Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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Brahms et Rossini

Hier matin, je n’étais pas suffisamment en forme pour sortir, cependant, l’après-midi, étant capable

de fonctionner, je suis allée entendre un concert Brahms-Rossini en l’église Notre-Dame du Travail,

dans le XIVè arrondissement. C’est un édifice avec une armature de fer, et une acoustique particulière.

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Brahms et Rossini

Partie d’Arcueil-gare à 15h25*, je suis arrivée sur les lieux un peu avant 16h, ai eu encore le temps de prendre

quelques photos avant de m’installer. Le concert était donné par l’Ensemble “Musique en lumière”:

un choeur, des musiciens, et des solistes, sous la direction de Fabio Perez Munoz.

Brahms et Rossini
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Le programme proposait le Schicksalslied (Chant du Destin), de Johannes Brahms, et le Stabat

Mater de Gioachino Rossini. C’était deux oeuvres que je ne connaissais pas, mais qui étaient

rapprochables, la première du Requiem allemand, et la seconde de la Petite Messe solennelle.

Je les écoutai donc avec l’oreille sensible de qui a déjà pratiqué deux oeuvres d’inspiration

proche, des deux compositeurs considérés. Le Chant du Destin est une symphonie chorale en

trois parties (le Requiem en compte sept) avec une violence centrale: sérénité, désespoir,

douceur (le Requiem comporte deux mouvements violents, les 3è et 6è, avec croissance et

décroissance autour). Probablement l’effet Brahms et l’effet smartphone conjugués, l’église s’est

remplie pendant cette première partie, et était bien pleine à la fin du concert, tant mieux, le concert

et les concertistes le méritaient, et le son est toujours meilleur dans une église peuplée.

Brahms et Rossini

Le Stabat Mater est l’autre oeuvre de musique lyrico-sacrée de cet homme d’opéra qu’était Rossini,

avant la Petite Messe, son ultime opus: la dîme versée à la vie éternelle avant son trépas, un pari

de Pascal revisité au XIXè siècle par ce grand festoyeur. On y retrouve parmi la musique orchestrée

des passages a capella, et des chapelets de motifs. Les parties de solistes sont en revanche

beaucoup plus présentes dans le Stabat Mater que celles du choeur, et la soprano solo exécute

deux contre-uts (que le compositeur a aimablement épargné aux choristes, c’est gentil à lui),

le ténor solo était aussi gratifié d’une partie requérant une tessiture considérable. Le soliste basse

et la soliste mezzo-soprane étaient aussi remarquables (solistes: Jenny Navarro, Cécile de

Kervasdoué, Christian Boquillon, Alexandre Belikian). On était dans une composition au sujet

religieux (la douleur de Marie au pied de la croix sur laquelle son fils est cloué), avec des

solistes aux envolées lyriques, loin de la douleur d’un Dvorak sur le même thème. Le dernier

morceau “In sempiterna saecula” interprété par le choeur et l’orchestre était brillant,

très rythmé, fortissimo, plein de timbales... un finale d’opéra religieux.

 

 

Le concert s’est terminé vers 17h20, après beaucoup d’applaudissements, mais sans bis car il

était presque l’heure de la messe du dimanche soir. C’était un concert en entrée libre avec corbeille.

Les auditeurs furent généreux, ce qui est toujours bon signe. J’ai gagné ensuite le plus proche

arrêt d’un bus qui allait vers l’île de la Cité, à 17h39**. Descendue à la station Odéon, croisant une supérette

ouverte le dimanche, j’y ai acheté quelques produits de première nécessité qui me manquaient, puis ai

rejoint, par la rue de la Huchette et Saint-Séverin, Notre-Dame de Paris,

pour la messe de 18h30. D’une Notre-Dame à l’autre.

 

Sylvie, blogmestre

 

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