Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
J'ai vu hier soir une pièce de Georges Feydeau, mise en musique par Maurice Desvallières, et
en scène par Isabelle Nanty à la Comédie Française, l'Hôtel du Libre-Echange.
La pièce avait déjà été donnée au printemps et jusqu'en juillet, et je n'étais pas parvenue à avoir une place.
Ce fut encore plus difficile cette fois-ci, la Comédie Française ayant changé son système de réservation en ligne,
le nouveau est tellement performant que la pleine réservation est réalisée à chaque spectacle.
Mais je me suis obstinée, et je l'ai eue (la place)! C'était un strapontin, au bout du 2è rang de la corbeille.
J'étais très bien, je crois que je n'avais jamais été aussi près de la scène dans la salle Richelieu.
Voici un reportage vidéo de la chaîne TF1, tourné le jour de la première du spectacle:
Je suis désolée pour la pub qui précède, impossible de l'enlever!
Voici le propos de la pièce: deux couples vivent à Paris, dans une maison, sur le même palier,
les Pinglet, et les Paillardin. Pinglet est un architecte qui se qualifie de "volcan sans cratère", marié
depuis 20 ans à une épouse vertueuse et assez raide. Paillardin est expert auprès des tribunaux,
marié depuis 5 ans à une épouse magnifique et insatisfaite. Un soir, Paillardin est désigné pour
aller expertiser les esprits frappeurs qui séviraient dans un hôtel borgne de la rue de Provence,
l'Hôtel du Libre-Echange. Malheureusement, c'est aussi là que Pinglet et Mme Paillardin se rendront
pour une soirée coquine. Et, comme chez Feydeau il faut toujours brouiller le jeu, s'y rendront aussi
l'avocat Mathieu, dont le bégaiement est sensible à la météo, avec son quatuor bruyant de jeunes filles
en fleur, qui s'étaient d'abord invités chez les Pinglet. Ainsi que Maxime, le neveu adepte de l'amour
cartésien, qui sera déniaisé par Victoire, la femme de chambre des Pinglet. Madame Pinglet sera
pour sa part emportée par un cheval de fiacre fou sur la route de Ville d'Avray, où elle allait voir sa soeur.
La police débarquera à l'hôtel et coffrera les amants, chacun ayant déclaré un faux nom.
Au matin, tous se retrouvent chez les Pinglet pour un renversement de situation...
Ce qu'on remarque en premier, c'est l'abattage de Michel Vuillermoz, en Pinglet éruptif.
Son épouse et le couple Paillardin sont en sourdine au début. Puis arrive Mathieu (Thierry Hancisse),
qui déclenche les fous-rires. Madame Pinglet (Anne Kessler) fait une très jolie prestation comique
au retour de sa folle équipée en fiacre, avec son oeil poché et sa convocation à la préfecture de police.
Et en contrepoint, de jolis passages chantés de Desvallières ou Offenbach, par Laurent Lafitte.
Tous les acteurs secondaires apportent le foisonnement de folie qui entretient l'hilarité.
La pièce est très drôle, on rit beaucoup, j'ai même pleuré de rire... elle sera à l'affiche
de la Comédie Française jusqu'au 1er janvier, et notamment pendant les fêtes de fin d'année.
Je ne saurais trop vous recommander d'aller la voir.
C'est un peu plus long qu'indiqué, environ 2h40.Je suis ressortie du théâtre vers 23h10.
Sylvie, blogmestre
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