Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Hier soir, j'ai été invitée par l'association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris, à la demande
de Sylvain Dieudonné, au concert de l'Ensemble vocal de Notre-Dame. Que tous en soient remerciés ici,
car n'ayant plus aucun moyen de paiement depuis 48h, j'aurais été bien en peine d'acheter mon billet*
(article terminé tardivement, les jours précédents ayant été utilisés à régler le problème financier)
Ma qualité inhabituelle d'invitée m'avait placée au premier rang au centre de la nef, d'où j'ai eu
une vue extraordinaire sur le concert, encore merci. Pour les photos, en revanche, j'étais trop près pour des
raisons techniques, mais prendre moins de photos m'a aussi permis d'apprécier encore mieux le concert.
Les choristes /solistes étaient huit, sopranes et alti, dont un contre-ténor. Il y avait trois types
d'instruments de musique: deux cornets, un tambourin, une vièle, et trois instrumentistes
dont deux avaient un double rôle, un chef, Sylvain Dieudonné, soit dix personnes au total.
Comme l'indiquait son nom, le concert était dédié à l'Esprit, Esprit saint, Esprit du Seigneur.
Le programme était en trois parties séparées par des interludes, et présentait de la musique
grégorienne et de la musique médiévale, mais pas seulement. Il y avait aussi de la
musique contemporaine sur des textes religieux en latin. La première partie commençait par
un introït tropé du XIè siècle, après une introduction instrumentale au cornet et au tambourin.
Comme on le voit sur la vidéo, les choristes se déplaçaient dans la nef puis revenaient vers l'autel, c'était un peu
déconcertant pour les auditeurs qui ne les voyaient plus. Tout mouvement crée une action, encore faut-il qu'elle
soit suffisamment visible, comme ci-dessus. Il y eut aussi des choeurs entièrement invisibles du public, comme
"Nuées" de Maurice Ohana. La première partie se terminait par une oeuvre contemporaine
d'inspiration médiévale "Veni sancte Spiritus" de Wolfram Buchenberger, dont un extrait suit:
La deuxième partie était constituée de lectures et de répons des Xè et XIè siècles.
Ci-dessous un rondeau du XIIIè siècle, qui était l'interlude entre la deuxième et la troisième partie:
La troisième partie proposait deux Veni creator encadrant un Alleluia. Les deux premières pièces,
médiévales, provenaient de l'Ecole de Notre-Dame, et la troisième, contemporaine, aussi, d'une
certaine manière, puisque écrite par le contre-ténor Raphaël Mas, présent dans ce concert, qui l'a dirigée.
Les trois parties et interludes furent enchaînés dans un silence respectueux de l'auditoire.
Le concert fut très réussi et très applaudi. Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 22h.
La Préfecture de police, en face de Notre-Dame, était toute illuminée.
Sylvie, blogmestre
*mise à jour au 1 juin 2017: je n'ai toujours pas de carte bancaire ni de chèques, mais j'ai de la monnaie...
L'article sur le week-end dernier est encore à terminer, je vais m'en occuper.
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