Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Rentrée en fanfare hier soir à la Philharmonie de Paris.... En août, j'étais parvenue à obtenir une place
judicieusement localisée dans ma semaine d'examens universitaires pour le cycle Mozart-Bruckner
interprété par la Staatskappelle Berlin dirigée par Daniel Barenboïm. Evénement!
A la sortie du métro Porte de Pantin, un peu avant 20h30, il suffisait de suivre la file décidée d'auditeurs convergeant
vers le bâtiment argenté, qui les absorbait l'un après l'autre, après son jeûne musical estival.
J'étais très bien placée, à la gauche de l'orchestre, au premier balcon.
La salle était dans sa configuration de remplissage maximal.
Le livret qu'on nous avait distribué à l'entrée comprenait tous les concerts du cycle joués
du 2 au 9 septembre 2017 , ce qui causa mon désarroi au début, car je cherchais vainement le piano du concerto
promis, mais le 9 septembre, le programme se composait de la symphonie concertante K297b pour hautbois,
clarinette, cor et basson de Wolfgang Amadeus Mozart, et de la 7è symphonie d'Anton Bruckner.
La symphonie K297b pour quatre instruments à vent, dite "concertante", est attribuée à Mozart,
en raison de son style, de l'affection que Mozart portait à ces instruments à vent, et de son intention
connue d'écrire une telle pièce, quoique l'on ne soit pas absolument sûr qu'il en ait été l'auteur. Elle com-
prend trois mouvements. C'est une oeuvre gracieuse et très agréable à écouter (dans le lien ci-dessus il y a de
l'audio disponible).La septième symphonie de Bruckner a déjà fait l'objet d'un article dans ce blog, en mai
dernier, qaund je l'avais entendue jouée par l'Orchestre national de France au Théâtre des Champs Elysées,
sous la baguette de Daniele Gatti. Je l'ai mieux appréciée lors de ce concert à la Philharmonie, ai reconnu au
passage le thème du "Non confundar" du Te Deum écrit par Bruckner à la même époque, une auto-citation déjà mentionnée en mai.
Voici l'orchestre Staatskapelle Berlin ci-dessus, et son chef dans le coin supérieur gauche,
et ci-dessous Daniel Barenboïm applaudissant ses musiciens.
Le concert fut à la mesure de nos espérances, splendide. A la fin, le public se leva pour
une standing ovation interminable. Participation au mythe Barenboïm aurait dit Roland Barthes... Lequel paraissait
très à l'aise avec cette effusion publique, et se prêta de bonne grâce aux multiples rappels.
Le cycle Barenboïm à la Philharmonie se poursuivra en janvier 2017, si vous êtes intéressés, il est déjà possible
de réserver sa place (il vaut mieux s'y prendre à l'avance!)
Sylvie, blogmestre
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