Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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Jours de grève...

Hier, dimanche, je suis partie en voiture vers 9h15, et vers Saint-Germain l'Auxerrois, pour participer

à la messe grégorienne. Arrivée à Paris vers 9h30, et constatant qu'il y avait de plus en plus de véhicules garés

en bord de voies, j'eus l'idée désastreuse de laisser le mien dans un parking souterrain, et de continuer en bus vers

le 1er arrondissement, plusieurs bus étant supposés assurer un service complet. Je m'arrêtai dans un parking sur

mon chemin, rue Friant, et là mes ennuis commencèrent: on voulait bien me laisser entrer, mais le gardien gardait le

ticket délivré par l'automate à l'entrée, parce qu'il y avait des clients qui le perdait, et je ne pouvais pas me garer

n'importe où, mais spécifiquement à la place 164. La place indiquée était très étroite, à angle droit avec l'allée, ceinte

de deux piliers de béton, du genre inexpugnable. Je me dis que j'allais arracher une portière et qu'il valait mieux ressortir

de ce parking et aller voir ailleurs. Mais quand je tentai de ressortir, le gardien ne l'entendit pas de cette oreille,

réclama 1 €, j'en donnai 2 pour récupérer mon ticket, qu'il nia avoir, se mit à crier, je criai aussi, il entra dans ma

voiture et entreprit de la fouiller... Là, je suis partie sur le trottoir appeler au secours!. Quelqu'un vint lui faire remarquer

qu'il n'avait pas le droit d'entrer dans les voitures. Ce cirque dura un bon quart d'heure, il était comme possédé.Je fus

enfin délivrée par un autre automobiliste, qui sortit du parking, et je sortis avec ma voiture juste après lui. A fuir!

 

 

Je garai péniblement ma voiture en surface, et gagnai l'arrêt d'un des vaillants bus réputés en service complet, à la

station ci-dessus. Comme vous pouvez le voir, il y avait une heure d'attente... Sans le sketch stupide du parking

souterrain, que j'ai vécu comme une séquestration, j'aurais pu arriver à l'heure en voiture à hauteur du Louvre et

tenter de me garer à proximité. L'idée me vint que je n'avais pas subi le sketch du parking par hasard, mais pour

m'empêcher d'arriver. A Mouton-Duvernet, le métro de la ligne 4 était éclairé, mais les grilles n'étaient pas ouvertes.

Je décidai vers 10h30 de rentrer chez moi, la circulation s'étant densifiée, il était inutile d'insister.

 

Je fis une deuxième tentative le soir, vers 17h30, toujours à destination de St Germain l'Auxerrois,

pour la messe de 18h30. Le RER B était supposé rouler entre 13h et 18h, le dernier train partant du terminus à 18h.

Arrivée à la station Arcueil-Cachan, vue toute allumée de loin, surprise: les portes étaient fermées. En contournant

l'entrée, je vis que la gare était déserte mais que l'on y attendait bien encore au moins un train en provenance de Paris,

vers le sud (voie de gauche ci-dessous). En revanche, contrairement à ce qui était annoncé, le dernier train provenant

du sud, vers Paris (voie de droite ci-dessous) y était passé au moins une demi-heure avant ce qui était prévu.

 


Il était 17h49, et la fin des trains pour Paris n'était pas indiquée sur le panneau d'affichage lumineux, comme

on peut le voir ci-dessus. Qu'était-il arrivé à ce ou ces derniers trains (3 par heure) qui aurait(en)t dû encore passer?

Un peu plus bas, l'arrêt de bus comptait quelques voyageurs courageux, un bus y était annoncé vers Meudon.

L'autre ligne ne fonctionne plus depuis le début de la grève, pas plus que le 184, le 186, le V3.
 

 

J'ai donc abandonné, contrainte, le projet de sortir d'Arcueil et de Cachan hier soir, dimanche 15 décembre.

 

J'admire le stoïcisme des Franciliens devant cette situation. Est-ce du stoïcisme ou de la résignation? 

Une vidéo métropolitaine qui suit leur est dédiée, voyez comme il était beau le métro qui roulait

dans les années 1950, avec ses passagers bien soignés, polis, disciplinés (on pouvait ouvrir les portes

entre deux stations, imaginez aujourd'hui!), il y avait des porte-bagages en hauteur (et pas de pickpockets?),

les passagers se parlaient, faisaient des mots croisés, un rêve de métro qui roule...

 

 

Sylvie, blogmestre

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