Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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Leçon de musique

Il y eut hier soir, ce matin, et il y aura ce soir, une session de travail musical publique, dirigée par

Alfred Brendel, dans l'amphithéâtre de la Cité de la Musique, organisée pour de jeunes quatuors

à cordes. J'ai assisté à la première partie de la leçon de musique qui se tenait ce matin.

(article notifié à 17h19, cherchez dans les spams...)

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L'entrée était gratuite, sur réservation, la leçon complète durait 2h30.

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J'arrivai à 10h15* Porte de Pantin par le RER, et en repartis à 11h50** par le tram 3b, pendant la pause.

Leçon de musique

L'amphithéâtre de la Cité de la Musique peut accueillir 250 spectateurs, je m'étais placée à l'extrémité

d'une rangée, la dame devant moi avait la partition de ce qui se travaillait, "La jeune fille et la Mort"

de Franz Schubert. Aux conversations des un(e)s et des autres, il m'a semblé qu'il s'agissait plutôt

d'un public de musiciens, professionnels, enseignants, amateurs, qui venaient entendre une

master-class d'interprétation par un maître reconnu et connu de tous. La leçon était en anglais, mais

elle ressemblait à toutes les répétitions générales avec orchestre auxquelles j'ai pu participer...

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Ci-dessus, voici les trois quatuors qui travaillèrent ce matin devant nous pendant la première partie

de la leçon (je ne pensais pas qu'elle durerait au-delà de midi, c'est la raison pour laquelle j'ai préféré sortir à

la pause, afin de ne pas déranger). Sauf erreur de ma part, il y avait sur scène, selon les données du livret,

de gauche à droite le quatuor Van Kuijk, le quatuor Hanson, et le quatuor Eliot. Alfred Brendel était

assis au premier rang des spectateurs, devant un pupitre éclairé (coin gauche en bas de la photo).

Il choisissait un passage de l'oeuvre, qu'il faisait exécuter par l'un des quatuors, et corrigeait les

exécutants pour affiner l'interprétation: ici moins staccato, là tenu plus longtemps, avez-vous bien

noté cet accent? Il faut faire vivre la note! You have to make the crescendo possible! (rires dans la salle)

(combien de fois avons-nous entendu cette remarque, quelque soit la langue utilisée?) Une autre remarque très

connue: very good when you don't look at the score! (nouveaux rires) (version française pour choristes: sortez

le nez de la partition!) Les trois quatuors étaient excellents, ils jouaient sur des instruments qui

semblaient tous sortis du Musée de la Musique voisin, j'ai eu un coup de coeur pour le violon d'Anton

Hanson, qui avait une sonorité particulièrement remarquable. Ces jeunes musiciens, qui se prêtaient avec

modestie à l'exercice, sont tous de futures gloires des instruments à cordes. C'était un beau

moment, un passage de relais dans l'excellence musicale, dont nous étions les heureux témoins.

 

 


Ci-dessus, une vidéo de l'oeuvre enregistrée, mais je peux vous dire que M. Brendel y aurait beaucoup trouvé

à redire: trop staccato, pas assez de nuances! Ce n'est que pour vous remettre la partition en mémoire.

Il y aura une troisième leçon de musique ce soir, peut-être reste-t'il des places... à vérifier.

Merci aux trois quatuors de ce matin, et à Alfred Brendel pour cette leçon.

 

Sylvie, blogmestre

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