Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
L’après-midi, ne pouvant aller chanter au Requiem de Mozart à Saint-Louis en l’Ile, comme j’en avais l’intention, pour
cause de bronchite persistante et d’absence de voix, je suis allée à la Philharmonie qui proposait en concert
d’après-midi un sing-along du Messie de Haendel. Le week-end était consacré aux musiciens
amateurs, ce qui était une excellente initiative. L’an dernier j’avais participé à un concert participatif de cantates
de Bach, en disant que le public de la Philharmonie recélait certainement des talents amateurs qui
pouvaient s’y exprimer davantage, comme ce fut brillamment réalisé dans ce concert Messie de Haendel.
En fait, la dénomination “sing-along” n’était pas exacte, ou ne recouvrait pas ce qu’on entend
habituellement. Un sing-along, ce sont des choristes qui ne se connaissent pas, qui viennent avec
leur partition, et chantent ensemble une oeuvre connue. Là, le concert avait été soigneusement
élaboré, il s’agissait d’un vrai concert, en trois parties. Il se trouve que je m’étais inscrite pour y participer
comme choriste, en septembre 2017, quand l’existence de ce concert participatif a figuré au programme. Mais il y
avait de multiples contraintes, qui ont fait que j’en ai abandonné l’idée. Puis je me suis inscrite au concert
Requiem de Mozart de l’Ile Saint-Louis, où j’aurais été si j’avais pu chanter…
Le principe de ce “sing-along” était de rassembler une forte quantité de choristes amateurs autour
d’un choeur professionnel, en l’occurrence le Rundfunkchor Berlin, qui doit être l’équivalent germanique
du choeur de Radio France. Le super-choeur était accompagné d’un orchestre, le Concerto Köln,
tous étant sous la direction polydirectionnelle de Simon Halsey.
Placée parmi les 400 personnes de l’audience au 2è balcon, place D2, je suis descendue d’un
rang pour occuper la place C2 qui était libre, ce qui me permit d’entendre un peu mieux les
choristes qui chantaient depuis le parterre (du 2è balcon, on entendait surtout ceux qui bordaient la scène
sur trois côtés). Le programme fait état de 1200 participants. C’était très réussi et très impressionnant.
La première partie fut jouée et chantée en entier, 21 parties, instrumentales, solistes, choristes.
Les choeurs furent tous chantés par le super-choeur à l’exception de “And he shall purify” qui fut
chanté par le Rundfunkchor seul (ce qui m’a surprise, car “His yoke is easy” est réputé plus difficile,
mais peut-être n’était-ce pas une question de difficulté). Le chef virevoltait pour se montrer à tous
les choristes pendant les choeurs, tantôt de face, tantôt de dos. Voici une photo un peu plus
détaillée du super-choeur, imaginez des choristes partout derrière, sur les côtés, au parterre,
et de l’audience sur les balcons protubérants, baignant dans un volume choral extraordinaire.
Cependant, étant fatiguée, je suis partie après la première partie, qui est la plus joyeuse de l’oeuvre,
je ne souhaitais pas rentrer chez moi à 21h ou plus tard, grève des transports aidant. Après avoir étudié en détail le
programme aujourd’hui, il semble que les parties 2 et 3 de l’oeuvre avaient été bien allégées (elles comportent
beaucoup de solis, beaux mais longs) mais hier j’ai bien cru que le concert était intégral. Je suis sortie de l’immeuble
de la Philharmonie vers 17h45*, avec un jeton permettant de rentrer, que je restituerai à la première occasion, regrettant
de n’avoir pas été plus en forme, et que ce concert extraordinaire n’ait pas été donné en soirée plutôt qu’en après-midi.
Expérience concluante et à reconduire, je suggère un sing-along Messe en si mineur dirigé
par Philippe Jordan, avec les choeurs de l’opéra de Paris et tous les choristes amateurs
de Paris qui ont chanté cette oeuvre… chiche?
Sylvie, blogmestre
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