Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Hier soir j'ai entendu le concert d'orgue en hommage à Maurice Duruflé qui était donné
en la cathédrale Notre-Dame de Paris par les trois organistes titulaires du grand orgue.
Je suis arrivée sur le parvis de la cathédrale depuis Paris, en métro, ce qui fut une bonne chose car un
colis suspect était en cours d'extermination dans ma station de RER habituelle...
Il était impossible de traverser la zone située au-dessus de la station de RER, il fallut la contourner par les quais pour revenir sur
le parvis, de l'autre côté. De jeunes militaires expliquaient le chemin à suivre, et les passants étaient plutôt disciplinés.
Entrée dans la cathédrale, au moment où je demandai un billet à l'accueil, un "boum" se fit entendre en sous-sol.
A l'intérieur de la nef, les auditeurs étaient répartis plutôt vers l'arrière, pour être plus près de l'orgue.
Personnellement, comme je suis hypersensible à certains sons, j'ai préféré me mettre à l'avant de la nef
(d'autres personnes ont bougé vers l'avant en cours de concert, ai-je remarqué). Le Chanoine Dupont-Fauville vint
nous présenter le concert, qui commémorait les trente ans de la mort du compositeur.
C'était un concert méditatif, composé de trois parties interprétées chacune par l'un des organistes
de la cathédrale. Olivier Latry commença, jouant les trois mouvements de la suite opus 5 ( de 1932):
Prélude, Sicilienne, Toccata. Voici un extrait de la Sicilienne, pour l'atmosphère méditative:
Puis Philippe Lefebvre interpréta Prélude, adagio et choral varié sur le Veni creator, opus 4 (de 1930).
Enfin, en troisième partie, Vincent Dubois interpréta trois oeuvres de différentes périodes de la vie de Duruflé,
le Scherzo opus 2 (de 1926), la Fugue sur le carillon des heures de la cathédrale de Soissons, opus 12
(de 1962), et Prélude et fugue sur le nom d'Alain, opus 7 (de 1942). Dans la deuxième pièce, contemporaine
des motets et d'une des révisions du Requiem, on retouvait des thèmes vocaux entendus dans Ubi caritas,
Tota pulchra es, ou le" Libera eas de ore leonis" du Requiem. Il y eut un incident technique entre la deuxième et
la troisième pièce de cette troisième partie, qui créa un interlude involontaire. Le concert fut très applaudi, il était très beau
(j'ai souffert des finales fortissimo, mais les personnes en bon état de santé ont beaucoup aimé les fortissimo),
les auditeurs applaudirent debout, tournés vers l'orgue, les trois organistes vinrent saluer ensemble.
Nous sommes ressortis de la cathédrale avant 22h. A l'entrée du portail, un cicerone faisait un discours enflammé en version
originale à des touristes asiatiques, qui buvaient ses paroles. Pas de traduction, dommage!
A notre sortie, le RER avait rouvert ses portes, et avertissait benoîtement que des pickpockets pouvaient
sévir dans la station, et même sur les escaliers roulants... il était 21h56*
Sylvie, blogmestre
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