Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
L'Opéra Bastille donne les Contes d'Hoffmann, unique opéra de Jacques Offenbach,
du 3 au 27 novembre 2016. J'étais hier soir à la représentation du 9 novembre.
L'opéra commençait à 19h30. Je l'avais déjà vu dans une autre mise en scène, à Mulhouse, à l'époque de
mes études originelles, et en gardais le souvenir d'un scénario un peu confus (à l'époque, il n'y avait pas internet
pour télécharger quelques pages d'explications avant le spectacle!) J'avais pu acheter une place
de 9è catégorie, à la revente, ce qui correspondait à la plus haute galerie.
Ci-dessus, la vue très plongeante de la plus haute galerie. L'orchestre de l'Opéra national de Paris, ses
choeurs, et les solistes, étaient dirigés par Philippe Jordan, et la mise en scène était de Robert Carsen.
Les Contes d'Hoffmann ont été créés, à titre posthume, en 1881, le livret a été écrit à partir de l'oeuvre
d'un écrivain et compositeur allemand du même nom. Il s'agit de l'un des opéras en langue française les
plus représentés au monde. On y retrouve l'espièglerie et l'humour de l'auteur des opérettes, mais
l'oeuvre appartient à la catégorie tragique et sérieuse, quoique la bouffonnerie ne soit jamais loin.
L'intrigue est la suivante: Hoffmann est un poète aux amours malheureuses, qui noie ses tourments
dans la boisson. Accompagné de sa Muse, déguisée en étudiant Nicklausse, Hoffmann courtise
Stella, une cantatrice dont il est l'amant. Au comptoir d'un zinc, il raconte à ses camarades
de bouteille trois histoires d'amours ratées. Il y eut Olympia, qui l'éblouit tant qu'il ne s'aperçut pas
qu'il s'agissait... d'un automate. Ici, le génie bouffon d'Offenbach se réveille, et la séquence Olympia vire au fou
rire pour les spectateurs, soutenue par une mise en scène suggestive, et une interprète (Nadine Koutcher) extraordinaire.
Olympia ayant été dézinguée par un personnage récurrent sous plusieurs formes, qui est
probablement le Diable, Hoffmann s'éprend d'Antonia, une jeune chanteuse malade, que la créature
diabolique va pousser à chanter à la limite de ses forces et de sa vie. Il y a ici une mise en abyme,
la scène représentant une scène et un orchestre, l'acte se termine avec deux orchestres, celui qui est dans la fosse,
et celui qui est sur la scène, devant la scène qui est sur la scène (suis-je claire?) Après la mort d'Antonia,
Hoffmann s'éprend de Giulietta (c'est ici que se place le passage le plus connu de l'opéra:
la Barcarolle), qui est une courtisane, et lui vole son reflet (vampire!) La mise en scène, totalement
dépouillée au début, puisque la scène est vide au commencement de l'opéra, se complexifie peu à peu. Dans ce
4è acte, la Barcarolle donne lieu à une deuxième mise en abyme, ce sont les spectateurs que l'on voit, dans
leurs sièges, derrière le grand rideau de la scène, qui a été retourné, et les sièges oscillent par rangée, à droite,
à gauche...Hoffmann n'a plus de reflet, et le nôtre est parti sur la scène! Après un duel, où Hoffmann occit
un rival passé, on retourne à la taverne du début (je maintiens que le scénario est un peu confus).
Hoffmann affirme que les trois femmes n'en font qu'une seule, Stella. La Muse proteste, et l'opéra
se termine dans les larmes, car "les pleurs et la souffrance rendent grand".
Ci-dessus les choeurs de l'opéra, en costumes multicolores, excellents comme toujours.
Hoffmann était interprété par Ramon Vargas, et la Muse par Stéphanie d'Oustrac.
Le spectacle s'est terminé un peu après 23h, sous les applaudissements et les rappels.
Je recommande chaudement cet opéra, on passe une superbe soirée!
La salle était très pleine, et j'étais très haut, le flot du public sortit avant moi, et je repris le métro à 23h14*
Sylvie, blogmestre
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