Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Ce matin le RER arriva en même temps que moi en gare d'Arcueil, mais la machine refusa mon ticket. Les quelques secondes
qu'il me fallut pour avoir la présence d'esprit d'essayer la seconde machine suffirent à la rame à quai pour s'en aller, ce qui
sembla mettre en joie (?!) un jeune homme apparemment bien sous tout rapport qui passait par là. La seconde machine
valida mon ticket sans problème, et je continuai à me demander qui "bricole" les appareils à valider de cette gare...
Entrée en gare d'Arcueil à 9h30*, je ne suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame qu'à 10h01**. Après une
rapide traversée du parvis, j'entrai dans la cathédrale pendant l'Introït, et trouvai une place vers l'avant.
Nous étions le sixième dimanche de Pâques, et la Maîtrise, pour cette messe grégorienne,
était composée de quatre messieurs qui font partie de l'ensemble vocal de Notre-Dame,
au moins pour deux ou trois d'entre eux que j'ai vus plusieurs fois en concert.
Je m'étais promis de travailler les partitions de la liturgie grégorienne, et n'ai pas eu le temps, mais j'ai trouvé
quelques vidéos chantées avec partitions sur internet qui devraient s'avérer utiles. En attendant, je déchiffre
avec plus ou moins de pertinence selon ma forme du jour, appliquant la formule de Pierre Molina qui soutient qu'il vaut
mieux déchiffrer en faisant de fausses notes, que ne pas chanter (je souscris à cette opinion!)
Avant la première lecture, on nous prévint qu'il y avait une erreur dans la feuille liturgique, l'Evangile
du jour ayant disparu, remplacée par un doublon des Actes des apôtres (c'est le maquettiste qui a collé
le texte qu'il ne fallait pas au mauvais endroit...) Curieusement, en langue étrangère l'Evangile était bien là, à la bonne
place. C'était l'Evangile où Jésus dit qu'il nous donne la paix, qu'il nous donne sa paix.
Les Actes des apôtres évoquaient Paul et Barnabé dans leur enseignement, il s'agissait cette fois de
circoncision, et de s'abstenir de viandes non saignées, et d'unions illégitimes. L'Apocalypse était une
déclinaison du nombre douze, douze tribus, douze portes, douze anges... Douze étant réparti en quatre fois trois.
La communion, vers 11h, fut assez insolite, une rangée de visiteurs mitraillait la file des fidèles de leurs
téléphones portables, tablettes, appareils photos... Nous devons déjà être en ligne sur Facebook Japan, ou ailleurs.
Je restai à la messe internationale de 11h30, me déplaçant de quelques rangs vers l'avant. Il y avait
une chorale invitée que j'avais croisée sur le parvis, en arrivant pour la messe grégorienne, un peu plus d'une heure
auparavant. Il s'agissait d'un choeur d'enfants et de jeunes filles, la Maîtrise de la cathédrale de
Saint-Bavon à Haarlem, aux Pays-Bas. Je n'ai pas pu trouver le programme qu'ils ont chanté.
La chorale d'enfants interpréta un très beau Kyrie, un Sanctus, et un très bel Agnus Dei
(dont je dirais qu'il ressemblait beaucoup à du Mozart). Nous avons chanté le Notre Père de Rimsky-Korsakov
(dans la messe grégorienne, le Pater noster est grégorien, en latin). Nous fumes autorisés à applaudir
les enfants, qui avaient de très jolies voix fraîches, à la fin de la messe.Sur les quatre solistes
ténors et basses de la messe grégorienne, deux étaient restés pour animer la messe internationale.
Je suis repartie de Notre-Dame un peu avant 12h40, et ai repris le RER à 12h41*** .
Sylvie, blogmestre
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