Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
J'ai assisté hier soir au concert de l'Orchestre de Paris à la Philharmonie. J'avais réservé une place
sur Classictic , qui en avait encore, alors que celles de la Philharmonie étaient épuisées.
(Précision: j'avais pris par erreur un billet à la Philharmonie pour le même concert le 20 janvier, auquel je n'ai pu participer
puisque j'avais déjà réservé pour le 20 janvier une place au concert des Enfoirés, j'ai donc donné la place du 20 janvier
pour la Philharmonie à une choriste, et j'en ai racheté une pour le 21 janvier, les places de concert n'étant pas
échangeables). Il est utile de le préciser, car la place à la Philharmonie du 20 janvier était à mon nom, mais ce n'est pas
moi qui l'ai utilisée. Le 20 janvier au soir, j'étais à Bercy, et le 21 janvier au soir, à la Philharmonie.
Mais au contrôle de la Philharmonie, les billets e-Ticket ne sont pas flashables car ils ne comportent pas
de code-barre... J'ai donc récupéré mon billet avec code-barre au retrait des billets prépayés.
La salle était effectivement très pleine. J'étais à l'arrière-scène, ce qui finalement correspond à
une place de choriste en activité lors d'un concert, derrière, l'orchestre, face au chef!
Le programme de la soirée était composé de la suite Aladdin de Carl Nielsen, du concerto
pour violon n°1 de Dimitri Chostakovitch, et de la 9è symphonie, en ut majeur, de Franz Schubert,
interprétés par l'Orchestre de Paris, sous la direction de Paavo Järvi. La suite Aladdin en sept mouvements
a été créée par Carl Nielsen, compositeur danois , en 1919. Commençant par une Marche
orientale au son des tambours et des cymbales, l'oeuvre alterne les tempos, et les impressions, jusqu'à la
Danse nègre puissante et syncopée de la fin. J'ai trouvé cette suite, que je ne connaissais pas, très
intéressante, alternant les sonorités, chatoyante, immédiatement suggestive, et très agréable à écouter.
Puis nous entendîmes le premier concerto pour violon de Chostakovitch, interprété au violon solo
par Lisa Batiashvili, qui est une jeune violoniste géorgienne. Elle portait une robe de sirène, avec une longue jupe
bleue et un haut échancré scintillant couvert de sequins, semblant une multitude de petites écailles brillantes. Très joli!
La musique de Chostakovitch, en revanche, n'était pas faite de mélodies voluptueuses nécessitant que
les marins s'attachassent aux mâts de leurs navires pour y résister. Techniquement très exigeante pour
la jeune interprète, qui était parfaite dans son exécution, j'ai trouvé l'oeuvre assez aride. Lisa Batiashvili
n'en avait que davantage de mérite, que la salle lui reconnut sans conteste sous forme d'applaudissements
et de rappels. Il y eut un bis avec l'orchestre, et j'eus du mal à prendre une photo nette.
Après l'entracte, il restait l'oeuvre principale, la 9è symphonie de Schubert, dernière symphonie achevée
par le jeune compositeur romantique, décédé à l'âge de 31 ans. Retrouvée par Schumann dix ans après
la mort de Schubert, la première exécution de cette symphonie sera confiée à Félix Mendelssohn en 1839.
La 9è symphonie de Schubert est dite " Grande symphonie en ut majeur", car Schubert avait déjà écrit
une symphonie en ut majeur, la sixième, qui deviendra la "Petite" après la découverte de la 9è. La 9è
de Schubert dure environ une heure, ce qui est une durée de longueur inédite à cette époque pour
une symphonie en quatre mouvements exclusivement instrumentale. Elle fait la part belles aux bois, en
particulier au hautbois. Contemporaine de la première symphonie de Beethoven, elle préfigure toute
la musique romantique. Belle, équilibrée, envoûtante, personne ne se plaindrait de sa durée! Paavo Järvi,
qui est à la tête de l'Orchestre de Paris depuis 2010, et qui est Commandeur des l'Ordre des Arts et
Lettres tient l'Orchestre de Paris au bout de ses doigts, c'est très perceptible en le regardant diriger. Sa
direction est précise et énergique, et la communication entre ses musiciens et lui est intense sans effort.
Toutes les bonnes choses ayant une fin, la symphonie 9è dit "Grande" se termine vers 23h10.
Nous repartons dans le froid vers le métro de la Porte de Pantin, qui a décidé de faire la grève des tickets... pour une raison
inconnue ses machines à poinçonner ne marchent pas, et on nous ouvre une porte pour que nous puissions passer
quand même. Mais la gare du Nord, quelques stations plus loin, poinçonne bien tout ticket de RER qui se présente!
Sylvie, blogmestre