Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Une choriste parisienne vagabonde
J'ai entendu hier soir un très beau Messie (il s'agit de l'oratorio de Haendel!) en l'église
Saint Germain des Prés, donné par l'orchestre et le choeur Paul Kuentz.
Ci-dessus l'affichette du concert, récupérée à l'entrée de l'église. Le choeur et l'orchestre donneront
un troisième concert Messie identique le 1er janvier 2017, en l'église Saint-Pierre de Montrouge.
J'avais pu réserver une place de 1ère catégorie à tarif réduit, et j'étais au 5è rang, une chance.
Saint Germain des Prés est une église ancienne de taille moyenne, qui a une belle acoustique.
Depuis que je la fréquente, elle est toujours en restauration... Le crucifix imposant qui surplombait les sopranes,
dont j'étais, pendant un Requiem de Mozart du Festival Musique en l'Ile de l'été 2011, a été enlevé.
De ce concert, je me souvenais que l'acoustique était gratifiante pour les choristes... un son porté, agréable.
Voici le choeur et l'orchestre en place avant le début du concert. Quand l'orchestre attaqua l'introduction,
à la finesse du jeu des cordes, je sus que ce serait un très beau concert. Les deux solistes ténor
et baryton se succédèrent avant le premier choeur "And the glory of the Lord", puis la première partie
de l'oeuvre se déroula, avec son alternance de choeurs et de solis. Je notai la voix somptueuse
de l'alto, et celle, lyrique baroque de la soprano (que j'aurais volontiers entendue dans Armide...!)
La qualité de l'orchestre brilla pendant tout le concert, que ce soit les cordes ou la trompette.
Le choeur était très performant, les sopranes avaient des voix bien timbrées et fraïches, j'entendais
moins les alti, qu'un pilier vénérable et multicolore me dissimulait, les deux pupitres masculins se
donnaient beaucoup de mal, étant en effectif moindre, ce qui constituait un handicap pour les ténors (nous
avions aussi eu une rareté de ténors dans cette oeuvre à la Madeleine en 2014, lors d'un concert non CP13).
Les solistes étaient Erminie Blondel, Sacha Hatala, André Abdelmassih, et Jean-Baptiste Alcouffe,
que l'on voit au premier rang devant le choeur sur la photo ci-dessous.
Il y eut un entracte après la première partie de l'oeuvre, la partie joyeuse. Le concert reprit sur
la seconde partie, celle de la crucifixion, et du poids des péchés de l'humanité. Cette deuxième partie
est celle du choix du chef, car l'oeuvre serait trop longue pour être jouée intégralement. La première partie l'est peu
ou prou (tous les choeurs y étaient), ici la deuxième partie pour le choeur était composée de "Behold the
lamb of God", du triptyque "Surely, he hath borne our griefs", "And with his stripes", et "All we like sheep",
puis "Lift up your heads", "Hallelujah"... ici l'assemblée s'est levée, et Paul Kuentz s'est retourné vers
nous pour nous inciter à chanter (toujours inconfortable quand on chante dans les aigus et que personne
d'autre ne chante la même chose alentour..!) puis nous nous sommes rassis, et le concert continua par
la troisième partie de l'oeuvre "Since by man came death" (et c'est ici, pour les solistes, que se place
"The trumpet shall sound", très joli duo de trompette et de baryton), et finalement "Worthy is the Lamb",
suivi du "Amen" final. Le concert s'est terminé sous les applaudissements du public, debout.
A la fin du concert, Paul Kuentz prit la parole, nous expliqua l'origine de l'écoute debout de l'Hallelujah
(c'est le roi qui aurait donné l'exemple en se levant), et plaisanta, puis nous proposa un bis de ce morceau,
à condition que nous chantions aussi. Il nous remercia à la fin, il y avait donc d'autres choristes dans le
public qui savaient aussi le morceau par coeur, ouf! C'était un très beau concert de fêtes, je recommande
très chaudement celui du 1er janvier aux lecteurs de ce blog qui aiment le Messie de Haendel.
Le concert a duré environ 2h30, entracte compris. J'ai fait un tour du côté des cordes avant de partir...
Et vous avez en prime le public enchanté du concert, au premier rang!
Sylvie, blogmestre
PS: selon les chefs de choeurs, il y a dans toute oeuvre un passage révélateur de la qualité du concert....
Maximilien Frémiot, qui dirigea les CP13 dans le Messie en 2013 disait que le choeur sensible de
cette oeuvre, c'était le dernier de la première partie "His yoke is easy", Il fut ici splendide.
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