1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 10:03

J'ai participé à un joli concert de fin d'année hier soir en l'église de la Madeleine, qui était remplie

d'auditeurs, et de touristes. Ambiance sympathique et recueillie, trois Ave Maria chantés par une soliste

soprane, de Schubert, Gounod, Caccini, accompagnée par l'orchestre Jean-Louis Petit, l'Ave verum corpus

et le Requiem de Mozart chantés par le choeur Amadeus et quelques choristes en renfort, dont j'étais,

et accompagné par l'orchestre. Merci à toutes et à tous pour votre gentillesse, et pour ce beau concert!

L'église de la Madeleine le 31 décembre 2015

L'église de la Madeleine le 31 décembre 2015

Je souhaite une bonne année à tous les lecteurs de ce blog, et rappelle à mes camarades

choristes des Choeurs de Paris 13 que nous reprenons les répétitions lundi soir.

Bonnes fêtes à tous, commencez cette année dans la joie, et qu'elle nous soit plus douce

et plus sereine que celle de nous avons enterrée hier. Carpe diem!

 

 

 

Sylvie, blogmestre

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 06:08

Hier soir j'ai vu la dernière représentation de l'opéra « La damnation de Faust » d'Hector Berlioz, à

l'opéra Bastille, avec l'orchestre national de l'Opéra et les choeurs de l'Opéra, sous la direction de

Philippe Jordan, dans une mise en scène futuriste de Alvis Hermanis. J'avais acheté un billet à la revente

à un autre amateur d'opéra, sur un site agréé, pour une place au dernier rang du parterre, d'où l'on avait la vue qui suit.

Billet d'opéra de seconde main (merci Marie H!)

Billet d'opéra de seconde main (merci Marie H!)

Vue de la rangée 36 du parterre de l'opéra Bastille

Vue de la rangée 36 du parterre de l'opéra Bastille

Mes voisins étaient charmants, le spectacle commença. Comme c'était la dernière, je m'autorise à dévoiler

la mise en scène : des panneaux étaient suspendus en hauteur, coupant l'espace visuel en deux parties

horizontales, en haut les écrans sur lesquels des images animées étaient projetées, tandis qu'en bas des

écrans des sujets, danseurs et chanteurs, évoluaient. L'action était située peu avant 2025, quand cent

personnes avaient été sélectionnées parmi 200.000 postulants pour aller vivre sur Mars, lors d'un voyage

sans retour. Un handicapé moteur en fauteuil, rappelant Stephen Hawking, parla d'une voix métallique,

expliquant la faillite de la philosophie, qui avait échoué à répondre aux questions des hommes. Faust

apparut, s'interrogeant, avec des images de la surface désolée de Mars au dessus de lui, succédant à des

champs de coquelicots, plus aimables à la vue, et précédant de la rosée sur les feuilles, ou des amas de

souris de laboratoire se hissant le long de parois de verre, après des fourmis dans une fourmilière. Ces

projections étaient accompagnées d'humains dans des cages vitrées, dont les mouvements rappelaient

ceux des animaux ou végétaux visibles sur les écrans. Une cohorte de scientifiques en blouses blanches

vint disserter et chanter autour de ce qui ressemblait beaucoup à des bocaux à fœtus, mais de taille adulte.

 

Des médecins, biologistes, physiciens ? Hawking fut ligoté à une machine qui en fit l'équivalent d'un noyau

atomique roulant sur lui-même au milieu des orbitales électroniques rouges de l'engin... Il y eut un peu de

danse. A l'entracte, je cherchai quelque chose qui puisse m'éclairer sur ce qui se passait sur la scène,

mais ne trouvai qu'un épais programme que je n'aurais jamais le temps de lire avant la deuxième partie

du spectacle. Faust chanta son amour pour Margarita, que nous entendîmes aussi, et Mephistophélès,

Satan, Astaroth, lui révéla que celle-ci irait en prison par sa faute car à force de verser du laudanum à

sa mère pendant leurs ébats, cette dernière en était morte... C'est là que Faust a signé un pacte avec la

créature diabolique, qui l'a expédié aux enfers et a sauvé Margarita, ai-je compris. Les enfers étaient ici

représentés par la chaise roulante de Hawking, lequel subissait une rédemption, que l'on portait à bout

de bras, et qui s'élevait vers le ciel, retrouvant transitoirement l'usage de ses membres. Parallèlement,

Faust était pour une éternité relative cloué au fauteuil de handicapé, payant son pacte avec Lucifer,

entouré des cent candidats au voyage interplanétaire sans retour, en combinaison bleue. Clap de fin.

Les candidats au voyage vers Mars et les acteurs aux rappels

Les candidats au voyage vers Mars et les acteurs aux rappels

Il y eut beaucoup d'applaudissements, et aussi des manifestations négatives. Musicalement, je crois que

le public, de manière générale, connait mieux le Faust de Gounod que la Damnation de Berlioz (que Bianca

Castafiore en soit remerciée...) La mise en scène était à la fois grandiose et déroutante, par ses parallèles qui

foisonnaient et entraînaient la pensée ailleurs, ailleurs qu'à l'infini, où elles sont pourtant supposées se rejoindre

(cette phrase est volontairement incompréhensible quoique culturellement soutenable). Je suis ressortie perplexe,

comme je l'avais été pendant tout le spectacle, et ai repris le métro. A la station Châtelet, le long du tapis roulant,

un rattus norvegicus de belle taille se repaissait de restes abandonnés par les voyageurs, en voilà un qui n'était pas

en bocal, au moins... La taille de l'animal me surprit, on voit de très petites souris près des rails du métro, pas des gros rats

 au bord des tapis roulants! Un effet de la pleine lune ou du dérèglement climatique ? Un candidat quadrupède

leptospirosé volontaire pour aller coloniser Mars après avoir colonisé les entrailles métropolitaines?... Je m'égare...

 

Sylvie, blogmestre

 

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 05:49

Il y avait un très beau concert de musique médiévale lundi soir, en la cathédrale Notre Dame de Paris,

sur le thème de Noël, présenté par l'ensemble vocal de Notre Dame sous la direction de Sylvain Dieudonné.

 

Ticket classique mais pas seulement

Ticket classique mais pas seulement

Je me suis installée avec grand plaisir dans la cathédrale, le concert a commencé par une introduction

au cornet, dont la sonorité est un peu étouffée, évoquant la nuit sur la terre, dans le grand silence des

auditeurs. Puis le son a progressivement augmenté par un chant du contre-ténor solo accompagné à la

vièle à archet, annonçant l'arrivée de la lumière de la grâce. Enfin un conduit à trois voix d'hommes

annonça que le soleil se levait par la naissance annoncée du fils d'une Vierge.

Les bergers

Les bergers

Il y avait une mise en scène, car les trois musiciens de la nuit étaient vêtus de noir, et les trois héraults

du jour naissant de la chasuble bleue de la Maîtrise de Notre-Dame. Ceux-ci furent rejoints par deux

autres chanteurs en bleu qui, accompagnés de la vièle, du cornet, et du tambourin, adressèrent au Père

créateur un rondeau de demande de secours. Puis les cinq chanteurs entonnèrent une hymne. Deux

solistes féminines, vêtues de blanc, ont évoqué dans un motet la disparition de la tache originelle. Après

un duo instrumental, un drame liturgique se joua devant nos yeux : un ange (soliste alto de blanc vêtue)

vient annoncer la bonne nouvelle aux bergers, qui sont partis au fond de la cathédrale. Un trio féminin blanc

chanta la gloire de Dieu, et les bergers (les chanteurs en chasuble bleue), accompagnés d'une

cornemuse d'époque, allèrent à Bethléem voir l'enfant nouveau-né, que leur montrèrent des femmes.

Les anges

Les anges

Les pièces jouées et chantées provenaient de différentes sources bibliographiques, et étaient arrangées

pour raconter chronologiquement l'histoire de la Nativité. C'était captivant, et très réussi. Comme les

autres concerts de l'ensemble vocal que j'avais entendus précédemment, les morceaux de musique

s'enchaînaient rapidement, il n'y avait pas de temps mort, et chacun se taisait dans la nef de la cathédrale,

pour tout entendre. Les pièces musicales venaient de Londres, de Florence, de Paris, de Rouen, de

Chartres, du Vatican, d'Oxford et de Cambridge. L'enfant est né, chantèrent les anges, suivis par une

estampie joyeuse à trois instruments. Enfin, les quatorze chanteurs et musiciens réunis

interprétèrent un rondeau très enlevé, à la gloire du roi né en Israël.

 

Voici un petit montage d'extraits vidéos courts pour donner envie à un public plus nombreux de venir entendre l'ensemble vocal

de Notre-Dame, même si je suis consciente que la beauté du concert ne peut être capturée par d'aussi minuscules moyens.

 

 

C'était le concert le plus abouti, le plus soigné dans les détails que j'avais entendu depuis que je suis

devenue une auditrice régulière des concerts de musique médiévale à Notre-Dame.

Bravo à toutes et à tous, et merci pour cette belle soirée !

 

Sylvie, blogmestre

Notre-Dame à la sortie du concert

Notre-Dame à la sortie du concert

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 09:18

Il y avait hier à 16h un concert de Noël russe en l'église Saint-Louis en l'Ile, donné par le Choeur d'hommes

Vyssoko-Petrovsky de Moscou, qui est en France depuis la fin du mois de novembre. Cest leur troisième concert

parisien, il y en a encore quatre programmés les 31 décembre, et 1, 2, et 3 janvier. Entretemps,

ils chanteront en province, notamment à Gerardmer et à Morzine.

 

L'affichette des concerts Noël russe

L'affichette des concerts Noël russe

Il y avait la queue pour entrer dans l'église... qui sera bien remplie.

 

Billet de placement libre

Billet de placement libre

Le programme du concert comportait en première partie des choeurs orthodoxes et liturgiques de Noël,

et en deuxième partie des chants traditionnels et populaires. Le choeur Vyssoko-Petrovsky compte sept

choristes et un chef, Pavel Soutchkov, qui est aussi baryton solo. Il est renforcé pour cette série de concerts

à Paris par la voix vraiment très grave de Valery Obukhov, basse solo au Choeur des cosaques du Don.

Les choeurs sont en langue russe, à l'exception d'un extrait liturgique en français. Lorsque, comme c'est

mon cas, l'on ne comprend pas le russe, on se concentre sur la musique. Le choeur commença à chanter du fond

de l'église, dont il a ensuite descendu l'allée centrale vers l'autel. Une spécificité de ce choeur, c'est qu'il chante

en robes noires, c'est un choeur monastique. La partie de liturgie et de choeurs orthodoxes a été chantée

majoritairement selon le principe du récitant alternant avec le choeur, les choristes récitant à tour de rôle,

comme on le voit dans l'extrait vidéo ci-dessous, issu de cette première partie :

 

 

La partie liturgique du concert s'est déroulée d'un trait, sans interruption par le public, qui a applaudi à

la fin. Un petit entracte, et ce sera la partie des chants populaires. Le principe des intervenants solistes

alternant avec le choeur sera repris, et si cette partie populaire a été plus enlevée que la première, je ne l'en

ai pas trouvé fondamentalement différente, ce sont les mêmes voix, qui chantent dans un autre style.

C'était un beau concert, à la fois spirituel et ressourçant, joyeux, dans la lignée des concerts de Noël

évoqués ici, en cette année 2015. Le public a applaudi après chaque morceau de la deuxième partie,

on devinait que la petite Russie parisienne était représentée à ce concert, elle participera d'ailleurs à un chant

qui fera partie du bis, lequel comportait deux morceaux, c'est celui de la vidéo ci-dessous, qui a eu un grand succès.

 

 

Le choeur Vyssoko-Petrovsky a quitté sa place devant l'autel comme il y était arrivé, en remontant l'allée

centrale sous nos applaudissements, et ses choristes ont disparu en agitant la main dans notre direction.

Nous sommes ressortis un peu avant 18h, il faisait nuit, et la rue principale de l'Ile était illuminée et commerçante

(la partie commerçante commence sous les illuminations!)

 

Sylvie, blogmestre

La rue principale de L'ile Saint-Louis illuminée

La rue principale de L'ile Saint-Louis illuminée

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:34

J'ai changé de quartier hier soir, et suis allée voir Anne Roumanoff dans son nouveau spectacle

« Aimons-nous les uns les autres », à l'Alhambra, dans le 10è arrondissement.

 

L'affiche du spectacle

L'affiche du spectacle

Une file d'attente impressionnante longeait la rue, encadrée sur le trottoir par des barrières aux points

de contrôle. Deux demoiselles munies d'un panier d'osier proposaient des chocolats « Mon chéri »

de la part de la comédienne, à celles et ceux qui en voulaient, en clin d'oeil à sa publicité pour la marque.

J'avais une place au fond de la salle, au balcon, réservée le jour même.

 

Billet pour une heure et demi de rire

Billet pour une heure et demi de rire

Que de monde dans ce théâtre ! Des décorations en forme de cœur habillaient l'arrière-scène, qui

changèrent de couleur au cours du spectacle, et de petits canons gros et ronds étaient utilisés

comme projecteurs (et non pour tirer à boulets rouges sur le public comme on aurait pu le redouter!)

Vue du théâtre de ma place

Vue du théâtre de ma place

Anne entra en scène et commença par une séance d'auto-critique en règle, je suis ceci, je ne suis pas cela,

dans laquelle perçait la dure existence de la femme française d'aujourd'hui, notamment dans le choix de la taille

de ses blue-jeans... Le ton était donné pour la suite du spectacle, qui consiste en une succession de petites

scènes, où elle incarne d'autres femmes. L'épouse quinquagénaire qui pimente des relations avec son mari

m'a fait pleurer de rire, particulièrement les petites pilules bleues surdosées achetées sur internet, qu'elle a fini par

donner au chat, qu'on n'a plus revu pendant une semaine... Il y eut aussi l'adjointe à la culture de Cucugnon, qui

travaille dans la perle (de culture), ornée d'une fausse perruque blonde; la mère qui organise un goûter

d'anniversaire et à qui ses pairs largue leurs marmots hurleurs avec soulagement; la fonctionnaire de Pôle

emploi qui tente d'insérer une lycéenne sous-diplômée et ignare, et finit par craquer; la réalisatrice d'une

émission de télé-réalité, qui construit un faux couple à problèmes à partir de deux spectateurs choisis dans

la salle; la mère d'élève ragotant sur l'enseignante devant d'autres parents, etc... Ca fuse sans arrêt, bons

mots, situations réelles finement observées, le public rit et applaudit. Il chante aussi à la demande, et juste, bravo !

Et puis il y a quelques satires politiques affichées ou plus discrètes, où chacun en prend pour son grade,

ce qui divertit manifestement la salle. Après 90 minutes environ, le spectacle se termine, je prends une photo des saluts.

Anne Roumanoff nous salue

Anne Roumanoff nous salue

Mais ce n'est pas tout-à-fait fini, en guise de bis, nous avons droit à une fable politique en vers, sur le

modèle La Fontaine, bien connu de tous les écoliers français. Il s'agit d'oiseaux, de drôles d'oiseaux

(hé, bonjour, Monsieur du Corbeau!) mais je n'en dévoilerai pas plus. Anne Roumanoff salue définitivement

sous les applaudissement, et disparaît en coulisses, après nous avoir recommandé de reprendre des "Mon chéri"

à la sortie du théâtre, qui bouchonne bien plus que l'entrée, tous les chocolats ont été mangés avant mon passage

devant les demoiselles aux paniers... je prends une photo de l'Alhambra vu du trottoir d'en face, avant de rentrer chez moi.

 

Sylvie, blogmestre

 

L'Alhambra à la sortie des spectateurs

L'Alhambra à la sortie des spectateurs

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:37

Hier, 25 décembre 2015, je me devais d'aller rendre visite à mon amie la cathédrale pour sa

grande fête de la Nativité. Eu égard aux recommandations figurant sur son site internet, j'avais prévu une

bonne marge pour les contrôles et autres sources de retard potentiels, et choisi la messe de 10h,

moins dense que la grand-messe de 11h30, que je fréquentais les autres années.

Un Noël à la cathédrale, ça se mérite

Un Noël à la cathédrale, ça se mérite

Bien m'en prit, tous les trains affichés étaient sans arrêt ou retardés...

... ça se mérite encore plus!

... ça se mérite encore plus!

Mais la RATP intervint pour résoudre le problème, et après un voyage sans encombre j'arrivai à 9h45 sur le parvis

de Notre-Dame. La file d'attente n'était pas très longue, et comportait quelques fêtards à bonnet de Pères Noël, que l'on

a laissé entrer avec leurs couvre-chefs, ce qui m'a surprise, peut-être pas à l'intérieur quand même. La télévision

filmait les opérations de contrôle... oui? Ouvrir mon manteau, mais comment donc! (je ne m'y habitue pas...)

 

La messe de 10h était une messe grégorienne retransmise en direct par la télévision KTO, et visible

en replay sur le site de la chaîne de télévision. On nous distribua le support papier de la liturgie.

Kyrie provenant d'un manuscrit de Burgos

Kyrie provenant d'un manuscrit de Burgos

Il y avait un enfant Jésus dans une mangeoire devant l'autel, et, à l'intérieur de la cathédrale,

l'habituelle répartition des fidèles séparés des visiteurs, l'ambiance était au recueillement, fervente.

La messe en français et en latin a cet avantage d'être comprise des touristes qui souhaiteraient y participer.

Une très belle messe, sobre et spirituelle, avec une bonne participation de l'assemblée.

Musique locale de l'époque médiévale

Musique locale de l'époque médiévale

La messe s'est terminée vers 11h 15, et il y eut un chassé-croisé de fidèles, ceux de 10h sortant,

et ceux de 11h30 entrant. Des couloirs de circulation avaient été mis en place pour éloigner la foule

de l'édifice et du parvis, et j'ai dû faire le tour de l'Hôtel-Dieu pour pouvoir reprendre le RER.

File d'attente au contrôle pour pouvoir accéder au parvis

File d'attente au contrôle pour pouvoir accéder au parvis

Alors que les cloches sonnaient, les files d'attente se formaient ici ou là pour contrôler la foule.

J'ai déplacé ici les cloches mises en ligne dès hier sur l'article précédent.

 

Notre-Dame de Paris avant la grand-messe de 11h30, Noël 2015

 

Sylvie, blogmestre

Ticket retour Vendredi entre 11-12h de la 52è semaine, n° de station St Michel-ND tronqué

Ticket retour Vendredi entre 11-12h de la 52è semaine, n° de station St Michel-ND tronqué

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 08:16

En cette année d'attentats, en cette période d'état d'urgence où les églises sont gardées par des soldats

en armes, je serai plus grave qu'à l'habitude, avec un montage vidéo sur une chanson engagée des Poppys,

Joyeux Noël à tous, quelque soit votre confession, laïcs, athées, grands et petits!

 

 

Sylvie, blogmestre

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 11:12

Une foule sinueuse attendait hier soir devant l'église Saint-Roch, faubourg Saint-Honoré, que le contrôle

de l'entrée les laisse y pénétrer. Le Collegium vocale de Gand (Gent en flamand) donnait un unique concert,

sous la direction de son chef révéré, Philippe Herreweghe. Cet ensemble baroque a été cité en vidéo à plusieurs

reprises dans ce blog, car il est au top de l'excellence et croise notre répertoire sur Bach. Il eût été inconcevable que je ne

saisisse pas l'occasion d'entendre le Collegium vocale Gent en live à Paris ! Ce fut en réalité un peu compliqué d'obtenir

une location de place... Un premier site de billetterie fut sollicité, puis toutes les informations disparurent de l'écran de

l'ordinateur alors que je saisissais le code secret autorisant le paiement du billet, envoyé par sms. Ne recevant pas de

courriel indiquant que j'avais bien acquis le billet, j'essayai un second site de billetterie, mais après avoir tapé le code

secret du paiement, la transmission s'est bloquée... (heureusement qu'il s'agit de sites dits « sécurisés », je n'ose

même pas imaginer si ça n'avait pas été le cas!) Finalement j'avais bien réservé la place ! Ouf.

 

Billet à la réservation laborieuse

Billet à la réservation laborieuse

 

En réservant sur internet, on m'avait proposé un plan de l'église Saint-Roch et la localisation des places des diverses

catégories. J'allai dans les places latérales, autour de la scène montée dans le transept, d'où l'on avait une vue

très satisfaisante. Voici le transept gauche de l'église Saint Roch, vu du côté droit.

 

 

Le transept de l'église Saint-Roch et la scène

Le transept de l'église Saint-Roch et la scène

Il y avait un nombre impressionnant de caméras de télévision en action, deux fixes au fond, et quatre mobiles sur les côtés

avec des opérateurs de prises de vues, il y en avait aussi probablement une ou deux fixes au fond du choeur de l'église,

pour filmer le chef de face. Il y a de la diffusion télévisée de ce concert dans l'air pour les Fêtes ! Le titre du concert était

« Cantates de Noël » et son programme consistait en quatre cantates de Jean-Sébastien Bach, réparties

deux par deux avant et après l'entracte. En première partie furent jouées et chantées les cantates BWV 62

« Nun komm, der Heiden Heiland », et BWV 91 « Gelobet seist du, Jesu Christ ». Ces deux cantates sont

accompagnées de cors, et font intervenir l'orchestre, le choeur et les solistes, une soprano, un contre-ténor,

un baryton (ou un second ténor, à l'oreille) et une basse. Les cors baroques étaient juste devant nous, ils

avaient des morceaux de tuyaux supplémentaires qu'ils adaptaient à leurs instruments au cours du concert, pour pallier,

je suppose, l'absence de pistons qui permettent de changer la longueur de la colonne d'air sur les cors modernes.

Je fus particulièrement impressionnée par les duos de la soliste soprano et du contre-ténor, d'une grande

beauté. Le choeur dégageait une remarquable puissance pour son effectif d'une petite quinzaine de

personnes, réparties en quatre pupitres, sopranes féminines, altos et contre-ténor mixtes, ténors

et basses masculins. Les cantates étaient joyeuses et enlevées, la première partie passa très vite.

 

Le duo soprano-contre-ténor, et l'ensemble
Le duo soprano-contre-ténor, et l'ensemble

Le duo soprano-contre-ténor, et l'ensemble

Après un court entracte, l'ensemble se remit en place, les cors avaient été remplacés par quatre trompettes,

et le hautbois solo, initialement avec les cors, avait changé de côté. Nous entendîmes les cantates BWV 40

« Dazu ist erschienen der Sohn Gottes », puis BWV 63, « Christen, ätzet diesen Tag », tout aussi joyeuses

et enlevées que les précédentes, mais plus longues. Il y eut un duo impressionnant du contre-ténor, dont

la tessiture frôlait celle du haute-contre par moments, avec le baryton ; et de nouveaux duos entre la soprano

et le contre-ténor. Le concert fut très applaudi, bissé, et Philippe Herreweghe, qui est manifestement très

à l'aise dans les lieux, redirigea un morceau de cantate avec duo. Il nous dit auparavant qu'il remerciait

tout particulièrement la soliste soprano qui était venue de Londres exprès pour sauver le concert au

pied-levé... (sic) Cette déclaration nous laissa entrevoir que nous avions échappé de justesse à l'annulation du concert,

mais on n'en sut pas plus. Après ce premier bis, le chef, sollicité par un public enthousiaste, nous dit avec

humour qu'il aurait volontiers joué une autre cantate, mais que les cors étaient déjà partis... Finalement il y

eut un second bis, après lequel nous nous séparâmes. Je ne suis pas parvenue à photographier

Philippe Herreweghe, caché par le mur de trompettistes qui me séparait de lui, dommage.

 

Le choeur et l'orchestre aux rappels

Le choeur et l'orchestre aux rappels

Je pris une photo de l'église Saint-Roch à la sortie des spectateurs, un petit vent glacé s'était levé, qui ne donnait

pas envie de s'attarder. Je vous préviendrai lorsque ce concert sera programmé à la télévision.

 

Sylvie, blogmestre

L'église Saint-Roch à la sortie du concert

L'église Saint-Roch à la sortie du concert

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:45

Hier soir il y avait un grand concert de Noël à Notre-Dame de Paris. J'avais passé une annonce sur

un site de sorties, et un jeune homme avait répondu positivement. Nous nous étions donné rendez-vous

sur le parvis, qui vers 19h45, à l'heure de l'ouverture des portes, était chargé de trois files de personnes

attendant de pouvoir entrer, jusqu'au pont voisin. Heureusement, la pluie avait cessé...

Notre-Dame le 21 décembre, et la file d'attente sur le parvis

Notre-Dame le 21 décembre, et la file d'attente sur le parvis

Mon camarade de sortie avait choisi la mauvaise file, nous nous sommes déplacés, puis un autre problème s'est posé: j'avais

une contremarque, retirée à l'accueil de la cathédrale plus tôt dans la journée, mais pas lui. Nous avons fait la queue dans

deux files différentes, l'organisation ayant prévu que des personnes sans contremarque et sans invitations voudraient entrer.

La contremarque qu'il fallait avoir!

La contremarque qu'il fallait avoir!

Une fois les invitations placées, et les personnes égarées redirigées, l'entrée se fit plus rapidement.

Je trouvai deux places au 6è rang de côté, d'où l'on voyait une partie des escaliers du transept, et

avertis mon camarade de soirée de la localisation de nos places, qu'il rejoignit peu après.

Le transept vu de ma place du 6è rang donnant sur la travée latérale à droite

Le transept vu de ma place du 6è rang donnant sur la travée latérale à droite

La cathédrale était pleine, comme aux offices de Noël et de Pâques. Vers 20h30, quand tous les postulants

furent entrés, le concert commença. Le programme comportait des oeuvres de diverses époques,

interprétées par la Maîtrise d'adultes de Notre-Dame et par l'orgue, et des chants traditionnels

auquels l'assemblée pouvait se joindre pour les refrains, ce qu'elle fit avec entrain.

Le choeur commença par "Douce nuit", chanté du fond du choeur de l'église, qui se répandit dans la nef

comme une coulée de musique, dans un grand silence de la très nombreuse assemblée. Puis les choristes

vinrent s'installer dans le transept, pour chanter le "Wachet auf" de Bach, choral qui a été repris par Mendelssohn

dans l'oratorio Paulus, que nous avons chanté l'an dernier, sans le contrepoint d'orgue de Bach, c'est le chant du veilleur,

si vous vous en souvenez. Suivirent plusieurs pièces que je ne connaissais pas, de différentes époques, dont

  Mendelssohn et Dufay, puis, à ma suprise, un chant liturgique que l'on chantait pendant l'avent

quand j'étais enfant "Venez divin Messie", dont l'assemblée devait chanter les refrains, je participai de bon coeur.

Il y eut ensuite une improvisation d'orgue, puis le "Puer natus est" grégorien. Je ne me souviens plus si c'est là

que les jeunes femmes de la Maîtrise firent le tour de notre pavé de cathédrale en chantant, c'était très beau.

Le silence de l'assemblée était d'autant plus remarquable, qu'il y avait des enfants, et que nous étions très nombreux.

Suivit "For unto us a child is born" du Messie de Haendel (dans la première partie du concert, on attendait l'enfant,

dans la seconde, il était né), j'essayais de ne pas trop me tortiller sur ma chaise, c'est avec l'Hallelujah mon choeur

préféré du Messie, et je le connais par coeur. Nous eûmes à nouveau l'occasion de chanter, puisque le choeur

suivant était "Les anges dans nos campagnes". Ne voyant pas le chef, ni un écran, je me synchronisai sur les

articulations des choristes visibles, et sur mon voisin de droite qui voyait mieux et chantait aussi... Il y eut encore deux

choeurs et une improvisation du grand orgue, et pour clore le concert, "Il est né le divin Enfant". La gymnastique

de la participation au refrain fut plus malaisée car l'organiste écrasa quelque peu l'assemblée et le choeur de la

puissance de son instrument, mon voisin chanteur et moi résistâmes vaillamment, je n'entendais pas plus loin, ni

l'assemblée, ni le choeur, ce qui était quand même dommage. Quand j'étais maître de chapelle, autrefois, c'était pareil!

Mis à part ce tout petit incident, ce fut un très beau concert. Il était dirigé alternativement par Henri Chalet

et Sylvain Dieudonné, avec Yves Castagnet à l'orgue de choeur et Olivier Latry au grand orgue.

Voici une photo des choristes de la Maîtrise que je pouvais voir de ma place:

La Maîtrise de Notre-Dame vue de ma place

La Maîtrise de Notre-Dame vue de ma place

Des personnes affluèrent du fond de la cathédrale pour voir les choristes de plus près et les photographier. C'était un

concert enthousiaste et respectueux, populaire et socialement sans barrières, avec un mélange de cultures et de populations

d'origine variée, puisqu'il y avait de nombreux touristes, j'ai beaucoup aimé. Mon camarade de soirée, qui venait d'ailleurs,

m'a dit aimer lui aussi beaucoup les voix dans les concerts de chant, il a deviné que j'étais de la partie, mais en plus

modeste! Nous sommes passés devant les superbes tapisseries, dont mon camarade pensait qu'elles avaient une fonction

acoustique, en plus de leur beauté visuelle, sommes ressortis sur le parvis, la foule très dense s'est dispersée dans

l'ordre et sans difficulté. Une belle soirée spirituelle, merci à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris!

Joyeuses fêtes aux lecteurs de ce blog!

 

Sylvie, blogmestre

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 08:36

Hier, je suis allée voir danser les petits rats de l'Opéra... Au Palais Garnier, il y avait démonstration

des élèves de l'Ecole de danse, dont les nombreux fans petits et grands montaient l'impressionnant

escalier, en s'exclamant et photographiant le décor somptueux avec leur téléphone mobile.

L'intérieur du Palais Garnier vu du grand escalier

L'intérieur du Palais Garnier vu du grand escalier

J'étais au premier étage, dans une loge avec d'autres personnes, sur des chaises en velours,

avec un repose-pieds... Quel luxe ! (je ne suis pas habituée...) J'aime beaucoup la danse classique,

de l'extérieur, avec une pointe de regret, car j'aurais aussi aimé la pratiquer.

Billet et grande salle vue depuis la place 10 de la loge 26-28
Billet et grande salle vue depuis la place 10 de la loge 26-28

Billet et grande salle vue depuis la place 10 de la loge 26-28

Comme à l'Opéra Bastille, j'ai été frappée par la courtoisie et la gentillesse des personnes qui participent à la

sécurité et au placement des spectateurs à l'Opéra Garnier, qu'ils en soient remerciés. On m'a donné un programme,

dont je reproduis la couverture ci-dessous, car il nous a été strictement défendu de photographier

ou de filmer, ce que je comprends parfaitement, s'agissant d'enfants.

Programme des démonstrations de danse

Programme des démonstrations de danse

Devant moi dans la loge, il y avait plusieurs pré-adolescentes, de l'âge des jeunes danseurs qui allaient se produire

sur scène. Etaient-elles des camarades de ceux-ci, ou d'autres petites ballerines en herbe ? Le rideau s'ouvrit, et

après une annonce générale, un professeur de danse et un pianiste mirent en place et en mouvement

la sixième division de garçons. (Les enfants sont répartis en six divisions qui correspondent à leurs années à l'école

de danse, à l'envers, la sixième division étant leur première année d'écoliers danseurs). Vêtus de justaucorps blancs

et de collants gris, ils avaient 8 à 11 ans, et, disposés sur la scène, nous firent une démonstration de

positions et de pas divers. C'était joli et harmonieux, et touchant du fait de l'âge des danseurs. Quelle

détermination, et quel travail pour des enfants si jeunes ! Le professeur conseillait certains, nous avons

compris qu'ils venaient de commencer l'école de danse, et montaient sur scène pour la première fois

(et quelle scène...!) Puis ce fut la sixième division de filles, du même âge, en justaucorps à jupette vert clair.

Même détermination, mais une grâce plus en rondeur que les garçons. Puis l'alternance reprit, un groupe

de garçons de cinquième division, de moins de 13 ans, effectua des pas plus compliqués. Puis un groupe de

filles de cinquième division, en orange, fit des exercices à la barre, encouragées par des remarques

insolites pour nos oreilles comme la nécessité de « fortifier la cuisse » ou d'« assurer le creux du genou »,

quoique l'on comprenne parfaitement l'intérêt de ces recommandations. Avec la quatrième division, correspondant

à la troisième année en école de danse, les ballerines furent de la partie, les enfants moins expérimentés

n'en portaient pas. On nous fit remarquer que ces enfants étaient encore en période de croissance,

et que les efforts qu'ils fournissaient dans cette démonstration étaient fatigants pour eux. Les jeunes

danseuses et danseurs furent tous très applaudis, ainsi que leurs professeurs et leurs pianistes, l'on vit

des larmes et un bouquet de fleurs. Dans l'immense salle de l'opéra, devant des centaines de spectateurs,

ce spectacle était exigeant, mais simple et émouvant, il avait la saveur des fêtes scolaires et familiales,

et celle des fins d'années au conservatoire, où chaque enfant y va de sa petite partition devant ses

maîtres, et devient l'acteur de la journée, sur la scène ou dans la salle, pour sa famille et ses amis réunis.

 

 

Il y eut un entracte, et la reprise des démonstrations se poursuivit après celui-ci, mais sans moi, car j'étais fiévreuse,

et suis rentrée chez moi, après avoir proposé ma place à une dame moins bien placée. Devant le Palais Garnier, une

manifestation de musiciens en combinaison orange faisait beaucoup de bruit, surveillée de loin par un fourgon de police

vigilant... Je pris une dernière photo du Palais avant de descendre dans les entrailles de la station Auber.

 

Sylvie, blogmestre

Le Palais Garnier depuis l'escalier de la station Auber

Le Palais Garnier depuis l'escalier de la station Auber

Ci-dessous, un reportage vidéo télévisé sur les petits écoliers danseurs, source INA:

 


Archives de la télévision française, démonstrations de l'Ecole de danse de l'Opéra

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