Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
... et Abrahamsen, compositeur danois contemporain. C'était hier soir dans le grand auditorium de la
Maison de la radio, où l'orchestre philharmonique de Radio France donnait quatre oeuvres de
ces quatre musiciens, sous la direction d'Alexandre Bloch. J'avais trouvé une place d'occasion.
J'étais au premier rang du 2è balcon, d'où je voyais très bien (il y a quelques barres
dans le champ de vision, mais il vaut mieux qu'elles existent!)
La première partie du concert, proposait Märchenbilder, une oeuvre pour orchestre de chambre, de
Hans Abrahamsen. Elle était suivie du concerto pour deux pianos et orchestre en ré mineur de
Francis Poulenc. Un entracte séparait les deux parties du concert. La deuxième partie se composait de
la Rhapsodie espagnole de Maurice Ravel, suivie de la Symphonie en trois mouvements d'Igor Stravinsky.
Le concert était diffusé en direct et peut être écouté sur le site de la station de radio.
Je vous recommande de ne pas sauter l'introduction faite par le chef d'orchestre Alexandre Bloch, très talentueux,
qui nous a expliqué la pièce d'Abrahamsen en vision de canards cancanant dans les portées... Märchenbilder était en
effet l'oeuvre la moins mélodique de la soirée, c'était une composition musicale de sons, brillante et
virtuose, qui nécessitait peut-être une introduction pour mieux la comprendre. La suite nous était plus familière.
Les deux pianos du concerto de Poulenc furent installés tête-bêche devant l'orchestre, et deux jeunes
pianistes ravissantes, en robe noire, et robe bustier rouge (brrr! quel courage!) s'installèrent aux claviers.
Les deux solistes étaient Lidija et Sanja Bizjak, deux soeurs originaires de Belgrad. Elles furent
remarquables dans ce concerto, et l'orchestre aussi. L'on y retrouve toute la fantaisie et l'espièglerie
de Poulenc, l'un des grands génies musicaux du XXè siècle. Le concerto fut très applaudi, et les deux
soeurs nous interprétèrent une pièce sans orchestre à deux pianos en bis, dont le nom a
probablement été donné à l'antenne par France Musique, mais pas sur le plateau.
La deuxième partie débutait par un autre génie musical français du XXè siècle, il s'agissait de
Maurice Ravel. L'auditorium était plein à quelques places près, et beaucoup d'auditeurs venaient
spécialement pour la Rhapsodie espagnole. Le piano prévu par Ravel dans cette oeuvre avait ici été
remplacé par un célesta qui délivrait ses petites notes argentines du plus joli effet. Ravel fut très applaudi.
Alexandre Bloch, qui dirigeait avec fougue et maestria, Abrahamsen à mains nues, et la suite du
concert à la baguette, fit lever les musiciens par groupes, dans l'enthousiasme. La dernière partie,
une symphonie en "seulement" trois mouvements, mélodique, de Stravinsky utilisait à nouveau le piano,
et une clarinette basse à la forme intéressante (il y avait aussi un trombone basse que je ne voyais pas).
Il y eut beaucoup d'applaudissements à la fin du concert, un très beau concert. Alexandre Bloch,
jeune chef français que Mikko Franck présentait dans le livret de la soirée comme très prometteur
tenait ses promesses! Signalons qu'Alexandre Bloch dirigera l'orchestre philharmonique de Radio France
dans l'émission de Jean-François Zygel "Les clés de l'orchestre" le 8 janvier à 16h au grand auditorium de
la Maison de la radio, où sera décortiquée la Rhapsodie espagnole de Ravel.
Nous sommes ressortis du concert un peu après 22h.
Sylvie, blogmestre
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