Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Je suis allée hier à la messe grégorienne à Notre-Dame, il faisait un beau soleil engageant, mais
la température était assez fraîche. Je suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 10h04* après quelques
rencontres métropolitaines inattendues, et une rétention passagère sympathique en sous-sol avec une petite équipe de
jeunes Roumains, en conversation multilingue. Les touristes faisaient sagement la file sur le parvis pour
pouvoir entrer dans la cathédrale, et les fidèles se faufilaient, sous le regard minéral des rois du portail.
J’arrivai pour la première lecture. Les trois lectures abordaient deux thèmes: l’exploitation des petits
par les riches, et les prophètes qui n’étaient pas des disciples de Jésus ou de Moïse. Dans l’Evangile
selon Marc, Jésus avait cette parole très politique “celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas,
aussitôt après, mal parler de moi”, puis suivait l’énumération des organes malades dont il faut se
séparer s’ils conduisent à la géhenne, ce feu éternel “où le ver ne meurt pas”. La messe était animée
par quatre solistes féminines de la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.
Il nous fut annoné à la fin de la messe la reprise du spectacle “Dame de coeur”, qui avait fait parvis
comble l’an dernier (il s’agit d’un spectacle son et lumière racontant l’histoire de Notre-Dame de Paris,
projeté sur la façade de la cathédrale, du 18 au 25 octobre), d’un grand concert mardi prochain 2 octobre
pour fêter les 30 années de titulariat de l’orgue de choeur d’Yves Castagnet, sous la direction de
Henri Chalet, concert chant et orgue, et d’une ordination diaconale samedi matin 6 octobre.
Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 11h15. Sur le parvis, une jeune Rom captait les regards
et les objectifs en reine des ramiers, qui accouraient se faire flatter le jabot et l’entouraient d’une cour picorante
et voletante. En regardant les petits volatiles si sociables et pourtant si décriés, je repensai au Fort de Vaux,
et à leurs ancêtres bravant la mitraille pour délivrer les messages de détresse attachés à leurs pattes.
Après tout, 2018 est aussi le centenaire de la bravoure des pigeons voyageurs…
J’ai repris un bus près de la place Saint-Michel à 10h23**, direction le sud de Paris.
Sylvie, blogmestre
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