2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 17:10

Hier, dimanche de la Toussaint, j'ai appris le matin par la radio que les messes étaient autorisées au public.

Mais rien dans les attestations dérogatoires ne semblait l'indiquer. Après avoir vérifié l'information, je me

suis permis de rajouter une ligne "Messe de la Toussaint" à cocher dans l'attestation dérogatoire.

Les forces de police étant mobilisées pour nous protéger, cela me semblait adéquat.
 



Autant le premier confinement généralisé m'avait paru essentiel, autant celui-ci m'inspire des doutes,

quoique, comme la majorité des Français, je respecte les règles, en souhaitant très fort que ce soit le dernier.

J'ai roulé en voiture jusqu'à Paris, où le métro est plus abondant  que les transports en commun de banlieue

un dimanche confiné, et suis arrivée à Saint Germain l'Auxerrois avec un quart d'heure d'avance

(inhabituel!), après avoir croisé une patrouille Vigipirate et une demi-douzaine de policiers. 
 


Nous étions moins nombreux qu'habituellement pour cette messe, mais les circonstances

l'expliquaient et la participation active était là. Deux photographes équipés d'intéressants appareils

reflex munis d'objectifs à focale variable prenaient des clichés de l'office. Il y eut un extrait de l'Apocalypse

en première lecture puis l'Evangile des Béatitudes "Heureux les coeurs purs, les doux, les

artisans de paix..." Mgr Aupetit, qui présidait la célébration, nous fit une citation musicale de

Daniel Balavoine, qui contribua à fixer le message dans l'esprit de tous, provoquant beaucoup

de sourires sous les masques. C'était un réconfort que cette célébration, après le triple

assassinat de Nice et l'agression lyonnaise, et avant les quatre semaines de confinement

qui s'annonçaient. La Maîtrise d'adultes de Notre-Dame de Paris chanta une très jolie

messe brève de Josef von Rheinberger, sous la direction d'Emilie Fleury.
 


Nous sommes ressortis après 19h45*, j'ai remercié en partant l'équipe de policiers qui avaient

surveillé les abords de l'église. Sur un kiosque à journaux, trois affiches de concerts, dont un

auquel j'aurais pu participer (Mozart), et qui n'auraient pas lieu (soupir).
 


Je repris le métro* à la station Louvre-Rivoli, sous la bouche Art Nouveau, vestige de la

construction de la première ligne parisienne, face au Louvre dont la blancheur calcaire

retrouvée est presque douloureuse à regarder, l'été, au soleil, sur son esplanade assortie.

Pas d'oasis végétale en vue?
 


Sylvie, blogmestre

 

 


 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 17:52

Après un premier confinement qui nous a privés de Pâques, un deuxième (je n'ose pas dire

"second") confinement nous prive de Toussaint (pour la Pentecôte, ce fut ric-rac). Nous

espérons quand même avoir un Noël... Je suis allée raconter nos malheurs à mon amie la

cathédrale le 28 octobre, car, habitant à plus d'un kilomètre de l'île de la Cité, je ne devrais

pas pouvoir y retourner avant au moins 4 semaines. Il pleuvait sur le parvis, je me suis assise

dans une flaque sur le muret de pierre qui borde la crypte, ce qui n'a pas amélioré la qualité

de mes photos, d'autant que je tenais mon sac dans les bras pour ne pas le poser dans la

flaque. Un saxophoniste joua pendant tout le temps de mon séjour sur le parvis (vidéo

ci-dessous, à mon arrivée)et remballa son instrument à la nuit tombée.

 

 

J'étais arrivée sur le parvis vers 17h30, et vis tomber la nuit et s'allumer les lumières, je suis

repartie vers 18h10, et ai pris quelques photos de cette tombée de la nuit et éclosion

d'éclairages (l'Hôtel-Dieu a une batterie de projecteurs impressionnante) de côté et par

au-dessus (depuis la grue), cet éclairage-là est pour le chantier. J'ai monté les photos,

certaines sont un peu floues (le vent et la légèreté de l'appareil), et ajouté un extrait de la

messe en si mineur de Bach, le Cum sancto spiritu à 5 voix, en version fichier de travail,

c'est à dire sautillant, mais joyeux, la Toussaint, c'est la fête pour une cathédrale.

 

 

C'était avant-hier. Depuis, une autre Notre-Dame a été endeuillée par un triple assassinat.

Mes pensées vont aux Niçois, comme en 2016. J'avais prévu d'aller passer une semaine

dans les Alpes-Maritimes, après être allée voir mes parents cette semaine.

Ce ne sera ni l'un ni l'autre. Il y a bien une dérogation pour aller visiter ses parents âgés,

mais pas pour faire 1200 kilomètres pour y parvenir et rentrer chez soi ensuite.

Quant à la Méditerranée... je préfère ne pas faire de pronostics.

 

Sylvie, blogmestre

 

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 17:56

Dimanche dernier, je suis allée à Saint-Germain l'Auxerrois pour la messe de 18h30, arrivée légèrement en

retard, mais nettement plus tôt que précédemment, pour le Kyrie, interprété par la Maîtrise d'adultes de Notre-Dame,

sous la direction de Henri Chalet. Le Kyrie, le Sanctus et l'Agnus Dei étaient ceux de la Messe à huit voix

de Hans Leo Hassler (vous pouvez entender le Kyrie ici https://www.youtube.com/cHeAxz6wVbU)

 

 

Ayant contracté plusieurs fois le coronavirus, j'ai des symptômes qui traînent alors que l'infection est finie... ainsi j'ai

oublié de prendre une feuille de liturgie (confusion!) (la veille j'avais oublié de prendre le programme du concert...)

ce qui ne m'empêche pas de chanter, mais gêne un peu pour rédiger un article ultérieurement. L'Evangile parlait

de rendre à César ce qui était à César et à Dieu ce qui était à Dieu, le couvre-feu relevant de... César.
 

 

La suite de la messe de Hassler était aussi magnifique que le Kyrie, et nous eûmes pour la communion

une oeuvre chorale d'Yves Castagnet "O Notre-Dame du soir", par lui accompagnée à l'orgue. 

Mgr Aupetit, qui présidait la célébration, nous remercia pour notre respect strict des règles sanitaires,

qui permet aux célébrations de continuer sans risques. Nous avons conclu sur un Salve Regina.

Cette messe du dimanche soir est devenue très populaire pendant le confinement, et continue de l'être.

De l'intérieur, les participants, dont je suis par intermittence, font de leur mieux pour assurer la mission de cette messe

télévisée et radio-diffusée.Nous nous sommes habitués à chanter avec un masque, et la nef aussi participe bien.

 

 

A la sortie, un gros coeur multicolore nous guette sur la placette qui sépare l'église, et la rue, du

Louvre hiératique, tout de blancheur dans la nuit. Je reprends le métro à la station "Louvre"

à 19h44. Rentrée pour 21h, couvre-feu OK. Buona notte, Cesar.
 

 

Sylvie, blogmestre

Article mis en ligne le 20 octobre à 17h49, quoiqu'il puisse s'afficher d'autre.

Quelqu'un bloque l'affichage de l'heure de cet article une heure plus tard que la réalité pour le décaler...

Ce sont des amusements de geek en mal d'activité, je suppose.

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 18:07

Le dernier concert que j'ai entendu était, en janvier dernier, la Symphonie pastorale, sixième

symphonie de Ludwig van Beethoven, donnée à la Philharmonie sous la direction de Philippe Jordan.

J'étais de retour à la Philharmonie ce samedi 17 octobre en fin d'après-midi, entre 18h30 et 20h,

pour deux poèmes symphoniques sur la forêt, interprétés par l'orchestre de l'Opéra national de Paris,

sous la direction de Philippe Jordan, "La nuit transfigurée" d'Arnold Schönberg, et "La symphonie

alpestre" de Richard Strauss. Malgré la très longue interruption de la musique vivante dans mes

activités, vous pourrez constater une certaine continuité dans les choix musicaux!

 


Le même concert avait déjà été donné la veille, nous étions au premier jour des vacances de

Toussaint, avec obligations de distanciation, et le concert du jour avait été avancé de deux heures

pour satisfaire aux contraintes du premier jour de couvre-feu, alors que les réservations étaient en

cours depuis des semaines. La salle était donc modérément pleine, avec ce corollaire que l'on

voyait remarquablement bien. J'étais au premier balcon latéral, surplombant l'orchestre du côté droit,

avec les harpes et le célesta en dessous, et l'orgue grondant plus haut sur ma gauche.

 


 


Les deux oeuvres seraient enchaînées sans entracte, et nous ressortirions vers 20h (mais

arracher des mélomanes à l'orchestre de l'Opéra c'est toujours très dur...). Le concert fut précédé

d'une annonce de dédicace de la première oeuvre à la mémoire de l'enseignant qui a perdu la vie

dans des conditions atroces, et suivie d'une minute de silence. Puis débuta La nuit transfigurée de

Schönberg, une oeuvre de jeunesse du début du XXè siècle, de nature post-romantique, écrite

d'après un poème de son ami Richard Dehmel, qui raconte une nuit passée dans une forêt.
 


Avez-vous déjà passé une nuit dans une forêt? Je l'ai fait pendant un stage de survie, c'est une expérience très

curieuse, très vivante, grouillante de petites vies et de petits bruits, surprenante lors de contacts insolites, splendide

quand la nuit est éclairée de lune. Schönberg avait d'autres idées, mais ma version de la nuit en forêt

s'accordait aussi à sa musique, formée davantage de sensations et d'émotions musicales

que de mélodies. L'orchestre, en formation réduite, et son chef furent très applaudis.

 


La symphonie alpestre de Strauss est, en réalité, non une symphonie avec des mouvements distincts,

mais un poème symphonique de vingt-deux tableaux enchaînés (elle figure déjà, lors d'un concert précédent,

dans ce blog). C'est le chemin d'un randonneur qui part en montagne pour la journée, et croise des

alpages, des fleurs, des cloches de vaches, des sommets, une forêt, un cours d'eau. Arrivé au sommet,

il contemple le paysage, ce qui constitue l'apogée musicale de l'oeuvre. Puis, il redescend en voyant

le ciel se couvrir, on l'imagine pliant les genoux pour descendre plus vite, mais l'orage le rattrape,

il est au-dessus de lui, les gouttes s'abattent de plus en plus rapidement, et le ciel tonne (grand orgue,

à la surprise des auditeurs assis juste devant). Le paysage musical est grandiose, il y a une fanfare

de cuivres, le chef prend des allures de grand ordonnateur céleste.

 


Un roulis de flûtes hors fanfare annonce une petite accalmie, le soleil fait un retour timide pour aller

se coucher, une atmosphère apaisante souligne la fin de la journée. Strauss était bavarois, pour avoir

passé deux mois studieux dans le sud de l'Allemagne, je connais les montagnes dont il parle, où nous allions randonner

le week-end... L'une de ces sorties m'a même laissé un souvenir définitif à la main gauche, mais quelle beauté!

Le public a manifestement adoré la symphonie alpestre et fait presque autant de bruit en applaudissant

que si la salle était remplie. Le chef est rappelé encore et encore, et fait lever ses pupitres l'un après l'autre.

Un concert splendide, une soirée musicale brillante, je repars sur un petit nuage sans éclairs.

 


Nous repartons vers les transports en commun, métro à 20h11, Gare du Nord à 20h22,

RER, Arcueil vers 20h50, maison vers 21h. Jouable, le couvre-feu! Soirées musicales possibles!

 

Sylvie, blogmestre


 


Bonus: photo de la future blogueuse, en randonneuse malchanceuse, la main en sang dans les Alpes bavaroises

(sur le panneau, il y avait pourtant judicieusement indiqué "entrée à votre péril"!)

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 08:50

Je suis allée le 17 octobre au concert du premier soir avec couvre-feu

à la Philharmonie, donné par l'orchestre de l'Opéra national de Paris

dirigé par Philippe Jordan. Au programme: la Nuit transfigurée de

Schönberg, et la symphonie alpestre de Strauss. Rentrée chez moi pour 21h.
 


Le 18 octobre, je suis allée à St Germain l'Auxerrois pour la messe de

18h30. Rentrée chez moi pour 21h. Les articles suivent dès que possible...
 



Sylvie, blogmestre

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 17:10

Hier, j'ai participé à la messe de 18h30 à Saint-Germain l'Auxerrois. J'y suis allée plusieurs fois

pendant l'été, sans faire d'article parce que, ne pouvant plus faire grand chose, j'ai tendance à transformer un

blog musical en blog liturgique, ce qui n'est pas sa vocation. Ci-dessous, une photo

de l'église paroissiale des rois de France, Valois et Bourbon, il y a quelques semaines.
 


J'ai perdu l'habitude des tickets, mon ticket de départ d'hier était vierge d'oblitération, mais le changement

de ligne à 18h33 à Châtelet s'en est chargé: une belle oblitération CHL bien nette.
 


Je suis arrivée à l'église pour la deuxième lecture, malgré une préparation précoce au départ de chez moi.

C'était la journée internationale des migrants et réfugiés, dont Mgr de Sinety, vicaire de Notre-Dame

de Paris, nous a présenté trois représentants, qui se donnaient manifestement beaucoup de mal

pour s'intégrer et que nous avons applaudi. Il y avait aussi des enfants qui avaient réalisé des

dessins, que l'on a rangés avec les lys autour de la petite Vierge à l'enfant du XIVè siècle.

Mgr Aupetit, qui présidait la célébration nous a parlé dans le prêche des publicains et des

prostituées, qui nous devancent vers le royaume de Dieu, et de la nécessité d'être cohérent

(il faisait référence à un prêche précédent, que j'avais entendu à la télévision).
 


Je ne suis pas sûre que les épreuves de la vie rendent les gens meilleurs. L'absence d'épreuves non plus, il y a

un dosage optimal pour chaque personne. Il y a des valeurs auxquelles je croyais, comme l'égalité, qui

m'apparaissent aujourd'hui comme une coquille vide. Je croyais aussi au respect, à la dignité et à la compassion,

mais je ne les rencontre plus, ou seulement dans quelques endroits protégés, comme cette église.

C'était donc d'une bouffée réconfortante de spiritualité et de bons sentiments dont j'ai bénéficié

hier soir, avant de retourner à la nasse dans laquelle je survis, seule, et sans aide. Nous sommes ressortis

après un Ave Maria, et n'ayant pas envie de m'engouffrer directement dans les boyaux du métro,

je suis allée à Châtelet à pied, saluant Saint-Eustache de loin.
 


Le dernier dimanche, avant celui-ci, où j'étais allée à St Germain, il faisait beau et chaud, et j'étais

allée voir Notre-Dame, croisant au passage un coucher de soleil sur le Pont-Neuf, et un jeune homme

qui faisait la quête pour la Croix Rouge française, dont je suis secouriste.
 

 


Mais hier soir, le temps n'incitait pas à musarder dans les rues...


Sylvie, blogmestre

(qui chanterais volontiers, mais le coronavirus

a créé des vides dans ma tessiture...!)

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 17:01

Le 3 septembre dernier, je suis partie vers 6h du matin, par le RER et le métro, vers la

gare Montparnasse, pour prendre un train allant à Toulouse, afin de voir mes parents que

je n'avais pas revus depuis janvier, pour cause de confinement, de zone de déplacement

restreinte, et d'infections au coronavirus heureusement passées, mais m'ayant laissé des

séquelles de fatigue non négligeables. Les visites aux résidents de l'EHPAD où sont mes

parents étaient à nouveau sous contrôle, avec distanciation et masque, et 45 minutes

de rencontre, j'étais attendue pour 14h15. 
 


Dans le TGV de l'aller, attrapé au vol avant son départ, la place en voiture 2 pour laquelle

j'avais un billet était déjà occupée. Je tentais de me recaser ailleurs, et, la voiture 3 étant

beaucoup moins remplie que la 2, j'ai voyagé en voiture 3, en haut, et pu respecter la

distanciation. Une très jolie pleine lune nous a accompagnés pendant le début du voyage.
 


Dix minutes avant Bordeaux, nous sommes passés au travers d'un épais nuage de fumée

grise qui étendait ses volutes opaques sur des kilomètres. A un moment, même, on ne vit

plus que le train et la fumée, le paysage était devenu invisible... J'appris plus tard qu'il

s'agissait d'un incendie dans une usine de traitement de métaux. Puis la lumière

réapparut progressivement, et avec elle, la Garonne et Bordeaux.

 


Pendant tout le temps qu'a duré le voyage aller, j'ai regardé par la fenêtre, sans écouter

de musique, pour me griser de champs, de bois, de villages, de vaches, chevaux,

cochons, poules... enfin, j'étais sortie d'Arcueil et de l'Ile-de-France! Nous sommes

arrivés à Toulouse à l'heure, je suis allée vagabonder un peu autour de la gare, achetant

quelques compléments aux petits présents apportés à mes parents, un numéro spécial sur

les hauts-lieux cathares, un carnet de mots fléchés, des fleurs, du raisin...

 


Un chauffeur de taxi accepta de m'emmener à la maison de retraite, à une trentaine de

km de Toulouse, et quand il sut que je n'étais autorisée à voir mes parents que 45 minutes,

proposa de m'attendre pour le retour, ce qui m'arrangeait car il est plus difficile d'en repartir

que d'y arriver... J'étais un peu en avance, on me fit remplir un questionnaire, prit ma

température, et comme j'avais dit avoir déjà eu le coronavirus, on préféra me laisser sur

le parking, emballée dans une surblouse blanche grand modèle, mes parents étant sur

une pelouse, abrités du soleil par un parasol vert, qui leur tomba dessus pendant ma visite.

Heureusement, on vint rapidement le remettre à la verticale.

 


Mes parents avaient l'air un peu perdus tous les deux sur cette pelouse, parmi les aiguilles

de pin, clignant de l'oeil au soleil, tout blancs, assis en face d'une créature (moi) surblousée

de blanc et masquée de bleu pâle (j'avais confectionné un masque en tissu avec une jolie

impression, pour faire moins clinique, mais dès que j'essayai de parler avec, il se promena

de manière inappropriée en découvrant le nez (joie des masques.. ) et fut donc remplacé

par un masque chirurgical, qui lui, me remontait sur les yeux quand je parlais (ibid.)

Néanmoins, mes parents m'avaient parfaitement identifiée tous les deux,

même surblousée et masquée. Autant pour Alzheimer!

 


J'avais disposé au bout de la table derrière laquelle ils étaient assis, par dessus la grille

qui nous séparait, les petit présents apportés (brumisateur, savons parfumés, crème bio

pour les peaux sèches, livres, une petite bouteille de Champagne que nous aurions dû

boire ensemble à ma venue, une poule caquetante en peluche, pour rire, leurs gâteaux

préférés, des calissons...) pour qu'ils les voient, auxquels on appliquerait ensuite un jour

de quarantaine avant de les leur donner, après mon départ. Cette formule en plein air était

très agréable, de mon point de vue. Mon père a passé du temps à tenter d'échapper à un

rayon de soleil dans l'oeil, lui qui avait vécu le djebel, c'était un peu étrange. J'ai eu

l'impression qu'ils étaient très tendus à mon arrivée, fermés sur eux -mêmes (le

confinement...) et s'étaient progressivement détendus. Les photos ci-dessus viennent

d'une vidéo tournée quelques minutes avant mon départ, où ils ont enfin souri (le confinement...)

 


Je suis repartie après mes 45 minutes réglementaires, envoyant des bises à la main, faute

de mieux, puis ils m'ont regardée remonter dans le taxi et repartir, de leur pelouse. J'ai choisi

un train de retour en gare de Toulouse, en fait trois trains en correspondance, deux TER

et un TGV. Et j'ai continué à me griser de paysages, de petites et moyennes villes

dans des écrins de verdure somptueux, jusqu'à ce qu'il fasse nuit.


Ci-dessus la gare d'Agen, où j'ai changé de TER. Le deuxième TER passait par La Réole

et Langon, lieux mémoriels de la Résistance, à la limite de la zone libre entre 1940 et 1943,

avant d'arriver à Bordeaux, où je changeai à nouveau de train, pour un TGV. Je changeai

de place dans ce dernier train SNCF de la journée, car j'étais curieusement entourée de

près par des personnes qui toussaient, alors qu'il y avait des places libres au fond du

wagon, je migrai prudemment vers les places libres. Et comme il faisait nuit dorénavant,

je changeai d'activité. Le TGV est arrivé à Paris vers 23h, et je fus de retour chez moi

vers minuit, quatorze heures après mon départ, après avoir pris huit trains différents,

pour une visite de 45 minutes. Un peu fou, mais quand on aime on ne compte pas.

Et mes parents paraissaient tellement plus réjouis après m'avoir vue! 

 


Sylvie, blogmestre

(article publié à 10h23, le 15 septembre 2020)
 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 16:30

Des catholiques, émus de l'incendie de Notre-Dame, ont eu l'idée de parcourir

la France avec deux charrettes tirant deux statues de Marie et l'enfant Jésus, qui

relieront les cinq lieux d'apparition de la Vierge. La branche ouest est partie de

Lourdes, la deuxième de La Salette (dans le Vercors), et cette deuxième branche

est passée par Paris les 13, 14, 15 août. Comme nous étions invités à péleriner

derrière la statue et les bannières, en compagnie de notre archevêque

Mgr Aupetit, j'ai rejoint le cortège vendredi dernier, 14 août, rue de Sèvres,

juste après son départ, vers 16h45.
 


Nous avons ainsi traversé les 7è, 6è et 4è arrondissements, par les rues de

Sèvres, du Four, le boulevard Saint-Germain, le boulevard Saint-Michel, le pont

Saint-Michel, pour arriver en vue de Notre-Dame de Paris par le quai de la

Préfecture de police de Paris. Nous sommes entrés sur le parvis, et avons

rejoint la Vierge à l'enfant qui symbolise Notre-Dame de Paris, pour un chapelet,

et quelques mystères. La pluie s'est mise à tomber, mouillant le parvis.

Mais, au mystère de l'Assomption, le soleil est sorti entre deux nuages, et a

séché le parvis... (je n'invente rien). Nous avons entendu le voeu de Louis XIII

de confier la France à Notre-Dame, lu par Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale.

Je suis repartie du parvis vers 18h45, avec les autres.

Ce fut un moment sympathique et intense de partage.

 

Ma vidéo a encore quelques bugs dont je viendrai à bout ultérieurement...

J'y ai déjà passé trois heures, mais... peux mieux faire!

 

Sylvie, blogmestre

(article mis en ligne à 17h30 le 19 août 2020, notifications envoyées non reçues)

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 15:21

Ca fait deux semaines que je tente de réserver un billet de train pour aller voir

mes parents dans le Sud-Ouest, mais il se passe des choses bizarres sur oui.sncf,

à moins que ce soit sur ma connexion (beaucoup plus probable) !

 

 

Vous obtenez ce résultat quand vous essayez de réserver un billet de train?

Impossible de sélectionner quoi que ce soit! Qui a prétendu que je serais parano?

 

Sylvie blogmestre

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 07:45

Mardi dernier, 16 juin 2020, on fêtait la Dédicace de Notre-Dame de Paris, selon le voeu de

Louis XIII qui lui confia son royaume pour la naissance du dauphin Louis. L'année précédente,

cette solennité de la Dédicace avait eu lieu à l'intérieur de la cathédrale, en petit comité casqué,

filmée par la télévision, ce qui nous avait donné l'occasion de voir quelques images terribles de voûte éventrée

que les médias nous avaient jusque là pudiquement épargnées. Cette année, plus classiquement, une messe

se tenait à Saint-Germain l'Auxerrois avec de nombreux chanoines, plusieurs évêques et

Mgr l'archevêque de Paris, qui présidait la célébration. Des fidèles dûment masqués et distanciés

participaient à cette messe, dont j'étais. Il fut très difficile de chanter avec le masque... et je n'ai pas pris

de photos à l'intérieur de l'église par nécessité d'en ressortir à la fin de la célébration pour l'enlever.
 

 

Nous sommes repartis une heure plus tard, environ, et je suis allée par les quais voir

Notre-Dame et l'exposition de dessins d'enfants. Un concours de dessins avait été lancé

en France et au-delà l'an dernier, qui reçut environ 6000 réponses, dont les plus

belles oeuvres avaient été sélectionnées pour orner la palissade du parvis déconfiné.
 


La copie de la Vierge à l'enfant du XIVè siècle, qui symbolise la cathédrale, avait été installée

sur une colonne et une estrade sur le parvis, commençant à être entourée de fleurs.

 

 

Comme je l'ai écrit dans l'article précédent, la folle exubérance végétale avait été ramenée à davantage

de mesure par le service des espace verts (mais le buis reste très beau), et un club de fitness,

incongruité, avait occupé le parvis pour faire des exercices rythmés au sol.
 


Je ne suis pas sûre que le frottement abrasif répété du caoutchouc des semelles soit très recommandé

pour le vernis qui couvre le sol, ce serait dommage qu'il s'écaille... il faudrait reconfiner le parvis pour

en remettre, probablement, tout le monde y perdrait (Madame la maire, faites quelque chose...)


Au retour j'ai cueilli du tilleul en fleurs qui embaumait ma rue, tout propre après le confinement,

en compagnie bourdonnante de quelques abeilles sauvages. Ce fut le dernier moment  

de  spiritualité de la journée, une pause bienvenue dans l'environnement haineux habituel.
 

On était entré chez moi en mon absence, (ça devient systématique) je me demande si quelqu'un sera tenu

un jour de me rembourser tous ces verrous devenus inutilisables... vraisemblablement

pas plus que les destructions de matériel informatique et électronique. 


Sylvie, blogmestre
 

(article publié le 19 juin 2020 à 8h46, 3 notifications envoyées et non reçues)

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