Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Je suis allée hier, pour son deuxième jour d'ouverture, au Salon de l'agriculture de la Porte de Versailles.
Nous étions très nombreux à avoir eu la même idée, une foule dense et variée, mais le même plaisir dans les yeux.
J'étais partie d'Arcueil gare à 14h07*, et arrivée au Salon vers 14h50**
Il y avait un avantage à visiter le salon juste après la visite présidentielle: les animaux
étaient visiblement pomponnés, et un effort de communication se ressentait partout.
Après avoir pris un plan, je décidai de commencer la visite par les équidés, un peu négligés
l'an dernier. Mais le hasard des distributeurs fit que je commençai par les bovins, voici les vaches pie de
la Meuse, les vaches de mon enfance lorraine, regardant paisiblement passer les humains.
Les vaches et les cochons étaient bien propres et leur hall presque inodore. Il en allait différemment
de mes amis les chevaux (si vous avez fait un peu de manège, vous comprendrez), aux queues
encore tressées, et même tricolorisées, ne dédaignant pas un petit grattage de crâne.
Plus étranges étaient les hôtes temporaires du salon ci-dessous...
Dans le même pavillon que les chevaux, il y avait "l'odyssée végétale", je crois que c'est là que se
tenait le concours d'arrangements floraux, avec un buffet réservé aux concurrents, qui faisait saliver les
promeneurs... Que viennent chercher les Franciliens au Salon de l'agriculture? Je dirais que
majoritairement, ils viennent voir les animaux, et manger des victuailles rares ou festives, renouer
aussi un contact avec les terroirs, qui viennent à eux au milieu de leur enclos urbain, peut-être
retrouver le souvenir d'une enfance où les champs et les villages étaient plus présents.
Les chameaux ci-dessus étaient selon mon plan, hébergés par le pavillon 5, avec des exposants
de denrées alimentaires, notamment africaines, d'où les coursiers du désert. Toujours au pavillon 5,
qui compte deux étages, la France d'outremer était un espace musical et bruyant, chaleureux,
étalant ses punchs, son artisanat, ses spécialités culinaires dans une ambiance de fête.
Des visiteurs mangeaient des accras dans le brouhaha à 16h de l'après-midi...J'achetai des
pêches confites délicieuses, à offrir, et goûtai des cornes de gazelle, disant que je reviendrais à la fin,
puis incapable de retrouver le stand...Enfin, me dirigeai vers les volailles. Ici et là, il y avait des stands
rattachables à l'environnement (qui est ma spécialité, mais que je n'exerce plus hélas faute de santé),
comme celui de l'INRA, mais mieux valait les laisser aux visiteurs qui n'ont pas de connaissance
du sujet, ou peu. Il y avait aussi des bulbes décoratifs, et des plantes gastronomiques. J'aurais
craqué pour une tubéreuse ou un groseillier à maquereaux (inséparables souvenirs d'enfance!) mais
en leur absence, je fis des économies. J'aurais été intéressée par ces réseaux locaux qui se
développent entre agriculteurs et consommateurs, mais cela reste pour l'instant à la marge...
Les volailles, absentes l'an dernier, étaient de retour cette année, j'ai même ouï dire que le Président
avait adopté une poule... La couveuse à poussins pépiait au milieu des petits d'hommes ébahis,
mais je n'ai pas trouvé les canards annoncés. Les coqs considéraient d'un oeil prudent la prolifération
de smartphones autour d'eux, et attendaient la lassitude des visiteurs pour cocoricoter en off. Ils ne
sont pas encore habitués à la célébrité, dans une semaine, ils délivreront tous les enregistrements qu'on voudra!
Au fur et à mesure que l'après-midi passait, on voyait de plus en plus de visiteurs assis par terre dans les grands halls,
ou sur des sièges quand ils en trouvaient. J'avais évité la bière ou le punch, proposés partout, par crainte d'un cassage
de jambes qui aurait compromis ma sortie, cependant, après 2h30 de déambulations agricoles, j'étais très fatiguée.
Je suis ressortie du pavillon des volailles vers 17h20, la température agréable de l'après-midi avait fraîchi,
et la foule entamait un mouvement de retrait, sortant massivement du Salon comme elle y était entrée.
Je fis de même et repris le métro à 17h29***, sans parvenir à faire autre chose que rentrer chez moi. Pendant
la soirée, je constatai un discret souvenir olfactif des équidés imprégné dans ma propre crinière... disparu depuis.
Sylvie, blogmestre
PS: les chevaux étaient très propres, c'est leur odeur qui est prégnante, quand je montais à cheval, l'heure
de manège était suivie inévitablement de douche, shampooing et lessive des vêtements portés