Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Dimanche après-midi, j’ai rejoint la cathédrale américaine pour le traditionnel Sing-along Messiah
d’avant Noël. Je suis arrivée vers 15h, peu avant le début du concert collectif,
et me suis jointe aux sopranes.

Cette année, j’avais retrouvé ma partition originale, et toutes les annotations d’interprétation griffonnées dessus.
Le principe de cette manifestation est de chanter avec des choristes venus de multiples chorales
la première partie du Messie de Haendel et l’Hallelujah. Il n’y a pas de répétition préalable, on
est tenu de connaître l’oeuvre avant : on arrive, on chante. C’est la Paris choral society qui organise,
et encadre musicalement les choristes extérieurs. Nous avons eu l’honneur d’être dirigés par le
maestro Georg-Friedrich en personne, avec sa perruque et sa chemise à jabot volanté, sous
un pourpoint bordeaux. Ci-dessous le chef de choeur et d’orchestre, avec les solistes:
Les années précédentes, j’étais sur un côté, ce qui facilitait les photos du choeur, mais gênait un peu
les auditeurs voisins. Cette fois-ci, j’étais dans le choeur, ce qui rendait ples prises d’images
plus difficiles, mais pas impossibles. Ci-dessous le pupitre des sopranes:
Le concert se passa dignement, Zachary Ullery / Georg-Friedrich nous dirigea imperturbablement
malgré la perruque et le pourpoint, alternant les passages instrumentaux, les solis, et les choeurs.
La première partie du Messie est celle de l’attente de l’enfant, de sa naissance, de la joie, et de la
gloire de Dieu, elle est donc la plus appropriée pour le temps de l’Avent. C’est aussi celle qui
comprend les airs les plus connus, Hallelujah mis à part, qui termine la deuxième partie.
Nous avons chanté tous les choeurs de cette première partie, pour les choristes lecteurs de ce blog
(on recherche des ténors pour l’année prochaine…) : And the Glory of the Lord, And He shall purify, O Thou
that tellest, For unto us a child is born, Glory to God, His yoke is easy. Après cette première version,
la soliste soprano Rachel Redmond, à la voix superbe, a chanté le “Rejoice greatly” qui est
dans la version finale de l’oeuvre, après lequel nous avons entonné l’Hallelujah, en compagnie
des solistes. Puis il y eut les saluts, des applaudissements et des fleurs, et nous avons r
epris l’Hallelujah, avec le chef dans la travée centrale, pour nous diriger au plus près.
Comme on peut le voir et l’entendre sur la vidéo, à l’intérieur d’un pupitre, on entend… surtout son pupitre.
Quand il se tait, on entend les autres voix, et l’orchestre ou l’orgue. Il vaut mieux bien connaître l’oeuvre, car
une fois debout pour chanter, le chef n’est plus forcément visible. Mais malgré ces embûches, on est porté
par une grande énergie musicale, et c’est vraiment une expérience très sympathique. Les autres
solistes, tous très remarquables, étaient Lucie Louvier, alto, Jeffrey Thompson, ténor, et Nicholas
Merryweather, basse. A l’orgue, comme les années précédentes, Andrew Dewar, et l’orchestre
était composé de membres du Paris Symphonic Orchestra (avec lequel il me semble que les
Choeurs de Paris XIII avaient participé au Requiem de Dvorak en 2012… il me semble).
Le sing-along s’est terminé vers 16h20, un petit verre d’eau ou de vin nous fut proposé,
bienvenu après l’effort. Je suis repartie par les Champs-Elysées, en constatant l’extraordinaire capacité
de résilience de cette ville, qui avait déjà absorbé les événements de la veille (du moins à cet endroit).
J’ai repris le métro vers 16h45, puis le RER, et suis rentrée chez moi, assez fourbue.
Sylvie, blogmestre
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog