Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Je n'ai pas vu mes parents depuis le 17 décembre 2020. J'avais déjà tenté en février d'aller les voir, mais ayant contracté
un microbe hivernal (hors CoVid), il ne m'a pas semblé judicieux d'aller véhiculer le microbe. Mal m'en a pris. Il y eut
ensuite un RV en hôpital, dont j'attendis les résultats pour reprendre date avec l'EHPAD, on me proposa le 10 mars,
que je refusai, car les 10, 19, 28 je suis suivie et harcelée de tous côtés, et je ne me voyais pas passer ainsi dix heures
de train. On me proposa alors le 17 mars, c'était très tard, et le spectre du reconfinement se profilait de plus en plus.
J'acceptai, et pris toutes précautions pour ne pas contracter quelque chose, et enfin, hier, je fus sur le point
de partir, avant le reconfinement qui menaçait de nous tomber sur le nez.
En y regardant de près, seul le train de 9h52 semblait jouable, et le trajet supportable (moins de 5h).
Je partis de chez moi vers 9h15, et fus sur le quai du RER à 9h23.
Hélas, le RER prit son temps pour arriver, puis, ce fut le métro de la ligne 6 qui stationna longuement sur
le quai de la station Edgar Quinet (à proximité de Radio Notre-Dame, je suppose). Il était 9h48,
et mon train partait dans 4 minutes de la gare Montparnasse... Je protestai sans succès auprès du conducteur,
qui portait cependant une veste indiquant dans le dos en blanc sur vert "on est là pour vous aider"...
J'espérais que le TGV aurait peut-être 5 minutes de retard, ce qui m'aurait suffi pour l'avoir, il fallut pousser
beaucoup de fessiers féminins sur les escalators, qui consultaient leurs SMS au milieu des marches, à se
demander si elles le faisaient exprès. Mon train était parti quand j'arrivai sur le quai. C'est la première
fois de ma vie que je rate un train. Il faut dire que l'on m'avait bien aidée...
Après 3 tentatives, je parvins à joindre l'EHPAD de mes parents afin de les informer de mon retard, et que je
prendrais le train suivant qui était une heure plus tard, était-il possible de permuter le RV de visite avec quelqu'un
qui habitait à proximité ? (je suis la seule famille à faire dix heures de train pour une demi-heure de visite)
Je m'entendis répondre que finalement, c'était bien que je n'aie pas pu partir, car un cas de CoVid s'était produit
dans l'EHPAD, et on était obligé de reconfiner les résidents jusqu'au 29 mars, et de prévenir les visiteurs. J'ignore
quand j'aurais été prévenue si je n'avais pas appelé mais je n'ai reçu de courriel à ce propos ni hier, ni aujourd'hui.
Habituellement, quand l'EHPAD reconfine, les familles reçoivent un courriel officiel, c'est la moindre des choses.
Je suis allée au Monoprix de l'avenue du Maine acheter quelques petits présents pour les déçus de mon absence...
et aussi au marché du boulevard Edgar Quinet (au bout duquel était mon lycée...), une vieille connaissance.
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Et ce soir, on nous annonce que l'Ile-de-France est confinée pour quatre semaines, tous les jours, Pâques compris
(pas de quartier!), le lendemain du jour où on a tout fait pour m'empêcher de partir. Vous croyez à une telle
coïncidence vous ? Moi, non. D'autant que l'on nous avait promis, juré, craché par terre, que l'on ne confinerait pas
l'Ile-de-France, ou alors seulement le week-end... Quel gourou a fait entendre sa voix plus fort que le bon sens ?
Pourquoi ne me laisse-t'on pas aller voir mes parents qui sont vaccinés, âgés, malades, que je n'ai pas vus depuis
trois mois, si je fais un test avant de partir et qu'il est négatif ? C'est de l'abus de pouvoir, et rien d'autre.
Sylvie, blogmestre
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