Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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Bach et l'Italie

Après une dizaine de jours sans activité extérieure pour cause de santé, je suis allée hier soir avec

beaucoup de plaisir entendre la Maîtrise et l’Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de

Henri Chalet, accompagnés par Yves Castagnet à l’orgue de choeur, dans un programme baroque.

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Bach et l'Italie

Pour cette semaine de commémoration et de centenaire de la fin de la guerre de 1914-1918,

le choeur (architectural) de la cathédrale était tapissé de drapeaux européens, et baigné d’un

éclairage tricolore. Partie d’Arcueil-gare à 19h45*, j’étais arrivée sur le parvis peu après 20h,

et pus m’installer dans les premiers rangs latéraux, avec une belle ouverture visuelle.

 

Bach et l'Italie
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Bach et l'Italie

Le concert débuta par une introduction musicale, l’allegro du concerto en la mineur de Vivaldi,

à l’orgue de choeur, pendant lequel les choristes vinrent lentement se mettre en place,

en disposition dispersée sur les marches de l’autel et devant.

Bach et l'Italie

Le programme choral se composait d’une première partie de musique italienne baroque, par ordre

chronologique des compositeurs, et d’une deuxième partie composée d’une cantate de JS Bach.

La première partie proposait un Adoramus Te de Claudio Monteverdi, suivi d’un Miserere mei

de Gregorio Allegri, puis un Crucifixus à 8 voix d’Antonio Lotti, et enfin un Stabat Mater de

Domenico Scarlatti. Cette partie fut très appréciée et applaudie, j’ai personnellement beaucoup

aimé l’oeuvre d’Allegri, dans laquelle une voix soliste de soprane montait très haut dans l’aigu

avec une aisance nuancée, apportant une touche presque surnaturelle à l’ensemble.
 

 

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La deuxième partie était la cantate “Ich hatte viel Bekümmernis”, comportant des choeurs,

un récitatif et une aria. Le coeur de Bach était plein d’affliction au début de l’oeuvre, ce qu’il

traduisait en musique, en particulier dans le récitatif et l’aria. Le choeur venait ensuite apporter

à l’âme un soutien, et progressivement la musique se transformait pour devenir éclatante.
 

Le concert, très beau, avec des voix superbes, fut très applaudi. Yves Castagnet vint saluer avec

les choristes et le chef de choeur (malheureusement, mes photos de fin de concert ne sont pas

nettes, suite aux mouvements des auditeurs en fin de concert qui ont perturbé l’appareil), ainsi que

les solistes des différentes pièces interprétées, qui sortirent du choeur pour se présenter seuls.
 

 


Nous avons quitté la cathédrale aussi laborieusement qu’à la sortie d’une messe, un peu

avant 22h, après que j'ai eu le plaisir de croiser Sylvain Dieudonné parmi les auditeurs, et je suis

rentrée le plus vite possible, car le froid devenait sensible. Une très belle soirée, un très

beau programme, je vais creuser Allegri pour ma connaissance personnelle…

 

Sylvie, blogmestre

 

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