ai aimé l'ingéniosité des décors photographiés projetés à l'arrière de la scène, et complétés par des

objets en trois dimensions posés sur la scène, facilement escamotables ou positionnables. La distorsion

visuelle de ces décors projetés, selon les propos des acteurs, m'a beaucoup amusée. J'ai aimé l'abattage d'Isabelle

Mergault, poulbotte sans famille* et adepte du système D, à l'aise partout, jamais à court d'une réplique

choc hilarante. J'ai aimé l'adaptabilité du troisième homme, Pierre Deny, passant du rôle d'aveugle fan

de la diva, à celui de serveur italien fan de la diva, puis à celui du peintre naturaliste récalcitrant puis amoureux de la diva

(il y a quand même une continuité dans ces rôles successifs!) J'avais beaucoup aimé Sylvie Vartan chez Laurent

Ruquier, expliquant qu'elle était à la fois star de variétés, et elle-même, en une seule personne.

Le reproche que je ferais à Victoire C, c'est que le rôle est en dessous de la personnalité de l'actrice

qui l'incarne. Il s'agit d'un pastiche, évidemment, mais la seule vision simplificatrice de la star amnésique sur sa

vie personnelle prive le personnage de l'humanité de sa vie privée, et le cantonne à sa névrose. C'est un peu

dommage pour Sylvie ! Mais il s'agit d'un divertissement, et le public, qui est ravi de voir une vraie star sur

scène devant lui, applaudit souvent, et prend beaucoup de photos aux saluts, comme il a été expressément

autorisé à le faire. Ce qui, et c'est fort heureux, libère l'actrice principale en l'offrant aux objectifs

des paparazzi amateurs qui remplissent la salle, ce qu'elle fait avec grâce.

Les trois acteurs et le metteur en scène (en noir sur la première photo)
Les trois acteurs et le metteur en scène (en noir sur la première photo)

Les trois acteurs et le metteur en scène (en noir sur la première photo)

Le Faubourg Montmartre où nous ressortons, présente le même grouillement de piétons et de voitures à 22h30, que deux

heures plus tôt, quelques personnes prennent le fronton du théâtre en photo. Il fait doux, presque chaud...

Sylvie, blogmestre,

(qui sèche la journée de travail CP13 pour cause de bronchite)

 

* anachronisme : j'ai modestement aidé à la mise en place de la première déchetterie de France, en 1988 à Mulhouse, sous l'impulsion de mon ami regretté Laurent S. nous n'avons trouvé aucun humanoïde, ni dans les recyclables ni dans les incinérables... "Marcelle" qui dit avoir été trouvée dans la déchèterie St Marcel aurait-elle moins de 27 ans ?

 

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 13:32

Le Choeur Un sera en week-end de travail le samedi 7 novembre, c'est-à-dire aujourd'hui, et le

dimanche 8 novembre, pour travailler la Messe en ut mineur de Mozart. Le Choeur Deux et

le petit choeur travailleront le Requiem de Cherubini demain dimanche 8 novembre.

Repas en commun dimanche pour ceux qui le souhaitent, apportez vivres et liquides!

 

Bon travail à toutes et à tous!

Entrée par la rue de Lagny, horaires théoriques 14h-19h samedi, et 11h-18h dimanche.

Sylvie, blogmestre

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 12:22

Hier soir 6 novembre, après être allée voir mes parents enfermés en clinique à l'insu de leur plein gré

et du mien, j'ai assisté à un spectacle de danse contemporaine donné par le chorégraphe japonais

Saburo Teshigawara au Théâtre des Champs Elysées. Le spectacle s'appelle « Mirror and music »,

j'en avais vu un extrait vidéo sympathique, et avais pensé qu'un peu de danse adoucirait l'ambiance.

Billet du spectacle Mirror and music

Billet du spectacle Mirror and music

J'étais placée au deuxième rang de côté, mais ai été replacée plus au centre, à une place d'où je voyais

parfaitement la scène, le théâtre n'étant pas plein. J'aime beaucoup ce théâtre, il est très beau, j'aurais

aimé le connaître quand il a ouvert ses portes, à la Belle Epoque... Au deuxième balcon, les sièges

sont standard, mais plus bas, il y a de vrais fauteuils et de vraies chaises. J'imagine des dames

en robe longue avec tournure, et des messieurs en frac et haut de forme, venant au spectacle.

Voici une photo des fresques et bas-reliefs, orgue, qui surmontent la scène :

 

Décoration du théâtre au dessus de la scène

Décoration du théâtre au dessus de la scène

Voici une photo de la salle actuelle vue du deuxième balcon:

Théâtre des Champs-Elysées, vu du deuxième balcon

Théâtre des Champs-Elysées, vu du deuxième balcon

Mais quand le spectacle commence, on pense plutôt à Metropolis qu'à l'élégante société de mes

évocations... Ouverture sur deux silhouettes encapuchonnées dans le noir, éclairées par pinceau

lumineux stroboscopique, sur vacarme épouvantable de type soufflerie géante. D'autre silhouettes

apparaissent qui s'animent progressivement, le bruit violent continue, on reste dans l'industriel, une

chaîne de production peut-être ? Une sorte de gros triton rampe sur le sol sur une planche à roulettes...

Brusquement, cassure. Musique de chambre baroque, clavecin et violon, puis viole et flûte, puis

violoncelle. Les danseurs et danseuses ont baissé le capuchon et changé de costumes, ils tournoient

et font des arabesques avec leurs bras, répétitivement. Suit un plan où cinq d'entre eux sont au sol sur

des plans inclinés, comme désarticulés, éclairés alternativement. Puis il sont debout et agitent les

bras verticalement, l'éclairage ne laisse voir que les chairs, ils sautent d'un pied sur l'autre pendant

très longtemps, puis s'écroulent. Retour de l'ambiance industrielle, on est passé de la soufflerie au

bruit de turbines type décollage d'avion. Les corps sont éclairés par des pinceaux de lumière

stroboscopique en faisceau, les danseurs se déplacent derrière, un très beau choeur double se fait

entendre, lent et envoûtant. Les sautillements des danseurs d'un pied sur l'autre ont repris,

jusqu'à épuisement des corps, qui disparaissent dans le noir au fond de la scène.

 

Les spectateurs restent un peu interdits, puis applaudissent normalement. Le spectacle a duré une

heure et quart, j'admire le caractère sportif et l'endurance des danseurs. En revanche la démarche

artistique me laisse perplexe. Les moments de grâce provenaient de la musique de chambre, et du

choeur final, emprunts « non-vivants » dont on ne connaîtra ni le nom des œuvres entendues, ni les interprètes...

Une dame à côté de moi dit à son époux récalcitrant « Mais c'est une expérience ! »

 

L'avenue Montaigne est mouillée, pluvieuse et glissante, quand nous ressortons, chacun se dépêche de rentrer

chez soi. Je prends une photo humide des Champs-Elysées avant de descendre l'escalier

assorti de la station de métro Franklin D. Roosevelt...

Sylvie, blogmestre

Les Champs-Elysées en atmosphère nocturne humide

Les Champs-Elysées en atmosphère nocturne humide

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 10:42

Retour à la Maison de la radio, ce jeudi 5 novembre. Au programme, deux pièces orchestrales

de Benjamin Britten, et une symphonie de Piotr Ilitch Tchaïkovski. J'ai pu réserver sans difficulté une place

au second balcon, côté violons, sans surprise acoustique pour ma configuration musico-spatiale personnelle !

Le concert est joué par l'Orchestre national de France, dirigé par Edward Gardner.

Billet au poulailler, superbe vue!

Billet au poulailler, superbe vue!

La salle est un peu moins pleine que d'habitude, il faut dire que sir Simon Rattle qui dirige à guichets fermés

l'intégrale des symphonies de Beethoven à la Philharmonie, constitue une très sérieuse concurrence ! Britten est

musicalement moins accessible que Beethoven au grand public, mais nous avons dans le grand auditorium

de la Maison de la radio, ce soir, des mélomanes aguerris ! Le concert commence par la Sinfonia

da Requiem, écrite au début de la seconde guerre mondiale, à New-York, où le compositeur britannique

s'est exilé. La pièce, œuvre majeure de Britten, est très intéressante à regarder de mon perchoir (premier

rang du deuxième balcon, d'où j'ai une vue plongeante sur l'orchestre), car elle est plus sonore que mélodique,

c'est à dire que les instruments produisent des sons parfois acoustiquement inattendus, se répondent,

« balancent » d'un instrument à l'autre, dit le livret, et qu'il est fascinant d'observer ce ballet sonore

sous la baguette du chef britannique Edward Gardner, très primé et très charismatique, qui ne

ménage pas sa peine. C'est un Requiem condensé d'une vingtaine de minutes : Lacrymosa, Dies irae,

Requiem aeternam, qui traduit la désolation de la guerre et l'espoir d'un apaisement. J'aime!

A écouter, ou mieux, à regarder en vidéo pour le balancement instrumental, si vous ne connaissez pas.

 

 

La seconde pièce de Britten jouée est le concerto pour violon et orchestre. La partie de soliste est

interprétée par le violoniste canadien virtuose James Ehnes, sur un Stradivarius de 1715 (lui non plus ne

se sépare pas de son précieux instrument!) dont il tire des accents étonnants. Dans cette pièce, Britten a voulu

rendre hommage aux victimes de la guerre d'Espagne, et traduire la conscience d'une Europe de 1939

basculant dans le conflit. Dans une lettre de 1939 à sa sœur, écrite de Woodstock, il dit qu'il craint ne

pas trouver d'interprète pour le solo de violon dont « la virtuosité est redoutable ». James Ehnes nous

en a fait une ample démonstration ! Longuement applaudi, bissé, il jouera en prime un extrait du

troisième mouvement de la deuxième sonate de Bach, qui met bien en valeur la sonorité particulière

de l'instrument ancien. Vous pouvez entendre cette pièce et tout le concert en replay

sur le site de France Musique, ou grâce à l'incrustation du player ci-dessus.

 

 

Le violoniste James Ehnes et son Stradivarius de 1715

Le violoniste James Ehnes et son Stradivarius de 1715

Après l'entracte, la première symphonie de Tchaïkovski, datant de 1868, nous ramène à un univers

plus mélodique. Baptisée ultérieurement à sa création « Rêves d'hiver » par le compositeur, elle lui

aurait été inspirée par les paysages hivernaux russes. On retrouve ici, dans une forme plus mélodieuse,

le balancement instrumental mentionné précédemment dans les œuvres de Britten. Dans la symphonie

de Tchaïkovski, ce sont des phrases musicales qui se répondent, des bois aux cordes. On retrouve aussi

la météo hivernale : de la brume, des frimas, des tourbillons... Deux flûtes se partagent les trois premiers

mouvements, le troisième flûtiste ne jouera du piccolo que dans le quatrième mouvement, dansant,

adapté d'un chant populaire qui ressemble beaucoup à une danse folklorique, rythmé et très sonore.

A la fin de chaque mouvement, il y aura des applaudissements, fait inhabituel en ce lieu, en cours de

symphonie, mais il faut dire que le chef Edward Gardner, aux commandes de l'Orchestre national

de France suscite l'enthousiasme. La symphonie s'achève dans un final brillant, puissant, martelé,

quasiment beethovenien. Applaudissements nourris du public, très satisfait de sa soirée.

L'orchestre national de France et Edward Gardner

L'orchestre national de France et Edward Gardner

Il a plu pendant le concert, mais lorsque nous ressortons, la pluie a cessé. La Tour Eiffel porte un collier de lumineux

rubis, émeraudes et saphirs autour de son troisième étage, prélude aux fêtes de fin d'année, qui lui sied à ravir...

Sylvie, blogmestre

 

La Tour Eiffel, son joli collier multicolore, et le pont de Bir-Hakeim

La Tour Eiffel, son joli collier multicolore, et le pont de Bir-Hakeim

NB : si vous n'avez jamais chanté d'oeuvre de Britten, voici une vidéo d'un extrait de Ceremony of carols

 par la Maîtrise de Radio France, dirigée par Sofi Jeannin, qui donnera en concert les Carmina Burana

le 10 novembre au grand auditorium, les places sont à des prix très abordables et réservables en ligne, qu'on se le dise!

 

 

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 14:45

Une dizaine de choristes des Choeurs de Paris 13 participeront au concert Grande Messe

en ut mineur de Mozart, le 20 novembre 2015 à 20h45, en l'église Saint-Sulpice, avec au moins

deux cent cinquante autres choristes, et l'orchestre Paris Festival Orchestra, sous la direction

de Hugues Reiner, au profit de l'association Rétinostop.

 

Très beau volume de cet immense choeur à la répétition d'hier soir!

Mozart à cette puissance vocale, ça décoiffe...

Venez nous écouter nombreux et participer au financement de l'association Rétinostop!

 

Sylvie, blogmestre

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 15:05

Hier soir la Maîtrise d'adultes de Notre-Dame de Paris chantait des motets de Jean-Sébastien Bach

et de Félix Mendelssohn, en concert, en la cathédrale. Curieuse d'entendre du Mendelssohn en ces lieux,

j'y suis allée. Hélas l'oeil du blog qui a un si beau piqué a eu une bien curieuse panne... comme tétanisé.

Contremarque et billet
Contremarque et billet

Contremarque et billet

Un prêtre nous présente le concert, et rappelle que c'est Mendelssohn qui a oeuvré en son temps

pour que l'on joue Bach, tombé dans l'oubli, qu'il considérait comme un compositeur majeur, et qui l'avait

beaucoup inspiré (comme nous l'avons vu dans Paulus l'an dernier). Ce sont les voix féminines qui commencent,

par un motet de Mendelssohn à trois voix, chanté du fond du choeur, puis un deuxième chanté de devant

le choeur. Je compte trois sopranes, quatre mezzo-sopranes, quatre altos, à l'oreille l'équilibre vocal est parfait. Mais au

cours du concert, elles permutent entre elles, les voix sont réparties selon les besoins. A l'exception de deux pièces

de Mendelssohn, un Veni Domine, et un Laudate pueri, toutes les pièces sont en allemand. A partir du

troisième motet, Hör mein Bitten, les voix masculines rejoignent les voix féminines devant l'autel.

Voici une photo de la Maîtrise prise avec mon téléphone portable, sonnerie coupée:

La Maîtrise d'adultes de Notre-Dame, dirigée par Henri Chalet

La Maîtrise d'adultes de Notre-Dame, dirigée par Henri Chalet

La photo ci-dessus (désolée pour la qualité!) a été prise dans Komm Jesu Komm de Bach qui est une

pièce à double choeur, placée au premier tiers du concert, et accompagnée à l'orgue de choeur par

Yves Castagnet. Le concert est constitué de deux tiers de motets de Mendelssohn et d'un tiers de motets

de Bach. Certaines pièces comportent des soli, à une voix, à trois voix, ou à quatre voix. Le programme

et le choeur sont très agréables à entendre et Mendelssohn sonne très bien dans la cathédrale.

Bach aussi, mais nous le savions déjà depuis le précédent concert de solistes.

Comme à chaque concert auquel j'ai assisté en ce lieu, j'entends l'un ou l'autre auditeur exprimer presque avec

étonnement qu'il est bien content d'être venu, que c'est très beau. Je suis pour ma part contente de faire modestement

un peu de buzz pour de la musique de grande qualité dans un cadre somptueux rendu à sa sérénité vespérale.

Merci à l'association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris qui organise tous ces beaux concerts!

 

Statues de la façade de Notre Dame de Paris

Statues de la façade de Notre Dame de Paris

Ci-dessus une photo prise avec l'oeil du blog habituel, lors d'un des concerts précédents, pour comparaison

du piqué...Il va mieux, peut-être un peu de surmenage, avec ce programme musclé que je lui inflige!

Nous ressortons de la cathédrale, en ce 3 novembre, vers 22 heures, sous un petit crachin...

Sylvie, blogmestre

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:58

Marivaux, auteur du siècle des Lumières, a décortiqué dans ses pièces la métaphysique du cœur,

ce qui faisait forte impression sur ses contemporains. Trois siècles après, il sonne toujours très actuel.

Après deux tentatives infructueuses pour cause de salle déjà pleine, je suis parvenue à voir, hier soir,

La double inconstance, de Marivaux, à la Comédie Française.

 

Billet perché pour mieux voir

Billet perché pour mieux voir

J'avais une place perchée au dernier rang à droite de la corbeille, et remarquai une odeur de vernis frais

émanant des boiseries de la salle Richelieu, qui me parut très pimpante pour son âge (1799, mais elle

a été reconstruite après un incendie). Le long rideau de velours rouge était revenu depuis mon dernier

passage. Combien de collégiens parisiens ont vécu dans cet écrin plein de souvenirs

leur toute première représentation théâtrale ?

La salle Richelieu revernie

La salle Richelieu revernie

On nous a distribué un livret présentant la troupe de la Comédie française, ce qui est une excellente

idée, et des informations spécifiques à la pièce, que j'ai lues avant la représentation. La mise en scène

est d'Anne Kessler, ainsi que la description des idées qui sous-tendent son interprétation. Des

peintures qui semblent extraites d'un story-board, et de très jolies photos des acteurs illustrent le livret.

La pièce parle d'un complot... Rencontrant par hasard une villageoise, Silvia, un Prince s'en éprend,

et la fait enlever. Silvia aimant un certain Arlequin, le Prince assisté de Flaminia, une de ses proches,

séparent le couple original en les conquérant séparément. Il s'avère que Silvia et Arlequin étaient

surtout assortis par leur milieu social d'origine, et que la réorganisation amoureuse avec leurs

nouveaux partenaires est possible pour tous deux. Les voici doublement inconstants.

 

Le livret nous dit que les contemporains de Marivaux s'étaient avérés plus sensibles à la mécanique

des sentiments qu'aux considérations sociales qui l'accompagnent (la redistribution des rôles n'est

possible que grâce à la fortune du Prince). A lire sur le papier, c'est assez moche. Mais lorsqu'on voit

Loïc Corbery dans le rôle du Prince, on trouve que Silvia (Adeline d'Hermy) a eu beaucoup de chance

avec sa destinée ! Cette réaction, qui est la mienne, et qui est probablement celle d'autres spectateurs,

rejoint la description faite dans la pièce d'une dame belle et pleine d'esprit, qui pour son malheur

avait eu la petite vérole, et étant restée marquée physiquement, n'était plus considérée que comme babillarde...

Nous aimerions tous être constants, fidèles à notre premier amour, mais la vie évolue, nous changeons,

les autres changent, les personnes que nous aimons follement à vingt ans, les aimerons-nous de

même à trente ? Qui peut le dire, et qui a le droit de juger ? Si nous vivons la même vie toute notre vie, la

constance sera plus aisée, mais si notre vie change profondément, la constance des sentiments,

quoiqu'il arrive, serait elle adaptée à notre évolution?

 

L'important est de ne pas faire souffrir, ce qui est parfaitement réalisé dans la pièce. La mise en scène

est très inventive, drôle, impertinente. Les acteurs sont excellents (mention spéciale aux deux acteurs

principaux, que j'avais déjà beaucoup appréciés dans le Misanthrope), la décoration et l'ambiance

sonore (anachronique, mais qui peut dire en quels temps nous sommes?) sont soignées

et servent bien le propos.

 

Pas de photo, nous a t'on demandé ! La lumière s'éteint puis se rallume quand les acteurs viennent

saluer, formant chaque fois de nouveaux couples sur la scène. Je croise le buste de Marivaux

qui nous sourit près de la sortie du théâtre... et immortalise l'auteur du marivaudage.

 

Le buste de Marivaux

Le buste de Marivaux

Une dernière photo avant de reprendre le métro place Colette, de la Comédie française vue de la bouche

de métro, sortie « Théâtres », qui est décorée de faux bijoux énormes, comme une grosse cocotte d'opérette.

Mais il faut reconnaître que ces énormes faux bijoux ont une photogénie certaine!

 

Sylvie, blogmestre

 

La Comédie française vue depuis la bouche de métro "Théâtres" de la station Palais-Royal

La Comédie française vue depuis la bouche de métro "Théâtres" de la station Palais-Royal

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 11:09

Hier soir, je suis retournée à la Villette, pour un concert regroupant l'orchestre du Conservatoire de Paris

et l'orchestre du Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt, sous la direction de Paavo Järvi, dans la

grande salle de la Philharmonie 1. Pour m'y rendre, il m'a fallu effectuer une traversée sud-nord de Paris,

et nord-sud au retour ! La Villette était en effervescence, puisque plusieurs concerts s'y tenaient dans

des lieux différents. On me proposa de revendre mon billet à la sauvette, j'en conçus une estime

impressionnée pour les jeunes artistes, avant de découvrir qu'il y avait de la concurrence sur scène

au Zénith... mais mon estime persista pendant et après le concert !

Une place qu'on s'arracherait...

Une place qu'on s'arracherait...

Voici la grande salle déjà évoquée dans ce blog, vue de l'arrière de la scène. Cette partie-ci des sièges

de la salle est bordée de balustrades, ce qui paraît plus conforme à une bonne sécurité, la pente étant

assez forte. On voit les volutes de l'architecture intérieure, et leur éclairage, qui fait ressembler le haut

de la salle de concert, vu de l'extérieur, à un gros coquillage mordoré.

 

 

La grande salle est pleine pour ce concert

La grande salle est pleine pour ce concert

Il s'agissait d'un concert Beethoven-Chostakovitch, et, selon le livret, d'un programme « exigeant sur le

plan technique et particulièrement intense sur celui de l'expression musicale ». De Ludwig van Beethoven,

nous entendîmes en première partie la très jolie ouverture d'Egmont, puis le concerto pour piano et

orchestre n°1, interprété au piano par la pianiste Khatia Buniatishvili. Je renonce à vous faire part ici des

orchestres avec lesquels cette jeune femme de 28 ans a travaillé, tant ils sont nombreux. Elle montre une grande

maestria, et beaucoup d'assurance. Une partie du public ayant applaudi malencontreusement après le premier

mouvement du concerto, le chef, dont la direction est à la fois calme, ample et très précise, enchaîne

rapidement les deux mouvements suivants. Le troisième mouvement porte en lui toute la fougue future

du compositeur. Il est exécuté brillamment par la soliste et l'orchestre, dont chacun applaudit l'excellence.

 

Khatia Buniatishvili, les violons, et le chef Paavo Järvi

Khatia Buniatishvili, les violons, et le chef Paavo Järvi

Le fil conducteur du concert, nous apprend le livret, serait les «  images de la liberté victorieuse »,

avec l'idée sous-jacente d'une occupation étrangère (pour Beethoven, il s'agirait dans le concerto

de la conquête de l'Europe par l'empereur Napoléon Ier, auquel il avait dédié pourtant sa troisième symphonie,

du temps qu'il n'était que le général Bonaparte). Pour Dmitri Chostakovitch, dont nous entendrons la 9è

symphonie en mi bémol majeur, l'oeuvre datant de l'automne 1945, il s'agit de l'occupation allemande

de la deuxième guerre mondiale, qui vient de prendre fin. Cette pièce assez courte (35 minutes) comporte

cinq mouvements. La fin du premier mouvement amène quelques nouveaux applaudissements

intempestifs (j'imagine la confusion des parents des jeunes qui entendent un concert classique pour la première fois,

applaudissent parce qu'ils trouvent que c'est beau, et se font fusiller du regard par les deux-tiers de la salle, qui, eux,

connaissent les règles et le nombre de mouvements avant les applaudissements... !) mais ensuite, les récalcitrants

trop enthousiastes ont compris qu'il y a un temps pour tout. La symphonie comporte quelques passages

solistes virtuoses d'instruments à vent (piccolo, flûte, hautbois) ou duettistes (cors), puis devient

martiale sur la fin avec une participation très sonore des cuivres et des percussions.

Applaudissements, cris, et battements de pieds (est-ce bien raisonnable?), rappels, photos.

L'orchestre des jeunes talents, une partie des cordes

L'orchestre des jeunes talents, une partie des cordes

Nous ressortons, et je me retourne pour prendre en photo le bâtiment de la Philharmonie 1

de l'extérieur, le haut de la salle semble correspondre aux arrondis en colimaçon.

La Philharmonie 1 vue de l'extérieur

La Philharmonie 1 vue de l'extérieur

En repassant devant la fontaine aux lions, l'animation persiste. Les brochettes merguez sont même de

la fête ! Dans la station, je remarque une décoration musicale qui m'avait échappé la dernière fois...

Croche doubles croches, ou noire liée à deux croches?

Croche doubles croches, ou noire liée à deux croches?

Plus loin, un groupe de zombies accompagné d'un diable rouge et cornu va monter dans le wagon.

Ah oui, c'est vrai, c'est Halloween, j'ai croisé des petites sorcières dans la rue, en venant !

Sylvie, blogmestre

 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 11:01

Hier soir au grand auditorium de Radio France, il y avait un concert de trois œuvres composées en 1872,

1880, et 1917, et dirigées par un chef danois, Nicolaj Znaider. Tout d'abord, le Tricorne de Manuel

de Falla (1917), suivi du concerto pour violoncelle et orchestre n°1 de Camille Saint-Saëns (1872),

et, après l'entracte, la 6è symphonie d'Antonin Dvorak (1880). A cette occasion, je fus placée dans la

loge 6, à l'arrière de l'orchestre national de France, côté altos et contrebasses.

Le billet et la loge 6 de l'auditorium
Le billet et la loge 6 de l'auditorium

Le billet et la loge 6 de l'auditorium

A vingt-cinq ans, lors d'un bilan de santé, on avait constaté que j'entendais globalement très bien, mais différemment

des deux oreilles, qui s'étaient « adaptées » à ma position dans le choeur. J'aimerais bien savoir combien de

choristes  et de musiciens présentent cette particularité, et sont gênés lorsque l'on change de disposition...

Hier soir, j'étais en position d'alto par rapport à l'orchestre, et j'avais perdu tous mes repères auditifs. J'ai entendu

la première partie du concert dans un brouillard cognitif qui heureusement s'est levé après l'entracte!

 

J'ai quand même apprécié la grâce du Tricorne de de Falla (« El sombrero de tres picos » nous dit

le livret, toujours didactique et rempli de références intéressantes). Au dernier mouvement, irruption

des castagnettes, plusieurs personnes alentour avancent le cou pour voir d'où provient ce son

incongru dans un orchestre symphonique. C'est le xylophoniste qui joue des castagnettes en alternance

avec sa partie de xylophone, il va les transmettre au percussioniste pour l'estocade finale,

que le chef ordonne d'un geste large mais précis. Applaudissements.

 

Le concerto pour violoncelle et orchestre de Saint-Saëns est une pièce romantique, en trois

mouvements enchaînés. Edgar Moreau, le violoncelliste solo, n'a que vingt ans, mais il a été

soliste dès l'âge de onze ans. Il a eu un prix de piano à quinze ans, et un prix aux Victoires de la

musique 2015. C'est un jeune musicien extrêmement doué, et probablement fortement soutenu par ses

proches. Il joue sur un violoncelle de 1711 (!) ce qui explique qu'il ne s'en sépare pas, lorsqu'il sort

de la salle ou y revient sous les applaudissements. La salle est assez dissipée et les photos sont nombreuses,

même du premier rang, hum ! Je parviens à prendre notre jeune soliste en photo,

qui nous offrira un morceau de Bach en bis.

 

Le jeune violoncelliste Edgar Moreau et son violoncelle de 1711

Le jeune violoncelliste Edgar Moreau et son violoncelle de 1711

La deuxième partie du concert est moins déconcertante pour moi, je me suis adaptée à la disposition acoustique, et

il s'agit d'une œuvre d'un musicien qui m'est plus familier, Dvorak. Les deux premiers mouvements sont

agréables, mais ce sont le troisième et le quatrième les plus intéressants. L'auteur des danses slaves

transparait dans le troisième mouvement. Ce « furiant » fut très apprécié lors de la création de l'oeuvre à

Prague, nous dit le livret, car il présente un alternance de rythme binaire et ternaire qui serait particulier

aux danses tchèques. Je distingue aussi un court motif qui figurait dans le Stabat mater selon Antonin que nous avons

chanté il y a trois ans... Le dernier mouvement est éclatant, cuivré, et emporte l'enthousiasme du public.

 

L'orchestre national de France aux rappels et le chef Nicolaj Znaider

L'orchestre national de France aux rappels et le chef Nicolaj Znaider

Quand nous ressortons, la Tour Eiffel scintille encore, il n'est pas vingt-deux heures. Une envie de marcher un peu

me prend, et je remonte le pont de Bir-Hakeim à pied. Une statue équestre brandit son glaive vers l'amont

du fleuve, dans l'indifférence de jeunes couples qui regardent couler l'eau à la lumière de la Tour, sous la lune...

 

Sylvie, blogmestre

 

La France renaissante, statue du pont de Bir Hakeim, et la Tour Eiffel

La France renaissante, statue du pont de Bir Hakeim, et la Tour Eiffel

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 13:20

L'idée m'avait parue drôle : dans cinquante ans, des personnes âgées retombent en adolescence,

et font les quatre cent coups sur la musique de leurs jeunes années. J'ai pris un billet à Bobino

pour aller voir « Forever young », hier soir... (« Forever young, I want to be forever young... do you really

want to live forever... forever... and ever ? ») Retour rue de la Gaîté, en pleine effervescence théâtrale.

Billet pour la source de jouvence

Billet pour la source de jouvence

Le rang où j'avais été placée est squatté par des enfants... on me replace ailleurs, je ne verrai

probablement pas très bien, mais le siège est plus confortable, je reste. Le théâtre n'est

pas entièrement plein, ce sont les vacances scolaires et nous sommes en semaine,

mais il y aura quand même du monde (je suis arrivée en avance).

Le théâtre Bobino vu de ma nouvelle place plus confortable

Le théâtre Bobino vu de ma nouvelle place plus confortable

Six seniors du quatrième âge se présentent successivement sur scène, rappelant physiquement

le muppet show, en particulier l'autiste génie du clavier, et l'exportateur de carpes farcies. Il y a aussi

un ancien rappeur, une mamie Alzheimer, une cougar zébrée qui perd ses jambes, et le mari en

déambulateur de la mamie. Ils sont pensionnaires dans une résidence et encadrés par la poigne

de fer d'une infirmière sadique et lyrique (comprenez qu'elle chante des airs d'opéra).

L'affiche du spectacle

L'affiche du spectacle

Le synopsis est assez simple : les gérontes sont terrifiés par l'infirmière, mais s'éclatent quand

elle n'est pas là, accumulant les bêtises et les chansons. Tout le charme du spectacle est dans les

chansons, que la troupe interprète avec brio, qu'il s'agisse des chansons populaires en anglais ou

en français des pensionnaires, ou des airs d'opéra en italien de la nurse. Celle-ci leur propose

des activités, comme il se doit, et dans l'activité « chant », leur fait faire des vocalises

sur « ci-me-tiè-re », « ca-sser-sa-pip' », qui les mettent de bonne humeur. Entre deux comprimés,

quelques fuites, pertes de mémoire et autre dégâts liés à l'âge, les pensionnaires se racontent en

chansons, et le spectacle va crescendo, oscillant entre le poignant (« Hier encore, j'avais vingt ans... »),

et l'hilarant (« We will, we will rock you ! ») A la fin, au cours de l'activité théâtre, les pensionnaires

défibrillent à mort l'infirmière, jusqu'à ce qu'elle cesse de chanter. Un papy fait un strip-tease grimpé

sur le piano, au rythme de « You can leave your hat on » (The full monty !) Des pancartes avec

slogans apparaissent, j'ai bien aimé « à bas la peau lisse ! » (ou était-ce plus trivial?),

et d'autres que je n'ai pas mémorisés. Au final, les acteurs jettent le masque, et, surprise, ils sont

tout jeunes ! Scoliotiques pendant tout le spectacle, les voici redressés, ils nous interprètent encore

quelques extraits musicaux, puis disparaissent dans les coulisses. En sortant, une adolescente

fredonne devant moi « forever young, I want to be forever young... » Je prends une photo

de la sortie du théâtre, et remonte la rue de la Gaîté en chantonnant

« do you really want to live forever, forever, and ever ?... »

Sortie du théâtre vers 22h30

Sortie du théâtre vers 22h30

"Forever young" est un tube de 1984, chanté par un groupe allemand nommé Alphaville.

Sylvie, blogmestre juke-box

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