Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Hier soir, j'ai entendu à la Philharmonie de Paris un concert mi-italien, mi russe, joué par
l'orchestre romain de l'Académie nationale de Sainte Cécile, sous la direction d'Antonio Pappano.
Le programme se composait de l'Ouverture du siège de Corinthe, de Gioacchino Rossini,
du concerto pour piano n°1 de Piotr Ilitch Tchaïkovski, et de deux poèmes symphoniques
d'Ottorino Respighi: Les Fontaines de Rome et les Pins de Rome.
Ma place était très bien située, tout en haut du 2è balcon, avec une vue dégagée. L'orchestre avait
déployé sur scène une centaine de musiciens (ils sont plus nombreux sur le papier, environ 130).
L'orchestre était superbe, et fut dirigé à mains nues par un chef enthousiaste et souriant.
L'ouverture de Rossini, et sa fin "alla turca", donna le ton de la soirée: brillante et enlevée.
Le concerto de Tchaïkovski, que j'ai toujours trouvé d'un romantisme absolu, alliait la virtuosité de la
pianiste au velouté des cordes, et au soutien éclatant des cuivres, bois et percussions.
La pianiste du concerto était Yuja Wang. Nous avons entendu une artiste remarquable,
qui nous a gratifiés de trois bis, dont l'un a fait l'objet d'une captation vidéo qui devrait vous faire sourire,
je vous laisse reconnaître le morceau*, c'est archi-connu, mais un peu déconcertant au début (j'ai même pensé un
moment que le piano avait été trop "orientalisé" la semaine dernière, et qu'il improvisait tout seul !)
Les poèmes symphoniques de Respighi m'avaient à eux seuls décidée pour ce concert. Dans
les Fontaines de Rome, quatre fontaines célèbres inspiraient une musique, en quatre mouvements,
(dont, il me semble, la fontaine de la Dolce Vita... à vérifier !) Dans les Pins de Rome, c'était l'inverse,
la musique suscitait l'évocation de quatre lieux où il y avait des pins. L'orchestre enchaîna les huit
tableaux des deux poèmes symphoniques. Je ne connaissais pas les Fontaines, mais très bien
les Pins de Rome. Le deuxième mouvement de ce second poème musical était inratable, il s'agissait
des catacombes de Rome, des pins des catacombes, donc. Ralentissement du rythme, qui
devenait funèbre, instruments graves, ambiance mortuaire, monde des gisants. Puis nous changions
de voie romaine, pour finir sur la Via Appia, où la musique faisait penser à des légions de gladiateurs
entravés, marchant d'un pas lourd. Soudain, un oiseau gazouillait, et s'imposait par-dessus
l'orchestre (n'ayant trouvé nul volatile sur scène, j'ai supposé qu'il s'agissait d'un enregistrement...)
Voici l'orchestre à la fin du concert, avec Antonio Pappano de dos, ci-dessus, et avec les cordes,
ci-dessous. Un très beau concert, avec un orchestre magnifique, superbement dirigé. Bravo maestro !
Sylvie, blogmestre
* vous aviez reconnu la Marche turque de Mozart, j'espère !
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