Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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Voyage en Haute-Garonne

Ca faisait plus d'un mois que je rongeais mon frein en voyant la grève des transports s'éterniser

alors que mes parents m'attendaient dans leur maison de retraite. Enfin, une ouverture se présenta,

juste avant les manifestations du 9 janvier... Le 7 janvier roulaient des trains entre Paris

et Toulouse que je pouvais prendre, dans les deux sens. Il y avait même du RER le

matin (mais pas de métro ni de bus à l'heure considérée, et plus grand chose le soir au retour

dans la capitale). Je suis donc allée à la gare en voiture, à 6h du matin, et ce fut plutôt

aisé (ne riez pas, lecteurs, une neuro-Lymie redoute les parkings, et bien d'autres situations ) 

 


Je pris mon billet sur un automate, il fallut en courtiser trois pour trouver celui qui accepterait

de m'en délivrer un, mais un autre client après moi, plus persuasif, parvint à intimider l'automate n°2.

Puis, je pris mon TGV, et changeai de wagon, optant pour une place double en haut du

wagon 1 moins plein que le bas du wagon 2 qui m'avait été attribué par l'automate courtisé.

Personne ne la revendiqua. Après deux heures de voyage, le soleil manifesta

sa présence entre les nuages, dans un petit jour gris bordé de rose.
 


Peu avant ou peu après, je vis une tour pour l'affût des palombes et devinai que

nous approchions de Bordeaux. A part un peu de retard, le voyage se passa

normalement,  comme vous pouvez le voir sur cette petite vidéo filmée avec la caméra

de l'ordinateur (ça demande quelques contorsions) entre Bordeaux et Montauban.



 

Je pris un taxi en gare de Toulouse, et rejoignis la maison de retraite de mes parents,

au-delà de Pibrac, un peu avant midi. Quand j'arrivai, ma mère était installée à une

table avec d'autres pensionnaires, pour une crêpes-party. Apparemment personne

ne m'attendait, pourtant j'avais prévenu la veille de ma venue, et confirmé depuis le train, dans la

matinée, que j'avais bien pu le prendre (le train). Mon père était dans une autre salle à

manger, je le vis arriver en chemise à manches courtes, claquant des dents, mais il ne voulut

pas que je lui prête un pull (pourtant très sobre et unisexe, le pull). On nous regroupa tous

les trois sur une table indépendante et nous eûmes le choix entre le menu prévu

ou les crêpes. Mon père mangea tout... deux repas, quel appétit ! J'ai pris deux

photos de mon dessert, des crêpes aux pommes cuites, avec de la chantilly, excellentes et très

photogéniques. J'ignore où sont passées ces photos de crêpes... le smartphone les a mangées.
 


Ci-dessus le dessert de ma mère, crêpes aux pommes cuites chantilly,

un peu plus en vrac dans son assiette que dans la mienne... 

Excellentes, les crêpes, encore merci et bravo !
 


Après le repas, feuilletage  d'un livre sur Paris avec ma mère, plein de photos,

 je tentais de susciter des souvenirs en racontant des histoires que nous avions

eues dans ces lieux. Un autre résident se montra intéressé, je lui prêtai le livre, alors

que ma mère entamait une bataille de cartes à jouer. Le résident égara le livre sur Paris, que nous

avons fini par retrouver. Entretemps, mon père était rentré dans sa chambre, et

ce fut l'arpentage des couloirs avec le fauteuil roulant de ma mère, pour le rejoindre,

et ma valise, où je transporte diverses choses qui pourraient leur plaire, selon les jours.

 


J'avais apporté une ardoise électronique multicolore pour mon père, qui dessine

très bien (les animaux ci-dessus sont de sa main, il s'agit d'un carton de présentation

de films familiaux) qui intéressa beaucoup... ma mère (elle ne dessine pas !) Enfin, il faut

s'adapter, ils changent d'une visite à l'autre. J'eus quelques échanges avec d'autres résidents,

dont un en espagnol (que je ne pratique pas, mais mon interlocutrice ne s'en formalisa pas).

Vers 16h15, il fut l'heure de repartir, un taxi était venu me chercher (pas de TER)

pour me ramener à la gare de Matabiau.
 


Le retour en train, l'unique de la fin de journée, se composait de deux parties: un

Inter-cités jusqu'à Bordeaux, et un TGV de Bordeaux à Paris. L'inter-cités de 17h19 était

affiché avec 35 minutes de retard, suite à une opération des forces de police en gare de Marseille...

Il arriva après 18h, j'utilisai la place réservée sur mon billet, en seconde classe.
 


L'inter-cités repartit de Toulouse avec 46 minutes de retard, et entreprit bravement de

rattraper le temps pour assurer la correspondance à Bordeaux. Quand il eut bien rattrapé, on nous

annonça par haut-parleur que la correspondance à Bordeaux était maintenue. Soulagement. Et là

ce fut Marmande... déconfiture, ralentissement extrême, même les voitures à 30km/h nous

dépassaient, cela dura pendant 20 à 30 minutes, je me voyais déjà obligée de passer la nuit dans

un hôtel bordelais ou sur un banc public... Puis nouvelle annonce: les deux chefs de trains s'étaient

concertés, et comme il n'y avait pas d'autre train pour regagner Paris avant le lendemain, ils avaient

décidé que le TGV de Bordeaux nous attendrait. On avait même mis les deux trains de chaque

côté d'un même quai pour nous faciliter le passage de l'un à l'autre. Merci, les chefs de trains!
 


Nous avons donc bondi sur le quai de la gare de Bordeaux Saint-Jean avec nos bagages, et

couru (les Parisiens courent après les transports en commun, c'est une caractéristique) pour

attraper le TGV de l'autre côté du quai. Ma place réservée était occupée, mais j'en trouvai une

plus confortable dans le même wagon. Finalement, le TGV aussi a couru après le temps,

et est arrivé peu après l'heure prévue, un peu plus tard que 23h. J'ai recouvré ma

voiture sans problème (et payé plus cher le parking que pour faire Bordeaux-Paris...), la

circulation était moins fluide que le matin vers 6h, je suis rentrée chez moi un peu avant minuit. Ma

voiture avait été "visitée" dans le parking, mais j'étais bien trop fatiguée pour m'en préoccuper.


Sylvie, blogmestre


PS: cet article manque un peu de photos, c'est parce que mon appareil photo, rechargé la veille

du voyage, était curieusement à plat de batterie quand j'ai tenté de m'en servir, ce qui explique

la participation impromptue de deux autres caméras, celles de l'ordinateur et du téléphone.

NB: neuro-Lymie = personne ayant développé une maladie de Lyme neurologique

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