Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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De la vièle à la viole

Hier soir en l'église Saint-Séverin se donnait un concert de musique médiévale et de

musique anglaise du début du XVIIè siècle. Les musiques, vocales et instrumentales,

étaient interprétées par le choeur d'adultes de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, et les

musiciens du département de musique ancienne du Conservatoire de Paris, sous

la direction de Sylvain Dieudonné et de Christophe Coin.
 


C'était le deuxième concert délocalisé de la Maîtrise de Notre-Dame, depuis l'incendie

de la cathédrale,  je suis allée l'entendre avec grand plaisir. L'idée d'associer deux formations

pour témoigner de l'évolution d'un instrument était riche de développements.

 



Le concert débutait par une chanson de Gautier de Coincy (1177-1236) intitulée "Ma vièle"

(jouée par Sylvain Dieudonné), et se concluait sur un choeur intitulé "Rejoice, rejoice and sing",

précédé d'une pavane instrumentale de Tomas Lupo (1571-1627) interprétée par des violes

(dont celle de Christophe Coin) et des violones. L'enchaînement des morceaux

respectait la chronologie allant de la vièle médiévale, à la viole baroque.

 


L'église Saint-Séverin est l'une des plus anciennes de Paris, elle est située au Quartier Latin,

à proximité de la très touristique rue de la Huchette, et de l'île de la Cité où est bâtie Notre-Dame.

Je ne la connaissais jusque là que de l'extérieur. C'est une église médiévale, un cadre

de choix pour ce concert dont les pièces dataient du XIIIè au XVIIè siècle.

 


La première partie, médiévale, comptait huit pièces, dont deux instrumentales,

et six chorales, chanson, motets et canon, des polyphonies écrites il y a huit siècles

dont le caractère vivant et expressif séduit toujours l'auditoire.

 

 

La deuxième partie, anglaise,  des XVIè et XVIIè siècles,

comptait 13 pièces, instrumentales et vocales, avec une grande richesse dans la composition

et l'interprétation, plus proche de la musique post-Renaissance qui constitue  l'une des périodes

musicales les mieux connues de la plupart des mélomanes .

 


Le concert était d'une qualité exceptionnelle (mes images le sont moins, l'appareil photo semble avoir

un problème, il a fallu beaucoup de corrections pour obtenir ce qui figure dans cet article), il fut parfait

de bout en bout, et le public fut très enthousiaste, applaudissant longuement à la fin. 

 


Le concert suivant de la Maîtrise de Notre-Dame (solistes) hors les murs, sera donné

le 20 mai, en l'église Saint-Séverin, à 20h30 (au programme: Bach, Schütz, et Purcell).
 


Après avoir été saluer le chef de choeur, je suis rentrée chez moi.


Sylvie, blogmestre


PS: j'ai eu une pensée pour les mémoires d'Alain Corneau, Guillaume Depardieu, et

Jean-Pierre Marielle lors de ce concert, dont l'inoubliable "Tous les matins du monde",

récemment rediffusé par Arte, avait fait découvrir la viole à beaucoup de cinéphiles...

 

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