Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Il y avait hier soir un concert de rentrée à l'Opéra Bastille, dirigé par Philippe Jordan,
où l'Orchestre de l'Opéra national de Paris déployait ses musiciens sur scène au lieu de
les enserrer dans la fosse en sous-sol, comme c'est l'usage pour les opéras. Au programme, pour notre
plus grand plaisir, des extraits symphoniques de la Tétralogie de Richard Wagner.
J'avais un billet acheté d'occasion au deuxième balcon, dans un endroit que j'aurais trouvé très vertigineux
l'an dernier. Quelqu'un près de moi est entré en disant "Hou! C'est vertigineux!", ce qui m'a fait sourire,
m'étant habituée à la salle, ses vertiges ne m'impressionnent plus. Voici la vue sur scène de ma place:
Impressionnant quand même, n'est-il pas? Le billet n'étant pas à mon nom, précisons que j'étais partie d'Arcueil-gare
à 19h15*, arrivée à la station Bastille à 19h50**, la sonnerie retentissant alors que je grimpais au 4è étage.
Voici la couverture du programme, récupéré plus haut en deux exemplaires, car ma voisine avait assez grimpé.
La date du concert était à l'intérieur, et bonne nouvelle, vous pourrez en profiter en radiodiffusion!
Nous avons entendu, de l'Or du Rhin, le prélude, les interludes, et l'entrée des dieux au Walhalla;
puis de La Walkyrie, la chevauchée des Walkyries, et l'Incantation du feu; puis de Siegfried,
les Murmures de la forêt. Après un entracte, qui m'a permis de lire quelques pages très wagnériennes dans
le programme, nous avons entendu, du Crépuscule des dieux, le voyage de Siegfried sur le Rhin,
la Marche funèbre, et l'Immolation de Brünnhilde. Voici l'Orchestre national de l'Opéra de Paris:
Comme vous pouvez le voir, la scène était gainée d'une conque acoustique, techniquement utile,
mais visuellement contribuant à l'assombrissement de l'ensemble (le sol est sombre, les costumes sont noirs,
heureusement qu'il y a les cuivres et les tubas, wagnériens ou non, qui brillent!)
Ci-dessus, une partie des cuivres. Les tubas conçus spécialement par Wagner pour la Tétralogie,
hybrides de cor et de tuba, sont à droite de la dernière rangée. Précisons que ces tubas wagnériens
ont été utilisés par Anton Bruckner dans sa 7è symphonie (oui oui, celle dont je dois parler dans
mon article en retard sur le cycle Barenboïm), en hommage à Wagner.
Le concert était grandiose, chuchotant ou tonitruant, vibrant, dirigé par Philippe Jordan toujours excellent,
en pleine forme et paraissant enchanté de retrouver son orchestre et son public. La partie de Brünnhilde
fut chantée par la soprano Anja Kampe, que le chef embrassa à la fin, et qui fut rappelée jusqu'à
ce que les musiciens donnent le signal du départ.
Un superbe concert à réécouter sur France Musique, très fort (Wagner, ça s'écoute fort, disait mon père
en imposant la Tétralogie à tout son immeuble, qui n'en demandait pas tant...) avec une bonne chaîne!
Sylvie, blogmestre
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