Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Hier soir, Daniel Harding était de retour à la tête de l'Orchestre de Paris et de son Choeur,
dans la grande salle de la Philharmonie, avec un oratorio profane de Robert Schumann.
Ce concert sera redonné ce soir, et il me semble qu'il reste quelques places, je recommande!
Il y a quelques semaines, j'avais acheté, quelle aubaine, une place de catégorie 6, très musicale, puisque placée
derrière la scène, sans sous-titres, mais quand on écoute un disque, il n'y a pas de sous-titres non plus!
Ce qui était intrigant c'était le titre "Concert de Noël". En voyant les quatre caméras de télévision sur le plateau,
j'ai compris que le concert serait enregistré et diffusé pendant les Fêtes (sur Arte).
Dans les années 1840, Schumann rêve d'opéras allemands qu'il pourrait écrire. Avant les
"Scènes de Faust", déjà présentées par Daniel Harding et l'Orchestre de Paris en septembre 2016
à la Philharmonie (visibles en vidéo sur Arte concerts en suivant l'hyperlien), il a écrit un oratorio profane à
partir d'un conte initiatique de Thomas Moore,"Lalla Rookh". La Péri est une fée indienne déchue,
qui doit offrir au ciel ce qu'il désire le plus pour gagner le paradis. Elle fait diverses tentatives, sans
succès, et ce sont finalement les larmes d'un criminel repenti qui lui vaudront la rédemption.
L'oeuvre de Schumann est enchaînée par le Choeur et l'Orchestre de Paris sans entracte pendant
environ 100 minutes, intenses, durant lesquelles nous sommes emportés par la beauté de la musique,
la virtuosité du jeune chef, et le talent des interprètes, tant musiciens que solistes et choristes.
Les amoureux des oratorios de Mendelssohn, dont je suis, et qui sont nombreux parmi les lecteurs de ce blog,
retrouveront dans la Péri des accents similaires, des envolées chorales qui rappellent "Paulus",
sans cependant l'illumination biblique de l'ami de Schumann, ni sa filiation spirituelle avec Bach.
Etant un peu déconnectée du sujet de l'oratorio, puisqu'il ne s'agit pas d'un récit sacré dont je pourrais
avoir une connaissance antérieure, et que les sous-titres ne sont pas visibles de ma place, je savoure
la musique, le spectacle (le chef qui dirige fascine toujours une choriste...), l'interprétation remarquable
(si le concert intéresse Arte pour les Fêtes, c'est un gage de haute qualité!), le bonheur qui nous envahit
dès le début du concert pour ne plus nous lâcher. S'il reste des places libres ce soir, précipitez-vous!
J'ai pris une dizaine de photos à la fin du concert, quand c'est autorisé, dont neuf sont de qualité discutable. La dernière
photo est très nette et charmante, puisque c'est celle prise lorsque les musiciens et choristes se sont
retournés vers l'arrière scène. C'est cette photo dont j'ai choisi de vous faire part pour illustrer cet article, en
quatre parties agrandies. Voyez le sourire des musiciens, et vous comprendrez le bonheur de cette soirée!
Merci à tous pour ce somptueux concert! Dernière minute: la diffusion de ce concert a lieu ce soir sur
Arte concerts à 20h30, simultanément avec le deuxième concert donné dans la grande salle de la Philharmonie.
Sylvie, blogmestre
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