Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Vendredi dernier, 1er novembre, je suis allée en fin d'après-midi à Saint-Germain l'Auxerrois pour
la fête de tous les Saints. Pour l'occasion, les reliques de Notre-Dame avaient été sorties du
Louvre qui les héberge provisoirement, et exposées à la vue des fidèles. La petite Vierge du pilier,
rescapée de l'incendie de la cathédrale du 15 avril, avait remplacé sa copie, exposée auparavant.
C'était une très belle messe, célébrée par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, et co-célébrée par
plusieurs prêtres, et M. le curé de la paroisse de Saint-Germain. J'étais arrivée après la première lecture,
issue de l'Apocalypse, dont je pris connaissance par la suite sur la feuille liturgique. L'Evangile selon Matthieu
exaltait les doux, les coeurs purs et ceux qui avaient soif de justice. Dans son prêche Mgr nous
cita Nietzsche (l'un de mes philosophes préférés), pour sa compréhension précoce qu'un jour notre
civilisation trouverait des remèdes de confort de nature chimique à tous les maux de l'esprit, et nous
priverait ainsi d'une souffrance peut-être rédemptrice, ou d'une source de réflexion et de maturité.
La Maîtrise de Notre-Dame, dirigée par Henri Chalet, avait préparé une messe splendide, composée
de psaumes et d'une messe brève, elle fut applaudie longuement à la fin de la messe et à nouveau lorsque les
nombreux choristes remontèrent l'allée centrale de l'église, après le Salve Regina, devenu de rigueur après la
migration de la "famille cathédrale" hors les murs protecteurs. Les fidèles étaient mélangés, ceux de Notre-Dame,
et ceux de Saint-Germain, qui semblaient très heureux de cette messe exceptionnelle. Plusieurs concerts
de la Maîtrise furent annoncés, dont le prochain est le 5 novembre en l'église Saint-Eustache,
avec un programme Bach et Mendelssohn, le suivant étant un Requiem de Mozart (19 et 20 novembre).
Je suis allée voir les reliquaires de plus près, ce sont de petites boîtes vitrées enchâssées dans une structure
d'or très ouvragée, dont la forme ressemble à la nef d'une église en miniature, les reliques étant déposées et
étiquetées à l'intérieur sur de petits coussins (je n'en avais jamais vu en réel), l'écriture des étiquettes est tellement
fine et petite que je n'ai pu la lire. Je suis ressortie de Saint-Germain vers 20h et me suis mise
en route sous une petite pluie, vers Notre-Dame, par les quais, pour aller lui dire bonsoir.
Quoiqu'elle soit toujours "en sommeil", j'ai constaté que le périmètre de confinement autour de la cathédrale
semblait avoir desserré son emprise, on pouvait voir la partie arrière du parvis et l'entrée de la crypte
archéologique sans être obligé de grimper sur les barrières... Une bonne nouvelle. Les touristes profitaient
de l'aubaine ! Puis j'ai repris le métro et le RER pour rentrer chez moi (le RER était perturbé ce week-end).
Sylvie, blogmestre
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog