Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Il y eut cette semaine deux concerts Vivaldi à Notre-Dame de Paris, les 16 et 17 avril,
j'y assistai pour cette deuxième soirée. Le concert était donné par la Maîtrise de Notre-Dame,
et l'Orchestre de chambre de Paris, sous la direction d'Andrea Marcon.
Je suis arrivée vers 19h45 (le concert commençait à 20h, et non à 20h30), et me suis placée dans la nef,
à proximité de la station III (pour les lunettes perdues...) Souffrant depuis le milieu de l'après-midi de douleurs
dorsales vives, je suis ressortie de la cathédrale, puis j'y suis rentrée à nouveau, juste avant le début du concert.
Je m'installai à une autre place, plus en avant, restée vacante à la location, pour les photos.
Le programme se composait de trois oeuvres d'Antonio Vivaldi: Magnificat, Nisi Dominus, et Gloria.
Le Magnificat (il s'agissait ici d'une sélection des oeuvres référencées RV 610 et RV 611, Vivaldi ayant composé
plusieurs Magnificat) a été écrit pour choeur à quatre voix SATB et solis. Il s'agit d'un cantique
de 25 minutes, qui célèbre les grandes fêtes mariales. Ci-dessous un extrait vidéo
du 5è mouvement "Deposuit potentes", vu du côté des altos du choeur.
Le livret, que je découvre ce matin, était impossible à lire hier soir, du moins pour moi, même avec lunettes,
dans l'éclairage restreint de la partie latérale extrême de la nef où j'étais. Le livret, donc, parlait d'une grande
intensité, à propos du Magnificat, c'est ce qui ressort de la vidéo, et ce que j'ai ressenti en l'écoutant.
Il nous dit aussi que les solos étaient à l'origine chantés par des chanteuses que l'on ne voyait pas,
et dont on ne connaissait que le prénom. Ici, les solistes étaient bien visibles, il s'agissait de
sopranes et mezzo-sopranes du choeur d'adultes de la Maîtrise, et d'une soliste extérieure.
Le Nisi Dominus qui suivit est la mise en musique du psaume 126 de Salomon
"Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain". Ici un contre-ténor sublime
intervint, il s'agissait de Carlos Mena, originaire du pays basque espagnol, de Vitoria (dont je garde un grand
souvenir pour y avoir participé à un festival Europa Cantat en 1990 sous la direction d'Edmon Colomer).
J'ai beaucoup aimé ces deux premières oeuvres de Vivaldi, que je connaissais peu. La troisième
et dernière pièce du programme était le Gloria RV 589, l'oeuvre chorale la plus connue du compositeur.
Ci-dessus un extrait du "Domine Jesu unigenite", toujours du côté des altos, on voit et
on entend la construction du mouvement, en motifs qui se répondent d'un pupitre à l'autre.
Le Gloria me surprit un peu, c'est la dernière oeuvre que j'ai chantée en concert, il y a un mois en l'église
Saint-Louis en l'Ile, nous l'avions chanté très sonore, détaché et éclatant. Il était ici plus lié et plus intériorisé,
plus fondu aussi. Les solis furent très beaux. Les choristes ne tombèrent pas dans les pièges
tendus par le compositeur vénitien, ce sont des professionnels, présents ou futurs (je pense
particulièrement au Cum sancto spiritu, une petite fugue à chausse-trapes en forme de bouquet final).
Ci-dessus, voici Andrea Marcon et les solistes aux saluts, à la fin du concert. Et ci-dessous,
le choeur presque entier, et l'orchestre vus depuis le côté arrière de la cathédrale.
Un beau concert Vivaldi, spirituel, qui s'est terminé vers 21h40.
Sylvie, blogmestre
PS: J'ai perdu au concert d'hier soir une paire de lunettes transparentes avec des branches roses,
si quelqu'un les a trouvées, merci beaucoup de me prévenir ici
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