Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Etant toujours privée de carte bancaire, la réservation de places de concert à distance est devenue difficile. Je
souhaitais assister au concert final de l'orchestre de Paris mais comment faire? Et puis le 7 juin je découvris
que des "places debout" avaient été mises en vente en ligne au prix de 10€. Je pus en réserver une sur la foi de
mon dossier d'auditrice fréquente à la Philharmonie. J'ai retiré la place au guichet en arrivant.
Quoique le placement fût libre, la place était au parterre. En fait la Philharmonie avait transformé le parterre
en salle de bal, mais je l'ignorais.... c'était un concert en première partie, et une guinguette de la barrière
de La Villette ensuite, une guinguette participative pour valseurs. Pour ma part, je savais qu'il restait toujours
quelques places libres au 2è balcon, et montai m'asseoir parmi les barres et les câbles, où je ne gênai personne.
Ci-dessus la salle de la Philharmonie ce 8 juin 2017, un peu avant 20h30, de la place du 2è balcon
où je m'étais assise. J'étais à côté d'un rang d'enfants de 10-12 ans, d'une classe mixte , des 6èmes peut-être,
accompagnés de deux enseignantes. Le parterre était assis par terre. On avait enlevé les sièges.
L'orchestre de Paris était dirigé ce soir-là par Thomas Hengelbrock. La première partie du concert
était composée de l'Ouverture des Noces de Figaro, de Wolfgang Amadeus Mozart, et de la
4è symphonie de Ludwig van Beethoven. Jusque là, tout était classique, à part les spectateurs
assis dans la fosse (eh oui, ce n'était pas des auditeurs de concerts rock, ils s'étaient assis!)
L'ambiance changea après l'entracte. La deuxième partie enchaînait des extraits de Johann Strauss
(La Chauve-souris), d'Emmerich Kalman (La violette de Montmartre), de Charles Lecocq
(Les Cent Vierges), et de Jacques Offenbach (La belle Hélène et le cancan d'Orphée aux enfers).
Manifestement, certains spectateurs du parterre savaient ce qu'on attendait d'eux puisqu'ils s'étaient vêtu(e)s
en conséquence. Ils se firent une place pour valser, parmi les occupants du parterre.
Puis le mouvement gagna, dans la mesure de l'espace de danse disponible (ce qui serrait davantage
les non-danseurs, qui acceptaient de bonne grâce) Il y eut une ambiance folle pour un concert classique !
Deux solistes interprétèrent les duos chantés de Kalman et Offenbach, et la soprano Annette Dasch
se révéla une chauffeuse de salle hors-pair. Le ténor était Cyrille Dubois, lui donnant la réplique
dans les langueurs amoureuses. Philippe Aïche,violon solo exécuta plusieurs passages brillants.
Ci-dessus de gauche à droite Thomas Hengelbrock, Annette Dash, Cyrille Dubois, debout,
et Philippe Aïche assis à sa place de premier violon. L'ambiance allait crescendo, culminant sur
Offenbach, et ce fut du délire (pour un concert classique) sur le French cancan final...
Pardon pour cette petite entorse à l'interdiction de filmer les concerts... Je ne pouvais pas ne pas témoigner
qu'un concert classique peut aussi être un grand moment de joie collective bruyante !
Je regrettai un peu de n'être pas allée guincher "dans la fosse", mais il était préférable pour mes vertèbres que je
m'en sois abstenue! Le concert et son bal populaire romantique eurent un immense succès.
A refaire ! Prévenez-nous avant qu'on mette une jolie robe et qu'on emmène un cavalier !
Arte a enregistré l'ensemble, vous pourrez donc en profiter aussi en rediffusion sur internet et danser
la valse devant votre ordinateur ou votre télévision. Merci à Thomas Hengelbrock, l'idée était formidable!
Merci à tous les musiciens, et aux solistes... et aux valseurs ! Et merci au personnel de la Philharmonie
qui a géré avec sourire et compétence une soirée un peu plus extravagante que les autres.
Sylvie, blogmestre
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