Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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25 août 2019

Le Festival Musique en l'Ile que j'ai évoqué dans l'article précédent donnait son dernier concert de

l'été 2019 hier, dimanche 25 août, en l'église Saint-Louis en l'Ile, un Requiem de Mozart, interprété

par l'Académie de l'île Saint-Louis, le choeur du Festival, et le choeur Rimsky-Korsakov de

Saint-Petersbourg, qui assurait la première partie de ce concert.

 


En l'absence de deux courriels "retardés", qui ne me sont pas parvenus à temps, je ne suis pas allée à la répétition

générale du vendredi précédent, ne sachant pas si je faisais partie du choeur ou non... mais oui. Le dimanche, je partis

d'Arcueil-gare vers 15h en direction de l'île Saint-Louis, et rejoignis mes camarades dans la petite salle de l'église qui

nous sert de vestiaire, pour passer jupe longue et chemisier noirs. Une brochette de choristes fin prêts

étaient déjà installés sur le côté, attendant leur heure.

 


J'allai saluer mes connaissances, et le concert commença par le choeur Rimsky-Korsakov,

sous la direction de Sergueï Ekimov, un ensemble vocal féminin chantant a capella, avec des voix

d'une puissance singulière, mais aussi capable de pianissimos extrêmes.



Après cette première partie, qui dura jusqu'à 17h, il y eut une pause pour installer l'orchestre, puis les choristes. On

m'avait prévenue que le chef dirigeait plus lentement que le Requiem se chante en France, mais il était extrêmement

précis, ce n'était donc qu'une question de souffle (et de respiration alternée) pour parvenir au tempo qu'il souhaitait.

Ce fut intense, j'étais à proximité des choristes sopranes russes, très en voix, et à côté des alti, que j'espère ne pas

avoir gênées (je pense que c'est stimulant d'être proche d'un autre pupitre, mais les avis sont partagés). Le chef s'en

sortit très bien (c'était son premier Requiem de Mozart dirigé), il semble que nous aussi car nous avons

été abondamment applaudis, les musiciens étaient très bons, c'est-à-dire égaux à eux-mêmes.

 


Le Requiem se termina vers 18h15, et nous sommes ressortis en ordre, remerciant au passage

nos camarades russes d'un jour pour leur aide vocale sans faille. Et de nouveau ce fut  le vestiaire pour

remettre un pantacourt, après avoir accompagné sur un bout d'allée un ami malvoyant qui souhaitait aller boire un

verre à Saint-Paul, d'un saint l'autre. Je ne pouvais pas, mais il a sûrement trouvé un(e) autre choriste assoiffé(e) pour

se désaltérer... de concert. Vers 18h30, je suis repassée par Notre-Dame, depuis le chevet, puis le long

de la façade nord, pour voir la progression des travaux, et lui souhaiter du courage et de la ténacité.

Je fais partie depuis quelques semaines de l'association des scientifiques pour la restauration de Notre-Dame

de Paris, aussi je la surveille à présent à la fois amicalement et scientifiquement. Je me suis intéressée

à la consolidation des arcs-boutants, à la dépose des vitraux, et je suis la progression de la

décontamination. Des morceaux de pierres ont chu de la façade nord pendant la période de canicule.

 


75 ans plus tôt, cette cathédrale essuyait la mitraille lors de la Libération de Paris...

Comme personne n'était venu commémorer avec elle cet anniversaire d'une libération à laquelle

elle avait participé, il était important d'aller lui adresser quelques pensées positives ce jour-là.

 


Ensuite, j'ai contourné l'Hôtel-Dieu, et pris le métro à la station Cité, pensant m'arrêter à Saint-Sulpice,

mais j'étais suffisamment fatiguée pour la soirée, je suis donc rentrée chez moi.

Surprise: le RER était climatisé... (yes, we can!) fallait-il attendre la fin du mois d'août?


Sylvie, blogmestre


 

 

PS: il y avait au concert une association anti-cancer, j'ignore pourquoi, les cancérologues semblent avoir une détestation

absolue des malades de Lyme. En 2007 j'ai été clouée au pilori par l'un d'eux qui n'a jamais eu le courage de reconnaître

que l'expertise qu'il m'avait fait subir était à charge et bidon.. J'attends toujours, au cas où il faisait partie des auditeurs.

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