Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog d'une choriste parisienne vagabonde
Hier dimanche, alors que les alentours ressemblaient encore à la photo ci-dessus, je partis vers Notre-Dame de Paris, et garai ma voiture entre quelques plaques de verglas, puis pris le RER (ticket illisible), arrivai à Saint-Michel Notre-Dame vers 10h, sortis sans problème, achetai un ticket, et remontai en laissant le ticket et son reçu dans la machine. M'en avisai plus loin sur mon chemin, fis marche arrière, tout avait disparu. Je rachetai un autre ticket, en prenant soin de l'emporter cette fois, et ressortis entourée de 9 ou 10 messieurs exclusivement étrangers (étrange...) dans une certaine promiscuité, à 10h09*. J'entrai peu après dans la cathédrale pour la messe grégorienne.
Nous étions le dernier dimanche avant le Carême et la Journée mondiale des malades.
Deux lectures sur trois traitaient d'une des pires maladies de l'époque biblique, la lèpre, la première, que je
n'entendis pas du fait de mon retard, était particulièrement violente, c'était les dispositions de santé publique à
l'égard des lépreux, il ne manquait que la crécelle, qu'on leur imposera par la suite. L'Evangile évoquait la
guérison d'un lépreux par Jésus, au toucher. Le prêche fut fait par un chanoine que nous n'avions
pas entendu depuis longtemps, et la quête était destinée aux aumôneries des hôpitaux. Je n'ai pas
souvenir d'aumôniers dans les hôpitaux publics que j'ai fréquentés, en revanche je me souviens très bien d'un
pasteur en clinique privée à Strasbourg, et des soeurs de l'hôpital Saint Joseph à Paris, qui m'avaient sollicitée
pour faire une lecture dans la chapelle (le service hospitalier laïc où j'étais résidente crut que je m'étais enfuie...)
La messe grégorienne était animée par trois ou quatre choristes (je ne voyais pas bien) de
l'Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné. Je ne sais pas comment les
autres personnes malades vivent la Journée des malades, qui m'inspire des réactions mitigées, comme la Journée
des femmes, on se dit que son existence même témoigne d'un problème de société, mais aussi que la prise de
conscience laisse espérer une issue meilleure... un jour, dans le futur, après nous de toute manière. Désabusée? Oui.
Fatiguée de s'être battue contre des moulins pour d'autres malades qui n'ont pas un soupçon de solidarité? Aussi.
Je témoigne que le célébrant prononça un beau prêche de compassion lors de cette messe.
La position debout immobile alternée avec l'assise est parfois difficile pour moi, il arriva un moment où la douleur
m'incita à repartir avant la fin de la messe, vers 10h55. Je pris un ticket à la station Cité à 11h**, et le bus à 11h05***
devant le Palais de Justice, pour voir Paris en surface de jour, ce qui ne m'était plus arrivé depuis plusieurs
semaines. La Seine était à un niveau voisin de mon dernier passage en ces lieux, le pic de la crue était passé.
Sylvie, blogmestre
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