Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Hier soir, c'était le concert anniversaire des 25 ans de l'association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris.
Pour commémorer l'évènement, le Choeur d'adultes, le Jeune ensemble, et le Choeur d'enfants de
Notre-Dame étaient réunis sous la direction de Henri Chalet pour un très beau programme:
le Magnificat de Jean-Charles Gandrille, et le Requiem de Maurice Duruflé.
Le grand choeur ainsi constitué était accompagné au grand orgue par Yves Castagnet.
Partie d'Arcueil-gare à 19h45, je suis arrivée vers 20h sur le parvis de la cathédrale où deux longues files attendaient que le
contrôle laisse entrer leurs spectateurs à l'intérieur de l'édifice. Il y avait des courants d'air, et j'ai vu un spectacle inattendu,
qui m'a tellement surprise que je n'ai pas eu le réflexe de sortir mon appareil photo: une tourterelle faisait du vol stationnaire tout
en haut de la cathédrale, entre les deux tours. Les ailes déployées, elle se laissait porter par les courants et se maintenait par
de petits battements d'ailes entre les deux tours, c'était insolite, quoique l'image appartienne à l'iconographie catholique.
Entrée par la gauche dans la cathédrale, j'ai constaté que la partie centrale était déjà presque pleine,
et me suis installée sur le côté droit des spectateurs qui faisaient face aux portes arrière.
Voici ci-dessus le choeur composé, positionné sous le grand orgue, et la vision depuis ma place.
J'ai été surprise de constater que même les plus jeunes choristes participaient à ce programme, mais
ils ont assumé avec beaucoup de brio. Je voudais dire un mot, avant de parler des oeuvres, de la couleur
vocale de cet ensemble composé de trois sous-ensembles de choristes d'âges différents. Il allait des
basses profondes aux sopranos les plus légers, ce qui était nécessaire aux partitions, mais donnait un
timbre spécial à l'interprétation, une signature Maîtrise de Notre-Dame, musicalement très intéressante.
Ci-dessus un extrait du Libera me du Requiem de Duruflé, qui est l'un des rares passages "violents"
de l'oeuvre, par ailleurs pleine de douceur et de grâce. Plusieurs jeunes choristes sont sortis pendant le concert,
à la surprise des spectateurs, un peu inquiets. En écoutant cette vidéo, je me suis demandé si ce n'est pas le choeur
fortissimo et la proximité de l'orgue particulièrement puissant qui ont pu déclencher des malaises.
J'espère que les jeunes choristes concernés vont mieux.
Voici les choristes et leur chef de choeur, ainsi que l'organiste, Yves Castagnet, qui accompagnait le Choeur de
Radio France le 17 février dernier au grand auditorium de la Maison de la Radio sur la même oeuvre, si vous vous en souvenez.
Le concert débutait par le Magnificat de Jean-Charles Gandrille, et c'était une création. JC Gandrille est un
jeune musicien et compositeur français, que je ne connaissais que de nom, et qui semble très talentueux.
Son Magnificat honorait son titre puisqu'il était... magnifique. Il y avait une pleine page de références dans le livret
que l'on nous a ditribué à l'entrée du concert, je ne vais pas tout rapporter, mais vous pouvez vous connecter au site du
compositeur ici. Il y a des extraits d'oeuvres que l'on peut écouter en ligne, ce sera mieux que mes commentaires.
L'exécution du Magnificat fut très belle, tous les choristes montraient beaucoup d'attention, même les plus jeunes.
J'ai de courts extraits vidéos, dont je mettrai l'un en ligne dans la journée. La création de l'oeuvre fut très réussie,
et l'organiste descendit saluer à la fin de cette première partie (voir photo ci-dessus).
Je voudrais revenir sur l'extrait du Libera me Domine qui est incrusté ci-dessus, et témoigner que dans l'expérience la plus récente
de participation chorale que j'ai dans ce Requiem (avril 2015, église des Blancs-Manteaux, avec le choeur Hugues Reiner),
c'est un passage où l'ouïe des choristes est saturée par la puissance du choeur et celle de l'orgue réunies, et il faut avoir
la confiance en soi que donne un certain temps de pratique chorale pour oser se lancer à reproduire, en comptant les temps,
ce qu'on a appris en répétition, puisque tous les repères auditifs sur lesquels s'appuient les choristes ont provisoirement disparu.
C'était un concert splendide, qui a fêté brillamment les 25 ans de l'association Musique sacrée à
Notre-Dame de Paris. Merci à tous les participants à ce concert, et aussi à ceux qui en étaient absents
mais qui participent beaucoup aux oeuvres de cette association. Bonne continuation!
Sylvie, blogmestre