Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Samedi soir, je suis allée entendre le Requiem de Verdi qui était donné en l'église de la Madeleine
par le Nottingham Symphony Orchestra et huit chorales, dont 6 britanniques, une française, et une
allemande. L'entrée était libre, et pour éviter de faire la queue sur le tour du péristyle, j'avais prévu d'arriver tôt
et de faire une course sur place, au magasin de sports voisin*. En fait, la pluie opéra une régulation des entrées...
L'achat d'articles de sport fut très rapide, et à 19h40, j'étais devant l'église, qui se remplissait doucement. L'alternance
de grosse chaleur et de pluie des derniers jours avait bien profité au parc floral saisonnier de la Madeleine !
Selon l'affiche du concert, il y avait 240 exécutants, plus d'une centaine de choristes, et beaucoup
d'instrumentistes. Une grosse caisse était installée à gauche, je jugeais prudent de m'éloigner un peu.
Voici les musiciens qui s'installaient, vers 20h. J'étais placée sur le côté, d'où l'on voit mieux, et j'ai reculé
après le premier Dies irae, parce que j'entendais trop les percussions (qu'en était-il pour l'appareil photo?)
L'appareil photo n'était pas gêné par la grosse caisse en particulier, il était occupé à réduire le niveau sonore général
et à faire un enregistrement bien compact des décibels que le choeur et l'orchestre lui fournissaient !
Ce concert a été dédié à la mémoire des victimes de l'attentat de Manchester, et des autres victimes
d'attentats terroristes. Dans l'heure qui a suivi sa fin, un nouvel attentat eut lieu à Londres...
Voici le choeur et Derek Williams, les musiciens sont cachés par les auditeurs assis devant moi.
L'été dernier j'avais déjà entendu un Requiem de Verdi par un choeur volumineux à la Madeleine, les choristes
paraissaient un peu perdus dans la résonance et la réverbération. Le nombre des exécutants est à la fois une force
et une faiblesse. Une force car un nombre élevé de choristes prévient les défaillances individuelles, une faiblesse
parce que l'on s'entend moins bien d'un pupitre à l'autre, surtout dans une église réverbérante. Les choristes de samedi
soir étaient plus à leur aise. En revanche, à mon avis, le nombre d'instruments était trop important, ou bien ils jouaient
trop fort. Ainsi le Tuba mirum, qui est fortissimo pour le choeur fut complètement couvert par l'orchestre, qui comptait
une belle rangée de cuivres, en plus des percussions et d'un bataillon de cordes. Le concert fut divisé en deux parties, et
je pense que le chef fit part de ses observations à la pause, car après la reprise, on entendait mieux le choeur.
Voici le Lacrymosa, dans la première partie du concert, solistes et choeur (et orchestre):
Et ci-dessous, dans la deuxième partie le 3è et ultime Dies irae de l'oeuvre:
(ce Dies irae du Requiem de Verdi est un grand moment pour les choristes, un grand défouloir terrifiant avec
sa descente des deuxièmes sopranes, dans les hululements des premières, et la grosse caisse, nous adorons!)
C'était un très beau concert, les auditeurs se sont levés pour applaudir à la fin, ce qui fait que les photos
sont devenues diffciles... Le public adore quand le niveau sonore est très élevé et qu'il y a beaucoup de musiciens et
de choristes, qui dégagent une formidable énergie musicale, revigorante. Merci à Derek Williams, aux solistes,
au Nottingham Symphony orchestra, aux six chorales anglaises, à la chorale allemande Cantare
Niederrhein, à la chorale Elisabeth Brasseur de Paris d'avoir donné ce très beau concert
en entrée libre, c'était généreux. Nous sommes ressortis de l'église de la Madeleine vers 22h20**
Sylvie, blogmestre
(article publié à 17h56 terminé, notifications arrivées dans les spams)
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