Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Il y avait hier soir au Théâtre des Champs Elysées un très beau concert de l'Orchestre philharmonique
de Rotterdam, dirigé par Yannick Nézet-Séguin, qui proposait le 27è concerto pour piano de
Wolfgang A. Mozart, et la 4è symphonie d'Anton Bruckner, et dont le pianiste était Nicholas Angelich.
Ayant prudemment attendu la fin de la journée pour me décider à sortir, j'achetai un billet de dernière minute
à mon arrivée, vers 19h45*, près de la scène, au premier balcon.
Il y avait moins de monde que je l'aurais pensé, mais quand même une salle bien remplie.
J'avais un souvenir enthousiaste d'un précédent concert dans ce théâtre donné par le
même orchestre dirigé par le même chef, et étais enchantée de les retrouver.
La première partie était le concerto de Mozart, de 1791, que je connaissais très bien, son ultime
concerto pour piano. Une interprétation douce et sensible, élégante et veloutée, par le pianiste, en
dialogue avec un orchestre réduit. Le concerto fut très applaudi, et le pianiste, bissé, nous joua
une pièce en solo, que je connaissais aussi, mais ne pus nommer, postérieure à Mozart, romantique.
Pendant le concerto, le chef était entouré de curieux petits globes (il y en a un sur la photo ci-dessus), avec ce qui
semblait être des fenêtres noires, abritant probablement des caméras, il s'agissait d'une expérience de son à 360°, à
laquelle l'ensemble des musiciens avaient accepté de se prêter. Connecté à un compte Facebook, il était
possible de suivre le concert au plus près, et de vivre l'expérience du chef, qui en parle dans la vidéo qui suit:
Il semble que l'expérience du son à 360°, qui était une première, ait donné des résultats disparates selon
les auditeurs lointains, la vidéo n'est pas disponible, la page Facebook du Théâtre des Champs Elysées est ici.
L'expérimentation n'a pas le moins du monde perturbé le concert ni les auditeurs proches.
Après un entracte, la deuxième partie avait rempli la scène de musiciens, pour la symphonie la
plus populaire et la plus jouée de Bruckner, la 4è, de 1874 à 1881, qui dure plus d'une heure.
Je l'avais déjà entendue à la Maison de la radio, pile deux ans plus tôt, l'article est ici. Je ne sais pas raconter
une symphonie de Bruckner, cela se vit et se sent, plutôt que se décrit, enfin pour moi. Je suis
toujours frappée, cependant, de la différence de style musical entre les symphonies et les oeuvres
chantées de ce compositeur, plus mélodiques, plus mélodieuses. La 4è symphonie de Bruckner
était passionnante à voir jouer, le concerto de Mozart était un bonheur auditif pur, à avoir sur soi.
Ci-dessus, le chef et l'orchestre aux saluts, qui nous dit après avoir été bissé, qu'il nous
aurait volontiers joué la 5è symphonie de Bruckner en bis... humour québecois.
Ci-dessous, l'avenue Montaigne toute illuminée, le concert s'est terminé vers 22h30.
Ce soir à 20h, il y aura au Théâtre des Champs Elysées un grand concert de Noël
retransmis en direct sur Radio classique, dont voici le lien. Bonne soirée!
Sylvie, blogmestre
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