10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 11:23

La foule se pressait hier soir au Théâtre du Chatelet, que je ne connaissais jusqu'ici que de l'extérieur,

ou pour avoir vu à la télévision la cérémonie des Césars du cinéma français qui s'y déroule habituellement.

Le Théâtre du Châtelet, 9 décembre 2015

Le Théâtre du Châtelet, 9 décembre 2015

J'y allais pour voir une comédie musicale américaine, dont la version cinématographique a fixé à jamais

Gene Kelly en danseur de claquettes sautant dans les flaques sur un trottoir détrempé, suspendu

à un lampadaire, et prenant la douche tout habillé sous une gouttière...

Ladies and gentlemen, Singin' in the rain !

 

Le théâtre du Chatelet, qui est un théâtre ancien plein de piliers et de colonnades, a un système de réservation en ligne

original et très sincère, qui vous prévient que vous aurez, le cas échéant, une visibilité réduite si vous choisissez de vous

asseoir là, et vous fournit même une image de l'obstacle qui va vous réduire la vue. En l'occurrence, dans mon cas, il

s'agissait d'un pilier. Comme je suis un peu limitée côté moyens, j'avais choisi un compromis, et ma place, en comparant

les obstacles visuels des différentes places accessibles à la vente dans la catégorie financièrement soutenable.

 

Billet très honnête

Billet très honnête

Toutes les places autour de la mienne, sauf deux encore plus impactées par le pilier, furent occupées, le théâtre était

d'ailleurs à peu près plein, en-dessous des 5è et 6è étages. J'étais à la corbeille, assez près de la scène, et

malgré le pilier ce fut agréable d'être aussi près. Je remercie et félicite le Théâtre du Châtelet pour sa

totale transparence sur la location des places. La qualité du spectacle m'a néanmoins fait regretter

de n'avoir pas choisi un tarif sans pilier, en toute honnêteté !

L'intérieur du Théâtre du Chatelet, de la corbeille côté gauche

L'intérieur du Théâtre du Chatelet, de la corbeille côté gauche

La comédie musicale est composée d'après le film homonyme de la MGM, avec un mélange intéressant

de droits et d'acteurs et auteurs américains, et de mécènes et producteurs français. Je retrouve aussi,

avec grand plaisir, l'orchestre Pasdeloup qui, de la fosse d'orchestre, accompagnera le spectacle de

musique vivante pendant toute la soirée. Je constate que ses musiciens excellent tout autant dans la

musique de comédie américaine que dans un concerto de Mozart, bel éclectisme !

Le spectacle est vivant lui aussi, c'est une comédie américaine en chair et en os, avec des acteurs,

danseurs, chanteurs, chorégraphies, claquettes. Je suis toujours ébahie par tout ce qu'on demande

aux acteurs américains de comédies musicales ! Comme l'action se passe dans le milieu du cinéma, il y a

aussi des projections d'extraits de films, en noir et blanc, mettant en scène les acteurs que l'on voit jouer,

devant et derrière l'écran où leurs images sont projetées, c'est vraiment très bien fait, et très ingénieux.

L'un des masques de théâtre antique qui ornent le théâtre

L'un des masques de théâtre antique qui ornent le théâtre

Parlons de l'histoire... Un duo d'acteurs vedettes du muet est confronté au passage au cinéma parlant.

Ils sont spécialisés dans le mélo historico-romanesque inspiré de l'histoire de France (bretteurs, Versailles,

perruques poudrées...). Lui, Don, est un acteur danseur chanteur accompli, pour qui la transition sera facile.

En revanche, sa partenaire, Lina, est dotée d'une voix aiguë ridicule et d'une diction vulgaire, et d'un très

gros ego. Leur première production parlante s'annonce catastrophique, mais Cosmo, un ami de Don

a l'idée de faire doubler Lina par Kathy, une jeune actrice à la voix suave, dont Don est tombé amoureux,

au grand dam de Lina, qui considère son partenaire à l'écran comme une possession personnelle.

 

Tout ceci est interprété avec grâce et élégance, et ponctué de chansons célèbres comme « Make them

laugh » chanté et dansé par Daniel Crossley (Cosmo Brown), « Moses supposes » la chanson de diction chantée et dansée

par Emma Lindars (diction coach), Daniel Crossley (Cosmo), et Dan Burton (Don Lockwood), « Good morning », chantée

et dansée par Daniel Crossley (Cosmo), Dan Burton (Don), et Clare Halse (Kathy Selden), bien entendu « Singin' in

the rain » chantée et dansée par Dan Burton (Don), ainsi que « Broadway melody », chantée et dansée par

une troupe de danseurs et danseuses, avec Don et Kathy. La scène de la danse sous la pluie sur le trottoir

détrempé est bien reproduite sur la scène du théâtre, il y a même le lampadaire et la gouttière gargouillante,

qui crache des litres d'eaux sur l'amoureux en balade, sous le regard ahuri d'un policeman de passage.

J'admire, pour ma part, la capacité du théâtre à évacuer ce dégât des eaux provoqué sur une scène en bois...

 

Le trio Don, Kathy, Cosmo

Le trio Don, Kathy, Cosmo

A la fin de la comédie musicale, "Singin'in the rain" revient, en version instrumentale magistralement

interprétée par les musiciens de l'orchestre Pasdeloup, avec notre trio sympathique Don, Kathy, Cosmo,

dansant en cirés jaunes, bottes assorties et parapluies vert, bleu, rouge, sautant dans les flaques créées

par une rampe de douches, ça sent le plancher mouillé jusqu'à ma place ! Ils sont rejoints par d'autres

danseurs en milieu très humide, et des cameramen drapés d'imperméables rouges...

Troupe de danseurs mouillés et cameramen idem

Troupe de danseurs mouillés et cameramen idem

Avant que le déluge frappe la scène, les acteurs-danseurs étaient tous venus saluer, en costume. Je citerai

l'actrice qui interprète Lina, Emma Kate Nelson, car contrefaire une voix de crécelle pendant plus de deux

heures à chaque représentation est aussi une performance en soi ! Un excellent spectacle, que je

recommande chaudement à tous les amateurs de comédie musicale américaine. Prenez une place sans obstacle

visuel, et, comme la comédie est en anglais, pensez qu'il vous faudra lire les sous-titreurs sur les côtés ou  au-dessus de

l'écran, si vous ne comprenez pas suffisamment l'anglais, à moins que vous ne connaissiez déjà... le scénario par cœur.

 

Les acteurs en tenue années 20 (fin du cinéma muet)

Les acteurs en tenue années 20 (fin du cinéma muet)

Sylvie, blogmestre

I walk down the lane  With a happy refrain
Just singin', Singin' in the rain

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 17:23

Hier soir j'ai assisté à un concert de gospel en l'église de la Madeleine, par le groupe Gospel Dream.

Disons-le tout de suite : l'église de la Madeleine, avec sa réverbération des voix, ne se prête pas vraiment aux choeurs

à petit effectif sans sonorisation, fussent-ils doués de voix très puissantes. Je pensais que Gospel Dream serait sonorisé,

mais ce n'était pas le cas, et c'est dommage, car nous avons eu beaucoup de difficulté à jouer le jeu que ses chanteurs

attendaient de nous, faute d'entendre ce qu'ils nous demandaient de faire... Néanmoins, il convient de saluer

l'énergie des chanteurs et la bonne volonté des auditeurs ! L'église de la Madeleine n'était remplie

qu'au premier tiers, ce qui était probablement meilleur pour l'écoute, mais moins favorable pour l'acoustique.

J'avais réservé une place de troisième catégorie, on me placa sur le côté gauche. Voici la contremarque,

on ne nous a pas donné de tickets pour les contremarques produites, qui nous ont été reprises à l'entrée.

 

 

Contremarque pour un billet non distribué

Contremarque pour un billet non distribué

On nous interdit de prendre des photos pendant le concert. Je pris une photo du plafond où une

gigantesque étoile de Bethléhem en grillage de fil de fer indiquait la crèche de Noël.

Etoile de Bethléhem

Etoile de Bethléhem

En attendant le début du concert, je remarquai que Napoléon, au plafond de l'église, au-dessus du choeur était placé dans

une sorte de panthéon christiano-français où en face de lui se tenaient Jésus et ses apôtres, et à droite les grands noms

de l'Histoire de France. On pouvait reconnaître Richelieu, Louis XIII, Henri IV, Jeanne d'Arc, Saint-Louis,

Charlemagne, et même Vercingétorix flanqué de Saint Nicolas !

Plafond du choeur de la Madeleine, et Histoire de France

Plafond du choeur de la Madeleine, et Histoire de France

Le concert commença pile à 20h30. Il y avait onze chanteurs en robe de couleur lilas clair, cinq hommes

et six femmes, et deux musiciens, un saxophoniste, et un pianiste, ou claviériste, je n'étais pas en position

de voir l'instrument dont il jouait. La plupart du temps, les chanteurs chantaient a capella. L'un d'entre eux

passait à l'avant du groupe, et devenait soliste pour un morceau, les autres chantant les refrains en choeur

ou répondant au/ à la soliste, s'accompagnant de claquements de doigts, ou frappant dans leurs mains,

ce que le public reprenait aussitôt. Cependant, il y avait le décalage que j'avais déjà constaté lors d'un concert

précédent à la Madeleine entre ce que nous voyions et ce que nous entendions : nous tapions dans nos mains

en rythme sur la musique que nous entendions, mais ne tapions visuellement pas en même temps que

les chanteurs, qui produisaient pourtant la même musique... étonnant !

 

Quoique je connaisse des gospels pour en avoir chanté un certain nombre, hormis les trois hits

régulièrement chantés dans les concerts, le programme d'hier soir m'était inconnu, et il n'y avait pas de

programme écrit, ni d'annonce des titres chantés. Je vais donc citer les trois hits, que nous avons été sollicités

pour chanter :« Michael row the boat ashore » (nous devions chanter « hallelujah! »), « O when the saints »

(le public fut un peu faible sur le « O, I would like to be in that number, O when the saints go marchin' in! » de notre

participation attendue), et en bis le très populaire « O Happy days » (là le public tapait dans ses mains,

tous idiomes confondus). C'était l'instant que les spectateurs guettaient pour sortir leur portable et immortaliser le concert,

qui manifestement plaisait beaucoup, la moitié d'entre eux se balançant debout, ce qui rendait l'opération plus discrète.

Je me suis autorisé une photo du bis (vos réclamations en commentaire si vous trouvez la photo abusive).

Le groupe Gospel Dream en concert à la Madeleine, 8 décembre 2015

Le groupe Gospel Dream en concert à la Madeleine, 8 décembre 2015

Nous sommes ressortis de l'église assez tôt, avant 22 heures. L'Assemblée nationale n'était plus

drapée d'éclairage tricolore, mais les Invalides étaient illuminés, et c'était joli. Feu vert!

 

Sylvie, blogmestre

L'obélisque, l'Assemblée nationale, et les Invalides

L'obélisque, l'Assemblée nationale, et les Invalides

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 13:37

Nous avons bien travaillé ce week-end, et déjeuné ensemble dimanche midi. Comme toujours, il y avait

profusion de nourritures délicieuses, et comme nous étions très nombreux, il était difficile d'approcher

les tables! Il y avait aussi quelques bouteilles intéressantes, notamment un rouge "Canaille" dont je serais

heureuse de connaître la provenance et en quels lieux on peut le trouver... Merci beaucoup!

 

 

Travail au ralenti d'apprentissage de la fugue "Quam olim Abrahae" du Requiem de Cherubini,

6 décembre 2015, Choeur Deux et petit choeur des CP13 sous la direction de Nicolas

Sylvie, blogmestre

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 11:28

Hier soir je suis allée écouter un concert Brahms Schoenberg au grand auditorium de la Maison de la

Radio, en compagnie de François, basse du Choeur Deux, qui s'était proposé pour le deuxième billet

de concert que j'avais réservé par erreur à la suite d'une rupture de connexion internet pendant la

commande (merci François!). Nous avions deux places isolées sur la même rangée du deuxième balcon,

haut perché, et que l'on gagne par des escaliers dérobés...

Billet palindrome

Billet palindrome

Je suis toujours un peu surprise par la différence entre la proposition des places à la réservation (j'ai réservé les deux

dernières de catégorie 4, la catégorie 5 étant complètement vendue), et l'occupation réelle des places concernées le jour

du concert (bien plus faible)... Y a t'il une migration massive vers le premier balcon juste avant le début du concert qui

m'aurait échappé ? Quoiqu'il en soit, voici à quoi ressemblait l'orchestre depuis la place 6T6, dont les sons

montaient parfaitement jusqu'à nous. On voyait très bien les percussions, souvent le théâtre d'actions décisives.

 

L'orchestre philharmonique de Radio France vu du deuxième balcon

L'orchestre philharmonique de Radio France vu du deuxième balcon

Le concert était joué par l'Orchestre philharmonique de Radio France, sous la direction de

Karl-Heinz Steffens. Il comportait trois œuvres, la symphonie de chambre n°2 d'Arnold Schoenberg,

le concerto pour piano et orchestre n°1 de Johannes Brahms, et le quatuor n°1 pour cordes et piano

de Johannes Brahms, dans sa version orchestrale signée Arnold Schoenberg.

 

N'ayant aucun pré-requis en dodécaphonisme, je décidai de prendre Schoenberg comme il se présentait,

avec les sens et le cœur, ce qui fonctionna très bien. La symphonie de chambre était interprétée par une

formation musicale réduite, et comportait deux mouvements, présentant la particularité d'avoir été

composés à 30 ans d'écart, le compositeur qui avait beaucoup évolué entre-temps reconnaissait qu'il ne

savait plus, lors de la création du second mouvement, ce qu'il avait voulu exprimer dans le premier.

De fait, j'ai trouvé le premier mouvement (écrit en 1906) moins abstrait que le second (contemporain du

début de la deuxième guerre mondiale), peut-être était-ce une transcendance du ressenti et de la

tension du compositeur, qui s'exilerait bientôt en Amérique.

 

Le concerto pour piano de Brahms, qui m'était familier, soulagea la tension ressentie précédemment.

Interprété par l'orchestre au complet et par la jeune pianiste Lise de la Salle, ce concerto classique

en trois mouvements met sur un plan d'égalité le piano et l'orchestre, qui se répondent, en écho l'un de

l'autre. Mes deux mouvements préférés sont le premier et le troisième. Ce concerto fut composé sur quatre

années, de 1854 à 1858, durant lesquelles survint la mort de Schumann, auquel on sait que Brahms

était très attaché. Il avait vingt-cinq ans lorsque l'oeuvre fut créée à Hanovre en 1859. La pianiste

Lise de la Salle était éblouissante de virtuosité, la partition étant, selon le livret, « l'une des plus périlleuses

du répertoire ». Elle était d'ailleurs éblouissante tout court, vêtue d'une robe de dentelle transparente noire sur fond

vert pâle, la nudité de ses bras faisant ressortir ce déroulé de mains gracieux qui est particulier au jeu des pianistes.

 

Lise de la Salle et Karl-Heinz Steffens

Lise de la Salle et Karl-Heinz Steffens

Très applaudie, embrassée par le chef, elle fut rappelée plusieurs fois et joua en bis un Prélude de Debussy.

Lise de la Salle entame un bis

Lise de la Salle entame un bis

La troisième œuvre du concert, après l'entracte, était un quatuor avec piano de Brahms, créé notamment

par Clara Schumann en 1861 à Hambourg, puis orchestré par Schoenberg en 1937, et créé dans sa

version orchestrale à Los Angelès par Otto Klemperer en 1938, soit une odyssée musicale transatlantique et

biséculaire. Schoenberg considérait Brahms comme l'un de ses modèles. L'oeuvre est très intéressante

en ce qu'on voit bien les apports initiaux de Brahms et la coloration plus contemporaine qu'y a apporté

Schoenberg, notamment dans les percussions. C'est une pièce en quatre mouvements dont le quatrième

éclipse par sa brillance les trois précédents. On y retrouve l'auteur des danses hongroises et des

Zigeunerlieder que nous avons chantés (le tempo du mouvement est « rondo alla zingarese, presto ») avec le

soupçon de modernité joyeuse qu'apportent xylophone, métallophone, tambourin, tambour, cymbales,

et triangle. Ce quatrième mouvement orchestré emporte l'enthousiasme du grand auditorium, sous

la direction précise et dynamique de Karl-Heinz Steffens, qui nous fait face, et qui est lui aussi somptueux, car

on devine lors des mouvements amples qu'il porte de très jolies bretelles rouges sous sa veste à queue de pie.

 

Karl-Heinz Steffens aux rappels

Karl-Heinz Steffens aux rappels

L'orchestre et le chef sont très applaudis. Nous ressortons plus tardivement que d'habitude.

La Tour Eiffel est toute sombre, et François rate son bus de justesse. Nous remontons l'avenue du Président Kennedy

en commentant le concert, vers la station de métro Passy, et croisons un panneau brun

indiquant que le Musée du vin est rue des Eaux, ce qui nous fait sourire...

 

Sylvie, blogmestre

Yes we are!

Yes we are!

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:36

Hier soir au Zénith, Parc de la Villette, le premier concert d'Alain Souchon et Laurent Voulzy sur

trois jours consécutifs fit trois mille heureux, dont j'eus le privilège d'être. Je dis trois mille, c'est une estimation,

la salle était coupée par un rideau aux deux tiers environ, et les spectateurs emplissaient la partie la plus proche de la scène.

 

La salle du Zénith très pleine, 3 décembre 2015

La salle du Zénith très pleine, 3 décembre 2015

J'avais une place dans les gradins, que j'eus beaucoup de mal à atteindre à l'heure, un colis suspect ayant

été découvert sur la ligne 5 du métro, qui va Porte de Pantin, alors que je m'apprêtais à le prendre, tous

les voyageurs étaient refoulés Gare du Nord... Quand je suis arrivée au Zénith, les spectateurs étaient clairsemés

pour cause de colis suspect sur la ligne 5... Mais il y avait une première partie, chantée par une jeune femme

nommée Vanille, et tout le monde finit par arriver pendant la première partie, enfin nous l'avons espéré !

Billet dans les gradins, à gauche face à la scène

Billet dans les gradins, à gauche face à la scène

Le spectacle de nos deux artistes commença à 21h. Il comprenait des chansons communes, mais aussi

des chansons qui, initialement, étaient chantées par un seul des deux chanteurs, ce qui est le cas de la

plupart de leurs succès, et qu'ils interprétaient à deux. Il n'y avait pas d'écran géant, mais la mise en scène

et l'éclairage étaient somptueux (bien meilleurs que pour les concerts anglo-saxons que j'avais vus précédemment

dans cette salle, ai-je trouvé). Est-ce la langue commune, qui permet de parler au public et de faire des blagues

qu'il comprend à coup sûr, ou une connaissance bien rodée du public français ? Cette salle, dont j'avais

trouvé le public peu participatif lors des concerts auxquels j'avais assisté antérieurement,

a magistralement participé au spectacle hier soir, c'était formidable !

 

 

Il y eut une phase d'échauffement, avec des tubes comme « Jamais content », la tension monta d'un

cran avec « Poulailler song », chanson comico-engagée sur la mixité sociale (« y'a des endroits la nuit où

les pauv's qui vous font la peau sont plus bronzés qu'nos p'tits Poulbots »). Pour « Abderrahmane, Martin ,

David », chanson laïque anti-fanatique, de cohésion nationale, le public se leva pour applaudir.

« Allô Maman, bobo » (« Maman, comment tu m'as fait, ch'uis pas beau »), et « Bidon » (« J'suis qu'un mec

à frime, bourré d'aspirine, and I just go avec ma pince à vélo, j'suis bidon ! ») firent chanter la foule.

Ca, c'est Souchon et Voulzy. Il y eut aussi Voulzy et Souchon, dans « Coeur Grenadine », et

« Le pouvoir des fleurs », où des milliers de pétales colorés furent projetés sur les premiers rangs, ravis,

tandis qu'on lançait des bouquets depuis le parterre aux deux chanteurs. Tout le monde se leva pour

zouquer sur une chanson antillaise, et ensuite, nous ne nous sommes plus assis, quasiment.

Les tubes s'enchaînaient les uns aux autres, entrecoupés de quelques chansons récentes, dans un

savant dosage destiné à faire monter la ferveur. Vers 23h15, disparition des chanteurs et musiciens,

scène et salle éteintes, mais on savait que c'était une fausse sortie car les trois plus gros tubes n'avaient

pas été chantés... Ils conclurent le concert : « Foule sentimentale » ("il faut voir comme on nous parle...

on nous Claudia Schiffère, on nous Paul Loup Sulitzère, ah, le mal qu'on peut nous faire...et qui ravagea la moukère!"),

l'inusable « Rockollection » (« on a tous dans l'coeur un morceau de fer à user, un vieux scooter de rêve pour faire

le cirque dans l'quartier... et la p'tite fille chantait... un truc qui m'colle encore au cœur et au corps »), et

« Belle-Ile en mer » hymne romantique et brumeux aux îles françaises, « de solitude et d'isolement ».

Ci-dessous un extrait de Rockollection qui sera coupé quand j'aurai retrouvé l'outil pour le faire :

 

 

Une formidable soirée. Je recommande chaudement les deux concerts de ce soir et de samedi soir,

s'il reste de la place, et si vous vous reconnaissez dans les chansons d'Alain Souchon et de

Laurent Voulzy comme la foule sentimentale qui peuplait le Zénith ce 3 décembre au soir.

Sylvie, blogmestre

 

PS: mention spéciale à Elsa, harpiste, guitariste et choriste, qui interprète la partie de Little Eva

dans "The locomotion" , dans l'extrait de Rockollection ci-dessus

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 15:03

Il y a un week-end de travail les 5 et 6 décembre pour le Choeur Un, et une journée de travail le dimanche

6 décembre pour le Choeur Deux. Au programme: la messe en ut mineur de Mozart pour le Choeur Un,

et le Requiem de Cherubini pour le Choeur Deux. Cependant, par prudence, il est conseillé au Choeur Deux

d'apporter aussi la partition de la Messe en ut mineur, qu'il pourrait plaire à Pierre de vouloir déchiffrer...

Entrée par la rue de Lagny, avec carte Vigipirate, samedi à 14h, dimanche à 11h.

Apportez moult réjouissances gustatives pour le repas en commun de dimanche...

 

 

Petite annonce: suite à une interruption de connexion internet pendant la commande, j'ai à nouveau

deux places pour le même concert... Quelqu'un m'accompagnerait-il, elle, au grand auditorium de la

Maison de la radio vendredi 4 décembre pour un concert Brahms Schönberg?

C'est à 20h, avenue du Président Kennedy dans le 16è arrdt.

Si vous êtes intéressé(e), écrivez-moi au blog.

Sylvie, blogmestre

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 13:52

Mardi 1er décembre, alors que je rentrai de la clinique de Garches où étaient encore hospitalisés mes parents, qui partaient le lendemain pour le Sud-Ouest, la serrure de leur appartement a été percée et démontée par un serrurier, car on n'avait pas trouvé la clé de secours que j'avais laissé dans la boîte aux lettres de la loge du gardien. J'avais malheureusement égaré mon téléphone dans les paquets que je préparais, ce qui m'empêchait de prévenir quelqu'un, et le wifi était inaccessible depuis la clinique, mais je pensais qu'on trouverait la clé sans problème, car je l'avais laissée au même endroit, une semaine plus tôt. Ce forçage de serrure a signé la fin de ma résidence temporaire dans l'appartement de mes parents, où une partie de mes affaires sont encore.

 

Ce soir là, j'avais réservé une place pour un concert Mozart et Haydn à la salle Gaveau, interprété par

l'Orchestre national d'Ile-de-France et la soprane Sandrine Piau, sous la direction de Jonathan Cohen, à 20h.

A cette heure-là, ayant fini de sortir les objets les plus indispensables de l'appartement de mes parents, où le serrurier devait

revenir clore la porte, n'étant plus nécessaire, je décidai de me rendre salle Gaveau malgré mon retard pour voir s'il était possible

d'entrer à l'entracte, et d'écouter la seconde partie du concert, ce qui me ferait certainement le plus grand bien !

Un billet pour le pourtour paradis...

Un billet pour le pourtour paradis...

Je tiens à remercier ici le personnel de l'accueil de la salle Gaveau, et les spectateurs qui m'entouraient,

car je suis arrivée en retard, visiblement stressée, et on m'a fait entrer avec beaucoup de gentillesse,

et installée au premier balcon où il restait des places libres. L'orchestre jouait alors la symphonie n°83

en sol mineur de Joseph Haydn, dont j'ai hélas raté le deuxième thème du premier mouvement, qui vaut

à cette œuvre le sobriquet de « La Poule » car il ressemblerait à un caquet pour hautbois...

L'Orchestre national d'Ile-de-France dirigé par Jonathan Cohen

L'Orchestre national d'Ile-de-France dirigé par Jonathan Cohen

J'avais vu récemment l'orchestre national d'Ile-de-France à la Philharmonie, sous la direction de Enrique

Mazzola. Le présent concert était dirigé par un jeune chef britannique talentueux, Jonathan Cohen, qui

est aussi violoncelliste et claviériste, et qui accumule les distinctions et les concerts dans des salles

prestigieuses. Après la symphonie de Haydn, nous entendîmes la soprane Sandrine Piau dans deux airs

de Mozart, un extrait des Noces de Figaro, chanté par le personnage de Susanna « Giunse alfin

il momento », puis un extrait de Lucio Silla, chanté par le personnage de Giunia « Sposo, mia vita ».

Sandrine Piau vient de la musique baroque, et a élargi son répertoire lyrique aux oeuvres classiques

et romantiques. Elle est aussi primée et distinguée.Je l'ai trouvée très mozartienne, ce 1er décembre.

 

La soprane Sandrine Piau, Jonathan Cohen, et les premiers violons

La soprane Sandrine Piau, Jonathan Cohen, et les premiers violons

Il y eut ensuite un entracte. La salle Gaveau n'était pas complètement remplie, mais beaucoup plus

que le 14 novembre, où le public avait déserté les lieux de spectacles et de concerts, et où j'y avais

entendu l'orchestre Pasdeloup. Cette salle qui est d'une nuance délicate de blanc, pose un problème à mon appareil

photo, qui manque parfois de subtilité dans les blancs... Voici le point de vue du premier balcon où j'étais.

La salle Gaveau dans une nuance bleutée-rosée surnaturelle

La salle Gaveau dans une nuance bleutée-rosée surnaturelle

Après l'entracte, Sandrine Piau interpréta un nouvel extrait d'opéra, cette fois il s'agissait de Don Giovanni,

dans le rôle de Donna Anna « Crudele ? Non mi dir », qui fut très applaudi, les spectateurs criant bravo,

elle fut rappelée plusieurs fois. Puis il y eut une charmante symphonie de Mozart en trois mouvements,

la symphonie n°31 en ré majeur dite « Paris », ville où elle fut créée pour la Fête Dieu en 1778 (dont

Mozart, selon le livret, écrivait à son père « ne pas savoir si elle plairait et s'en soucier fort peu »,

puis trois semaines plus tard que la symphonie avait « exceptionnellement plu »).

 

Après la symphonie, il y eut un extrait de Mithridate, Re di Ponto, de Mozart,avec Sandrine Piau dans

le rôle d'Aspasia, et l'air « Grazie ai numi parti ». Elle fut à nouveau extraordinaire, et ovationnée, reçut un

puis deux, puis trois bouquets, et nous remercia de deux bis. Après ces « femmes à la passion violente »,

quelque chose de plus doux, nous dit-elle en substance, pour annoncer un extrait de Zaide de Mozart.

Nous eûmes du mal à entendre le titre du deuxième extrait du bis, il m'a semblé que c'était « Marguerite »

(la diva du film qui assassine la Reine de la nuit?) Mais j'avais dû mal entendre...

Après de longs applaudissements et rappels, nous avons quitté la salle Gaveau.

J'étais presque sereine au sortir du concert, Haydn et Mozart avaient réalisé un beau travail de reconstruction morale.

 

Sylvie, blogmestre

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:50

J'ai vu hier soir « La maison de Bernarda Alba » de Federico Garcia Lorca dans la salle Richelieu

de la Comédie française. C'était la première fois que je voyais une pièce de cet auteur.

J'étais placée au troisième rang de la corbeille.

Billet de corbeille pour scènes de pré-mariage

Billet de corbeille pour scènes de pré-mariage

Les rues de Paris étaient désertes en ce soir de COP21, et une odeur de carburant d'origine

inconnue empestait la station de métro Champs-Elysées Clémenceau, du côté de la ligne 13.

Mais Place Colette, métro Palais-Royal, tout était comme à l'ordinaire... Tout ? Non : j'ai montré trois

fois l'intérieur de mon manteau à des vigiles avant de pouvoir leur montrer l'intérieur de mon sac.

Ils sont gentils et polis, et leur présence est rassurante. A l'intérieur du théâtre, après le grand escalier,

la salle était quasiment pleine, à l'exception du dernier balcon, présentant une population clairsemée

(migrée vers les balcons inférieurs sans doute). J'avais eu du mal à trouver une représentation

où il était possible de réserver dans les trois jours, cette pièce rencontre un public nombreux.

Les Français retournent au spectacle !

La salle Richelieu vue de la place 163 de la corbeille

La salle Richelieu vue de la place 163 de la corbeille

Un quart d'heure après mon arrivée, le spectacle commence. Le décor est sobre et travaillé à la fois :

une cloison ouvragée entièrement noire, de style andalou, qui permet de voir au dehors mais pas

au dedans, couvre le fond de la scène. Deux servantes discutent. La pièce se passe en Andalousie

dans les années 30. Nous apprenons que Bernarda Alba, qui semble être une propriétaire aisée,

vient de perdre son second mari, et qu'elle va imposer un deuil de 8 ans avec réclusion à leurs quatre

filles en pleine jeunesse. La plus jeune, Adela, se révolte ouvertement (je reconnais à sa diction et à son

jeu Adeline d'Hermy déjà remarquée dans le Misanthrope et dans la Double inconstance), et arbore une robe

vert pomme à volants, très incongrue dans cette maisonnée de teintes sombres. Le retour de

l'enterrement est particulièrement lugubre, seuls les visages se dégagent des voiles noirs. La fille

aînée de Bernarda Alba (dont le nom signifie « blanche »), Angustias, issue d'un autre lit, a la permission

de se marier avec le romanesque Pepe le Romano, un hidalgo ténébreux presque muet qui hystérise

toutes les jeunes femmes de la fratrie. Il va épouser Angustias, qui a l'héritage, mais fréquente

secrètement Adela, jeune et très jolie, qui l'a manifestement dans la peau. C'est une histoire

pleine d'hormones ! De temps en temps, la grand-mère fait irruption sur scène, et apporte une touche

comique rafraîchissante par sa folie douce. On passe du noir du deuil, au blanc du mariage futur

d'Angustias. Des moissonneurs vont aux champs derrrière la cloison, les jeunes femmes se pendent

aux motifs pour les voir, le désir est palpable, désir de sortir de cette maison- tombeau, et de rencontrer

ces hommes. Une pauvre fille qui a « fauté » se fait lapider dans la rue, de l'autre côté de la cloison,

avec l'approbation de la matriarche du clan Alba, condamnant ainsi par avance la benjamine de ses

enfants au châtiment suprême. Une scène nocturne réunit Pepe et Adela, un orage éclate et la pluie

les inonde, un violent orage d'été en vrai sur une scène de théâtre, je n'avais jamais vu ça ! Martirio,

la sœur plus âgée d'Adela a tout vu, ainsi qu'une servante. On presse Adela qui finit par commettre

l'irréparable. Bernarda déclare que sa fille était vierge et ordonne qu'on lui remette sa robe verte.

On entend alors la mort de Didon (Didon et Enée de Purcell),

la jeune reine de la maisonnée s'est éteinte, et la lumière disparaît.

 

Garcia Lorca à la Comédie française

C'est une pièce dont la distribution parlante est féminine, les hommes sont là comme figurants,

objets de désirs refoulés ou exprimés, mais ils se taisent. Il y a évidemment une dualité,

un duel entre le blanc et le noir, qui s'exprime par les scènes, le décor, les vêtements,

les dialogues. Il faut aussi souligner l'important travail de sonorités et de musiques

qui soutiennent la mise en scène, créative comme toujours à la Comédie française.

 

Pour le public présent, la pièce était heureusement très éloignée de son mode de vie habituel, une réminiscence

presque incroyable de séquestration de femmes, en Europe, à quelques décennies du XXIè siècle. Mais le public

qui va au spectacle en 2015 a déjà conquis sa liberté, ou elle lui a été donnée par les conquêtes d'autres avant eux,

avant elles. Les personnes les plus concernées aujourd'hui par l'actualité de cette pièce ne la verront pas. Et il est bon

de rappeler aux émancipées actuelles que leurs grand-mères, ou leurs mères, ne l'étaient pas forcément.

 

Je ressors du théâtre, dis bonsoir aux vigiles, et rentre seule en métro, une liberté que d'autres femmes,

d'ailleurs ou d'avant, pourraient m'envier. La semaine dernière, j'ai rencontré dans le tram une jeune femme française

d'origine  étrangère, qui avait la main droite plâtrée en écharpe, parce qu'on lui avait donné des coups de masse

dessus. Son crime était d'avoir, avec cette main, allumé une cigarette dans la rue...

ça s'est passé aux portes de Paris, en 2015, en plein jour.

Sylvie, blogmestre

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 16:46

Andrée, soprane 1 du Choeur Deux nous propose deux concerts du Choeur Europa Voce et de

l'orchestre Opus 13 en l'église Saint-Roch (296 rue Saint-Honoré, Paris 1er arrdt)

les 5 et 6 décembre 2015, respectivement à 20h30 et à 15h30. Au programme la Messe en

mi bémol majeur et l'Offertorium Intende Voci de Schubert, sous la direction de Till Aly.

 

 

Les places sont réservables auprès d'Andrée par chèque, à 23€ la place, libellé à son nom.

Sylvie, blogmestre

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 11:16

Hier samedi 28 novembre 2015, c'était la rentrée solennelle au centre René Cassin, où je repique ma

troisième année de licence de droit. J'avais bien fait d'y aller, c'était re-mobilisant.

Amphi 2 René Cassin, rentrée solennelle en cours d'installation

Amphi 2 René Cassin, rentrée solennelle en cours d'installation

Lorsqu'on n'a plus vingt ans, et qu'on n'est pas en régime présentiel, on a besoin d'un peu de

motivation extérieure. Monsieur le Président de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne nous faisait

l'honneur de présider cette ouverture officielle d'une nouvelle année d'études universitaires.

L'affiche de la rentrée s'ornait de la robe rouge et de l'hermine d'un président de tribunal.

Affiche de la rentrée solennelle

Affiche de la rentrée solennelle

Le soir, je suis allée au cinéma voir une autre robe rouge, dans un film de Christian Vincent nommé

« L'hermine », avec Fabrice Luchini et la formidable Sidse Babett Knudsen , qui interprétait

Birgit Nyborg dans la série politique danoise « Borgen », laquelle a connu un succès international.

 

 

Je suis arrivée à Montparnasse vers 19h50 pour la séance de 20h, dans l'une des grandes salles.

Après dix minutes de queue pour avoir un billet, alors que j'arrivai enfin au guichet, et qu'il restait plus

de 100 places libres dans la salle, qu'il y a dix minutes de publicité avant le film, et qu'on peut encore

entrer légalement dans le premier quart d'heure qui suit le début de la projection, on nous annonça

officieusement que « les places étaient bloquées » pour la salle n°2, où se donnait le film. J'essayai

alors une machine, nouvelle queue, rejet de la carte ciné, puis acceptation, j'obtiens enfin un billet pour

la séance suivante de 21h45, à 20h11, c'est-à-dire avant 20h25 où il n'était légalement plus possible

d'entrer dans la salle 2... Etait-ce Vigipirate ? (il faut faire ouvrir tous les sacs, ça prend du temps).

 

 

Billet obtenu d'arrache-pied

Billet obtenu d'arrache-pied

Je suis allée tuer le temps dans un débit de boissons et viennoiseries montparnassien, qui avait le wi-fi,

et me suis fait pirater la connexion en tentant de réserver une place de concert... Enfin, ce fut l'heure du film !

 

Son propos est simple : un président de Cour d'assises complètement verrouillé sur lui-même et

surses procès, lors d'une audience publique pour un infanticide, retrouve dans le jury une femme qu'il

a déjà rencontrée. Cette femme est rayonnante d'humanité, son contact et son soutien vont déverrouiller

notre magistrat. Bien qu'il affiche une popularité notable, c'est un film d'art et d'essai, présenté en

sélection officielle au Festival de Cannes. Son réalisateur est Christian Vincent, qui avait percé au début

des années 90 avec « La discrète », dont le rôle principal masculin était tenu par le même acteur,

Fabrice Luchini. Mais autant « La discrète » était cynique et poliment féroce, autant « L'Hermine » est

humaine et porteuse d'espoir. La très jolie actrice danoise qui tient le rôle principal féminin est

rayonnante et parle très bien français. Fabrice Luchini qui a obtenu le prix d'interprétation pour ce rôle,

fait un Président de Cour d'assises très crédible, un homme qui se met à douter. Le matin, à la faculté

de droit, on nous a dit qu'il fallait de l'esprit critique aux juristes. Le soir, je voyais l'esprit critique à l'oeuvre dans la

personne de ce juge, soutenu moralement par sa jurée danoise, face aux parents moralement détruits

du bébé mort. C'est un film très intéressant, que je conseille vivement aux amateurs de cinéma

français de haute qualité. Je serais intéressée par un retour des juristes plus aguerris

que moi qui l'auraient vu...qu'en avez-vous pensé ?

 

Sylvie, blogmestre

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