Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
J'ai entendu hier soir un concert magnifique donné au grand auditorium de la Maison de la radio,
interprété par l'Orchestre philharmonique de Radio France et le Choeur de Radio France, et de nombreux
solistes, sous la direction de Mikko Franck. Le concert proposait en première partie "L'enfant prodigue",
cantate de Claude Debussy, et en seconde partie "L'enfant et les sortilèges",
fantaisie lyrique de Maurice Ravel.
J'étais cette fois au deuxième balcon, et le grand auditorium affichait complet.
Voici une vue de l'auditorium de ma place:
Une anecdote: à l'âge de 13 ans, j'ai écopé de deux heures de colle pour avoir dissipé mes camarades de classe pendant
que nous écoutions "L'enfant et les sortilèges" en cours de musique... Notre professeur de musique était mortifiée parce que
j'étais une de ses bonnes élèves... mais je n'étais tout simplement pas accessible à cette musique-là à cet âge-là.
A mettre en parallèle avec les collégiens de l'article précédent! Radio France a eu l'excellente idée de mettre
les textes chantés dans les deux oeuvres proposées, dans le livret. Excellente idée pour deux raisons: on ne
comprend pas toujours le texte lorsqu'il est chanté, et on a du plaisir à le lire intégralement ensuite, quand on l'a aimé chanté.
La cantate de Debussy était une commande destinée à concourir pour le prix de Rome. Trois solistes
l'interprétaient, dont Roberto Alagna, dont la présence suscita le ravissement du public.
La cantate était très jolie, très bien interprétée, et fut très applaudie. Après l'entracte, la seconde partie
était la fantaisie lyrique de Ravel. Je ne pense pas que "L'enfant et les sortilèges" soit une musique pour
enfants, je pense que c'est une musique pour adultes qui parle d'enfant, mais que seuls les adultes
ont assez de recul et d'humour pour comprendre. Les solistes jouaient de manière très réjouissante,
qui le chat, qui l'écureuil, qui la théière ou la tasse chinoise... Je reconnus le timbre de contralto de
Nathalie Stutzmann, qui faisait la Mère de l'enfant, mais aussi un ustensile de cuisine (!), les autres
solistes m'étaient inconnus jusqu'alors. Cette deuxième oeuvre eut encore plus de succès que la première,
il faut dire que l'interprétation et la direction de Mikko Franck étaient superbes.
Le Choeur de Radio France, dont Sofi Jeannin est la nouvelle directrice, était placé dans la corbeille
choeur, à l'arrière de l'orchestre, là où j'étais assise la veille. Il chantait les parties collectives, qui
n'étaient pas chantées par les solistes. Ce fut un très beau concert, qui me réconcilia avec l'oeuvre.
Les solistes furent applaudis et rappelés, et tous reçurent des fleurs, même les messieurs.
Ci-dessous, l'orchestre et les solistes qui se retournent vers l'arrière de l'auditorium.
Sylvie, blogmestre
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