Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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Mozart et Bruckner

Les 27 et 28 janvier à la Philharmonie de Paris, sont donnés deux concerts par l'Orchestre de Paris,

sous la direction de Paavo Järvi. J'étais à celui du 27 janvier, si le programme vous tente,

un concert identique a lieu ce soir, que je vous recommande, s'il reste des places.

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Billet latéral très confortable

Billet latéral très confortable

Le programme de la soirée comportait le concerto pour piano n°24 en ut mineur de Wolfgang Amadeus

Mozart, et la symphonie n°5 en si bémol majeur d'Anton Bruckner. Je suis entrée avec d'autres personnes,

il y avait beaucoup de monde, dans la grande salle, alors que certains musiciens étaient déjà placés...

J'étais de trois-quart arrière du côté gauche de l'orchestre.

 

L'Orchestre de Paris, et la grande salle de la Philharmonie

L'Orchestre de Paris, et la grande salle de la Philharmonie

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Cet article sera assez court car j'ai du mal à rassembler mes idées aujourd'hui, c'est une journée douleurs et fatigue,

je compenserai par un peu plus de photos, prises avant et après les œuvres du concert. Le concerto de

Mozart était interprété au piano par Lars Vogt, avec une grande sensibilité. Ce concerto m'a semblé hybride

musicalement, c'est-à-dire que je savais qu'il s'agissait d'un concerto de Mozart, mais si je ne l'avais pas su, j'aurais hésité.

Il porte une douleur en lui, ce qui est traduit par le mode mineur, et certaines harmonies dans le premier

mouvement qui préfigurent celles que l'on retrouvera ultérieurement dans le Requiem. La partie de piano est

parfois très simple, parfois en dialogue virtuose avec un groupe d'instruments, le mode passe en majeur

brièvement pour conclure en mineur. Lars Vogt s'est montré exceptionnel, très applaudi par le public

très nombreux. Il reviendra nous jouer en bis un nocturne de Chopin. Malheureusement, sur la photo que

j'ai prise de lui il a bougé... Voici les premiers violons et le chef :

Paavo Järvi et les premiers violons

Paavo Järvi et les premiers violons

Pendant l'entracte, les derniers arrivants reçurent un programme, il n'y en avait plus assez à notre arrivée.

Je me plongeai dans le programme, en commençant par la symphonie de Bruckner, car on comprend mieux

l'oeuvre lorsqu'on a lu les commentaires musicologiques avant... J'y ai trouvé une définition de la fugue dont je vous

fais part, camarades choristes : « c'est une forme d'écriture musicale exploitant le principe de l'imitation. A partir du XVIIè

siècle, désigne une composition entièrement fondée sur ce procédé : « fuir », parce que l'auditeur a l'impression que le

thème de la fugue fuit d'une voix à l'autre. » Ce n'est donc pas seulement un morceau de choeur où les basses chantent

plus longtemps que les ténors, qui chantent plus longtemps que les altos, et où les sopranes se la coulent douce pendant

une dizaine de mesures avant de rejoindre la mêlée des voix... Mais revenons à Bruckner, et à sa 5è symphonie,

qui présente cette particularité que chaque mouvement commence par une longue

partie lente de cordes pincées de contrebasses et violoncelles.

Contrebasses, violoncelles, cuivres et timbales

Contrebasses, violoncelles, cuivres et timbales

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Le livret fait état de religiosité de l'oeuvre, ces débuts répétés, lents et rythmés, à la sonorité étouffée,

y font penser, ainsi que, sur le mode joyeux, les cuivres réunis par moments qui rappelaient la musique

de Noël anglaise. Pour le reste de l'oeuvre, j'ai écouté le hautbois, toujours émouvant, les violons auxquels

le chef faisait de petits signes d'encouragement ou de modération, les timbales qui elles aussi revenaient

cycliquement, à la fin des mouvements, pour finir le quatrième dans un grand envol de baguettes.

Une belle symphonie superbement interprétée. Il y eut de nombreux rappels.

 

Sylvie, blogmestre

L'Orchestre de Paris salue l'arrière de la salle

L'Orchestre de Paris salue l'arrière de la salle

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