Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Hier matin, eu égard aux diverses manifestations qui avaient lieu à Paris et aux coupures annoncées de
connexions ici ou là, je partis vers la capitale en voiture. Très mauvaise idée, car les places de parking y
étaient saturées. Après avoir beaucoup tourné, je trouvais finalement un parking privé, arrivai
à 10h31* sur le parvis de Notre-Dame, et participai à la deuxième partie de la messe
grégorienne, qui était de surcroît un peu plus courte qu’à l’accoutumée.
La nef était remplie de drapeaux pour le centenaire de l’armistice de la guerre de 1914-1918.
La messe était célébrée par Mgr Chauvet, et une douzaine de messieurs de l’Ensemble vocal
de Notre-Dame assuraient avec une belle intensité la liturgie musicale, sous la direction de
Sylvain Dieudonné. Nous sommes ressortis de cette messe grégorienne à peu près à 11h,
alors que Notre-Dame sonnait la fin de la guerre, comme elle le fit exactement,
jour pour jour et heure pour heure, cent ans plus tôt.
Lors des annonces, furent évoqués un concert de musique médiévale dans le cadre du Festival
du Collège des Bernardins, en la cathédrale le 16 novembre, et ce même jour du 11 novembre,
une messe de commémoration de la Grande Guerre, avec les délégations des ex-pays belligérants.
Je décidai de rentrer chez moi et de revenir à la célébration de 18h30, et partis vers 11h07**
Peu après 18h*** j’étais de retour sur le parvis (le ticket ne m’appartient pas, j’ai du récupérer
celui de la personne précédente mais l’heure est presque correcte). A mon arrivée sur le parvis,
le bourdon de Notre-Dame recommença de sonner la fin de la guerre.
A l’intérieur la cathédrale était très pleine, je m’installai d’abord sur le côté, puis au 1er rang de
la deuxième partie de l’église. La messe était célébrée par Mgr Aupetit et par les évêques
auxiliaires, ainsi que Mgr Romanet, évêque aux Armées, en présence de Mgr Matthias Heinrich,
évêque auxiliaire de Berlin, qui nous lut une déclaration qui fut traduite, mais où je compris
d'emblée par les mots employés qu’il était très heureux d’être avec nous ce soir là, et souhaitait
que nous construisions des ponts entre les peuples pour éviter d’autres hécatombes. Il fut
applaudi. Un peu avant, un cuivre que je ne voyais pas joua la sonnerie aux morts, qui fut
suivie d’un silence recueilli, pendant plusieurs minutes. Je pensai à Edmond, le fiancé de l'une de
mes arrière-grands-mères, qui écrivait d'émouvantes et magnifiques lettres du front et mourut à Verdun en
1916... Il est probable que tous les participants à cette célébration avaient un aïeul à évoquer à ce moment.
Une très forte participation de prêtres donnait à cette messe une grande solennité. La Maîtrise
de Notre-Dame, très nombreuse et mixte, chanta la messe brève d'Yves Castagnet, qui
l’accompagna à l’orgue, sous la direction de Henri Chalet. La messe se termina par un
Te Deum, comme lors de la messe initiale du 11 novembre 1918.
Nous sommes ressortis de la cathédrale dans le froid vers 20h, j’ai repris le RER à 20h02,
sans reprendre de ticket car les machines étaient embouteillées, et que mon train arrivait…
Sylvie, blogmestre
PS: l'administration des blogs vient d'être modifiée par Overblog, et je m'aperçois qu'à chaque
mise-à-jour du texte il a envoyé une notification, sans mon accord, je suis désolée!
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