Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Partie hier de la gare d’Arcueil vers 9h40* (les machines auxquelles j’ai eu affaire n’affichaient pas la même heure),
j’arrivai à Saint-Michel Notre-Dame vers 10h, ce qui était tardif pour un dimanche de Pâques très fréquenté,
cependant, la file attendant l’entrée dans la cathédrale était encore d’une longueur proche de celle des autres
dimanches. De plus, l’entrée des fidèles fut enfin prioritaire sur celle des touristes, et facilitée par les CRS.
La messe grégorienne de 10h était commencée à mon entrée, et la cathédrale déjà très remplie,
mais elle était relayée par les écrans de télévision, ce qui fait que l’on voyait bien dans toute la nef.
Elle était présidée par Mgr Chauvet assisté d’autres prêtres, et chantée par la Maîtrise d’adultes
de Notre-Dame, composée d’une douzaine de messieurs, sous la direction de Sylvain Dieudonné.
C’était une messe grégorienne extrêmement chantée, avec onze interventions du choeur figurant
sur la feuille, auxquelles il fallait ajouter le Credo et le Pater noster chantés aussi par l’assemblée.
Dans les particularités liturgiques, la messe de Pâques ne comportait pas de Kyrie, mais Gloria,
Credo, Sanctus, Agnus Dei. L’Evangile selon Jean relatait la découverte du tombeau de Jésus vide
par Marie-Madeleine, relayée par Pierre et un autre disciple, trouvant la pierre tombale ôtée,
les linges et le suaire qui entouraient le corps posés à plat ou roulé, exécutant ainsi
la prophétie selon laquelle il fallait que Jésus resssucitât d’entre les morts.
La messe fut plus longue qu’à l’ordinaire, du fait de l’abondance des passages chantés, et
du nombre important des fidèles. Elle se termina vers 11h20, et la procession ressortit du choeur,
suivie lentement par la foule présente dans la nef, croisant une autre foule désireuse d’y entrer,
contenue en masse à l’extérieur et partiellement à l’intérieur, l’ensemble dans un finale
étourdissant de grand orgue, joué par Vincent Dubois, qui fut applaudi. Ce fut une très belle messe,
sans le stress que j'y avais ressenti les deux années précédentes, mais peut-être étais-je mieux placée.
Merci à tous les acteurs de ces célébrations, qui ont beaucoup donné durant la semaine écoulée pour
qu'elles se passent au mieux, prêtres, chantres, laïcs, service d'ordre et forces de l'ordre.
Quelques personnes tentèrent de sortir par l’entrée, et d’autres d’entrer par la sortie, mais ce fut anecdotique, et
les transferts se firent dans la dignité, c’était l’essentiel. Une fois sur le parvis, il fallait encore se frayer un chemin
entre les barrières et les badauds qui avaient envahi le parvis et les alentours. La file d'attente des personnes
souhaitant entrer dans la cathédrale était particulièrement impressionnante, j'ai renoncé à prendre une photo,
faute de trouver un angle de prise de vue. J’ai repris le RER vers 11h30**, l'entrée située sous le parvis ayant
curieusement été rouverte, contre toute attente. A Arcueil, des violettes pascales émaillaient les pelouses...
Sylvie, blogmestre
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