Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Dès que nous avons su que nous étions déconfinés, le 15 décembre, j'ai préparé une expédition vers la maison
de retraite de mes parents, en Haute-Garonne, de préférence avant que les hordes vacancières envahissent les
transports en commun. Ce fut le jeudi 17 décembre, je fis neuf heures de TGV, une heure et demi de métro-RER
et une heure de taxi pour trente minutes de visite. Les ennuis commencèrent à la réservation du billet, les prix
affichés en ligne tendaient à me faire prendre deux TGV inouis, les autres trains étant inabordables. Je réservai,
on ne me demanda pas où je voulais être placée, ce qui me surprit, mais je le fus davantage encore le lendemain,
quand je pus constater que les autres trains affichaient à présent des prix très abordables. Je m'étais donc fait
abuser lors de la réservation en ligne, par affichage truqué d'une fausse page SNCF. J'en fus absolument
convaincue en téléchargeant la facture des billets, dont le prix était... nul.
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Cependant les billets existaient, et mon compte a bien été débité de leur prix. L'aller était une place
en salle basse, à laquelle j'ai préféré la salle haute moins dense d'un wagon voisin. Impeccable,
un carré détendu, et le plaisir de regarder la brume se lever sur les champs avec le soleil.
Nous avons croisé la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, d'assez près,
en pleine activité, surmontée de deux gros panaches de vapeur d'eau visibles à des kilomètres
(une pensée pour les trottinettes électriques !)
Nous avons longé sur des kilomètres le canal latéral de la Garonne, bordé d'arbres dépouillés.
Ailleurs, dans les parcelles forestières, on voyait des feuillus roux avec leurs feuilles mortes sur
les branches, saisies qu'elles avaient été par le coup de froid soudain de la fin novembre,
alors qu'elles étaient encore vertes ou jaunes, et bien accrochées.
Nous sommes arrivés à Toulouse Matabiau vers 13h14, sans encombre. Il faisait beau, j'ai mangé
mon sandwich devant la gare, inspecté mes papiers (j'avais passé un test CoVid-19 avant de partir
de Paris, qui était négatif, et rempli tous les papiers sanitaires demandés par l'EHPAD
de mes parents, la veille au soir)(c'est très surveillé). Un taxi m'y emmena.
On avait installé mon père, qui est actuellement en fauteuil roulant après s'être cassé le col du fémur
en tombant, et avoir subi une opération chirurgicale, sur le côté d'une table dans une grande salle,
et on me fit entrer, tandis que ma mère, elle aussi en fauteuil roulant, depuis plusieurs années,
et qui m'avait reconnue sans problème, suivait et fut placée de l'autre côté.
Ils étaient un peu somnolents tous les deux, et quand je parlais avec l'un, l'autre s'endormait à moitié... et vice-versa.
Je leur avais apporté des vêtements nouveaux, dont je leur fis la description, qui étaient restés
dans ma valise dans le sas de l'entrée, et leur seraient remis après un jour de quarantaine.
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Il y avait aussi quelques fruits (pour compenser le chocolat des fêtes!) et de la musique (des CD
classiques et un baladeur). La visite s'acheva une demi-heure plus tard, je sortis les présents
de ma valise pour les remettre au personnel, et partis après avoir dit au-revoir, agité la main, envoyé
des bisous de loin, jusqu'à ce qu'il ne puissent plus me voir. Le taxi me remmena à Toulouse.
La nuit tombait quand je pris le TGV inoui du retour, vers 17h47. J'étais assise à la place indiquée, nous étions peu
nombreux, distanciés, une hôtesse contrôla le bon port des masques. Puis les incidents se succédèrent, retard à
Montauban, coincés 2 fois en pleine voie, arrivée retardée à Bordeaux, où quatre personnes vinrent remplir les
vides qui me séparaient de mes voisins les plus proches. Je me suis extraite promptement de cette proximité
inappropriée pour aller m'asseoir au bout du wagon, clairsemé de voyageurs, et regarder des vidéos téléchargées à
l'avance (j'ai bien essayé de travailler sur un MOOC sérieux mais impossible de me concentrer suffisamment!)
Nous sommes arrivés à Paris avec un peu de retard, et ce fut métro-RER vide (du fait du couvre-feu), et dodo.
Haut les coeurs, l'année 2020 est presque finie !!!
Sylvie, blogmestre expérimentée en trains divers
(article mis en ligne le 27 décembre 2020 vers 20h, notifications envoyées non reçues)
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