Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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La vie parisienne, selon Offenbach

J'ai assisté hier à la dernière représentation parisienne, au théâtre des Champs Elysées, de

l'opéra-bouffe de Jacques Offenbach, brillamment mis en scène et en costumes par Christian Lacroix,

et généreusement proposé à 15€ au premier et second balcons, ce qui le rendait accessible à un public élargi.

C'était une séance familiale, entre 17h et 20h.

 


J'avais réservé un strapontin dont l'assise était incertaine (le strapontin incline par nature à se refermer, même sans votre

accord) et la place pour les jambes maigre, mais d'où la vue n'était pas du tout réduite, ce qui compensait largement

l'instabilité. Le théâtre était quasiment plein, et l'ambiance digne des meilleurs jours d'avant 2020! Triple vérification à

l'entrée, les sacs, le passe sanitaire, et enfin le billet étaient examinés, scannés, avant admission de l'auditeur.

 



L'intrigue: deux compères, Gardefeu et Bobinet, amateurs de femmes légères, organisent la

récupération d'un couple de Danois en visite à Paris, le baron et la baronne de Gondremarck.

Le baron s'avère être un séducteur contrarié,  pour qui ses "guides" parisiens vont organiser

des festivités privées avec l'aide d'une gantière, d'un bottier, de quelques domestiques, et de leurs

relations panachées. Un Brésilien flamboyant et flambeur s'ajoute à la fête, dont la tante de Bobinet

découvre les ravages chez elle en rentrant de voyage. Mais tout finit bien, dans l'alacrité générale.


 



Connaissant cette oeuvre depuis mon enfance, mes parents étaient des fans d'Offenbach, je peux en chanter des

passages entiers (hourrah, hourrah, hourrah, je viens de débarquer, mettez vos faux cheveux, cocottes!) (il est content,

mon colonel, ou du moins, je l'espère... es-tu content, mon colonel?)(son habit a craqué dans le dos, oui son habit a

craqué craqué dans le dos, dans le dos!), ce fut donc un florilège de chansons espiègles connues dans un décor

de théâtre particulièrement soigné, avec quelques intrusions inattendues et très drôles qu'Offenbach n'avait pas

prévues: un défilé de mode dénudé en robes transparentes, avec déhanchement, effectué avec grâce et naturel

(affecté) par des messieurs (danseurs) en escarpins très hauts, ou l'évocation pétrifiée de la statue du Commandeur

de Don Giovanni par un coureur de jupons impénitent (les amateurs d'opéra ont bien ri). Les Musiciens du Louvre,

sous la direction de Romain Dumas, furent éblouissants. J'ai beaucoup aimé ce spectacle.


 


La chaîne de télévision culturelle Arte avait diffusé une captation de ce spectacle le 27 décembre au Théâtre

des Champs Elysées, que j'avais alors vue en ligne, puis revue pour le jour de l'An. Depuis, Arte en a fait une

vidéo visible sur son site à l'adresse suivante: "La vie parisienne" de Jacques Offenbach - Regarder le

programme complet | ARTE si vous ne l'avez pas encore vue, je vous la conseille fortement, c'est une brassée de

gaîté et de drôlerie, un boosteur de sérotonine bien plus efficace que la concurrence chimique! (je vais m'en

fourrer, fourrer jusque là...) Les chanteurs et danseurs, magnifiques (superbes voix, et entrechats

désopilants), nous ont fait des signes d'au revoir, d'amour, jusqu'au bout, même depuis les derniers

décimètres de scène encore visibles à la tombée du rideau.La distribution est visible sur le site d'Arte.

Ils vont partir en tournée en France, accueillez-les et faites-leur le triomphe qu'ils méritent!

 


Je suis repartie par l'avenue Montaigne, toute illuminée (plus jolie que les Champs-Elysées, à mon avis),

vers le métro de la ligne 1 (et bien m'en a pris, la ligne 6 par laquelle j'étais arrivée ne roulait plus depuis

plusieurs heures), en fredonnant un galop ou un can-can endiablé (était-ce le même?)

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

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