Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
L'Opéra Bastille, pour le 14 juillet, donnait une représentation gratuite, sur réservation individuelle, du
spectacle de ballet chorégraphié par Justin Peck, sur une musique de Francis Poulenc, et par George
Balanchine, sur une musique de Johannes Brahms, orchestrée par Arnold Schönberg. Il s'agissait de la 6è
représentation du ballet, qui a été donné 7 fois à l'Opéra Bastille, la dernière étant le 15 juillet 2016.
J'avais eu la chance de trouver l'information assez tôt: il n'y avait plus de place en catégorie 1, mais toutes les autres catégories
étaient disponibles, d'où la catégorie 2. Arrivée devant l'opéra, ma surprise fut grande de voir une foule de personnes,
certaines en files incertaines, d'autres en gros rassemblement serré devant l'entrée (habituellement l'entrée des spectateurs
est très fluide, je n'ai jamais vu d'attroupement serré). Les personnes qui arrivaient étaient égarées comme moi par le
nombre de postulants à l'entrée au spectacle. Il m'a fallu une dizaine de minutes pour comprendre que les files incertaines
étaient les possesseurs de billets, et que le gros rassemblement serré était formé par ceux qui n'en avaient pas,
qui empêchaient involontairement ceux qui en avaient d'entrer normalement, en tentant, devant les portes,
de récupérer une place inutilisée. Ca marchait, d'ailleurs, un peu. Je n'avais réservé qu'une place.
Une fois assise, je constatai que l'entrée se faisait plus lentement que d'habitude. La sonnerie retentit,
la représentation commença un peu en retard mais finit à l'heure prévue. Il devait y avoir des personnes
qui entraient dans cette salle d'opéra pour la première fois, ce qui était probablement l'un des objectifs
de l'Opéra de Paris: ouvrir un lieu culte à toutes les populations, en ce jour de Fête nationale. L'idée de
réserver des places numérotées, même gratuites, était bonne, puisque l'algarade déroutante de spectateurs qui s'em-
poignent pour une place, dont j'avais été témoin le 21 juin au grand auditorium de la Maison de la Radio, ne se renouvela pas.
Les personnes qui connaissaient la salle et ses usages entraînaient ou guidaient les autres. Arrivée de l'orchestre
et salut du chef d'orchestre à la salle: applaudissements (ne riez pas, ce n'est pas automatique pour tout le monde!)
Personnes mal placées: autorisation possible d'occuper des places libres voisines, mais juste avant le début du spectacle...
Après avoir applaudi l'orchestre de l'Opéra national de Paris et son chef, Patrick Lange, la lumière
s'éteignit, et l'orchestre joua la Marseillaise. Tous les spectateurs se levèrent. Certains chantèrent un peu,
mais la version orchestrale était splendide, il eut été dommage de chanter par-dessus. L'hymne terminé
fut salué par des applaudissements, puis nous nous rassîmes dans le noir, pour le spectacle.
Habituellement, je me documente avant d'aller à l'opéra Bastille, sur l'opéra que je vais voir. J'aurais du le
faire aussi pour ce ballet, ce qui m'aurait appris que George Balanchine (1904-1983) fait partie des
chorégraphes à l'origine de la danse néo-classique, dont Justin Peck (28 ans) est un admirateur.
Voici la bande-annonce du spectacle:
N'ayant aucune formation en danse classique ou néo-classique, j'ai eu la chance d'avoir quelques commentaires subséquents
d'une enseignante en danse qui faisait partie du groupe avec lequel j'ai été au concert du Champ de Mars le soir du 14 juillet,
et qui m'a expliqué qu'il s'agissait de pliés de bras et de positions de pieds (ah oui, j'avais remarqué!). Je ne peux pas vous
en dire davantage. Les personnages de Peck sont arrivés en combinaison noire à liseré coloré, dans un décor
moderne, chic. Ils avaient un masque rond coloré sur le visage, qu'ils ont perdu au cours de la chorégraphie,
que j'ai trouvée très belle.
Voici une photo des danseurs à la fin de la première partie du spectacle:
La deuxième partie était de mon point de vue de néophyte en danse classique, beaucoup plus classique
que la première, et d'esprit, dirais-je, "Lac des cygnes". Des tutus en ligne, en rond, des demoiselles avec
des serre-têtes, pas en plumes mais en fleurs, des jeunes gens avec des bottes de cosaques...
Une peinture de fond représentait un château qui évoquait Charlottenburg, concession à la
nationalité germanique du compositeur (?) mais il me semble qu'il vivait plutôt à Vienne qu'à Berlin, notre ami Johannes...
Voici une photo des danseurs et danseuses, et du chef d'orchestre Patrick Lange:
Il y eut à la fin de l'oeuvre de Brahms un rondo tzigane (ah, les tziganes de Brahms!:) mais les jeunes
gens n'avaient rien de tzigane dans leur costume, plutôt d'inspiration géorgienne. Qu'importe,
Balanchine et Brahms ont fait un tabac dans la grande salle de l'opéra Bastille, et c'était l'essentiel.
Personnellement, je retiens Justin Peck, un jeune homme qui a de l'avenir...
Sylvie, blogmestre