Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Hier soir, je suis allée à la Philharmonie, au concert de l'Orchestre de Paris, en deux parties,
la première comportait trois pièces: l'ouverture de Genoveva de Robert Schumann, et la Fantaisie en
ut majeur pour violon et orchestre du même, ainsi que la Kammermusik n°4 pour violon et grand
orchestre de Paul Hindemith. La deuxième partie, après un entracte, était constituée de la 2è
symphonie en ut majeur de Robert Schumann. Ce concert sera redonné à l'identique ce soir.
J'avais un billet au dernier rang de l'arrière-scène, pour la place M225.
Cependant, quand nous sommes arrivés, on nous informa que la salle n'était pas pleine, et que les spectateurs de
l'arrière-scène avaient été replacés ailleurs, on échangea mon billet d'origine pour une meilleure place, au 2è rang
latéral du 1er balcon, la place B94. On voyait très bien, mais j'étouffais un peu (il y a des zones dans les salles de concert
qui sont moins ventilées que d'autres, et nous étions regroupés dans l'une de celles-là), alors je suis remontée au
dernier rang, place F106, où la clim était plus sensible, après l'Ouverture de Genoveva.
Daniel Harding dirigea Schumann sans partition, je pense qu'il sait tout Schumann par coeur, c'est
toujours impressionnant. L'Ouverture de Genoveva est extraite d'un opéra de 1850, elle dure 9 minutes,
ce fut l'introduction brillante et romantique, qui donna le ton de la soirée. La fantaisie en ut majeur était
un peu plus longue, puisqu'elle durait 15 minutes, et comportait deux protagonistes supplémentaires:
le violoniste solo Franck Peter Zimmermann, et son Stradivarius de 1711, nommé Lady Inchiquin.
Deux solides virtuoses, qui nous exposèrent la variété de leurs talents, car ils jouèrent avec le même
brio la Fantaisie de Schumann, classique, puis la musique de chambre pour violon et orchestre
d'Hindemith, surprenante, mais plaisante, puis, en bis, ce qui ressemblait furieusement à du Bach
(et je pense très fort que c'en était, quoique je ne pus mettre un nom précis sur cette oeuvre). Le livret, toujours riche en
informations, nous apprenait que M. Zimmermann se produit avec M. Tamestit (dont l'alto s'appelle Mahler),
à eux quatre, cela doit décoiffer! Le bis fut long et généreux, et se termina par des applaudissements fournis.
La 2è symphonie de Schumann, en ut majeur comporte quatre mouvements, le mouvement lent
étant le troisième et non le 2è. Le finale de la symphonie est très beethovenien. Voici une vidéo,
dont je ne peux pas entendre le son (il n'est pas possible non plus de poster des images extérieures), du 2è mouvement
de la 2è symphonie de Schumann, j'espère qu'elle vous plaira... puisque personnellement je n'en entendrai rien!
Cette symphonie fut créée en 1846 à Leipzig, ville de Bach et de Mendelssohn, et elle est marquée
par le souvenir du premier, que Schumann, malade, écoutait pour se réconforter comme son "pain
quotidien" (je fais la même chose, c'est un peu inquiétant...) Bach était avec nous en filgrane hier soir.
Mise à jour le 9 mars à 11h45: Ce fut un très beau concert, que je vous recommande, si le coeur vous en dit (j'espère
que quelques lecteurs auront profité de mes encouragements) J'ai pu ce matin recouvrer mes images du concert,
ajoutées à l'article. J'ai un très beau souvenir de ce concert, et beaucoup de joie d'y avoir assisté, et ça, on ne me
l'enlèvera pas. Bravo et merci à l'Orchestre de Paris. Nous sommes ressortis vers 22h50, et le ticket de retour,
qui ne passait pas Porte de Pantin, a été validé bien lisiblement Gare du Nord.
Sylvie, blogmestre
PS: Merci à la personne qui m'a fait cadeau de 20 minutes supplémentaires de connexion hier,
ma carte de bibliothèque qui avait disparu à cette occasion, est réapparue depuis, ouf !
PS2: je n'ai toujours pas d'ordinateur fonctionnel chez moi...
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