Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Hier soir, au regard de l'actualité de la journée du 22 mars, le concert Stabat Mater donné en
la cathédrale par l'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris semblait particulièrement pertinent.
A mon arrivée sur le parvis, sans particularité du voyage, des voitures de police banalisées et hurlantes passèrent en trombe
devant la station de RER. Ambiance du jour. Après le contrôle, à l'intérieur de la cathédrale, le calme et
le silence régnaient. Le panneau de la journée du mercredi saint était déjà en place.
J'avais emporté les deux « yeux » du blog, et constatai que la lumière était un peu faible pour l'un d'eux, le meilleur
malheureusement. Puis le transept s'éclaira, et un prêtre nous présenta le concert.
C'était un concert de mardi saint, donc allant musicalement du chemin de croix à la Passion
de Jésus. Il y avait sept voix, quatre féminines et trois masculines, et une vièle jouée
par Sylvain Dieudonné qui dirigeait aussi l'ensemble vocal.
Pour les personnes qui n'ont jamais entendu de concerts de la semaine sainte, ils paraissent
souvent austères, ce qui découle des événements décrits. Personne n'aurait l'idée de mettre
des musiques dansantes sur un chemin de croix... Donc pas de flûtes ni de tambourin dans
ce concert, uniquement des chants a capella, ou avec un accompagnement de vièle.
Le concert commença par un « Vexilla regis » grégorien, qui sera repris à la fin du concert, suivi d'un
chant à la Croix « O crux ave, spes unica », puis d'un récit de la Passion selon Jean. Ici j'ai commencé à
prendre des vidéos, avec le meilleur de mes appareils, redevenu utilisable grâce à l'éclairage, et j'ai un peu perdu le fil du
programme. Je me souviens avoir filmé un duo soprane contre-ténor, puis un duo basse ténor, qui devait
être le « Stabat juxta christi crucem ». Les solistes de l'ensemble vocal chantaient par deux ou par trois,
ou seuls. J'ai arrêté de prendre des images pour apprécier pleinement la musique, dans ce cadre médiéval qui lui sied tant.
J'ai repris le programme pour suivre le drame liturgique intitulé « Planctus Mariae », la déploration de
Marie, après la mort de son fils en croix. Cinq solistes interprétaient cinq personnages : Marie, Jean,
Madeleine, La mère de Jacques, et Salomé. Mention spéciale à Cécile Dalmon qui interprétait Marie
avec un désespoir poignant. Le public a frémi, mais n'a pas osé applaudir, pas encore. Puis, la reprise
du « Vexilla regis » a conclu le concert. C'est alors que mon appareil photo HD refusa de s'allumer.
J'ai donc filmé cette dernière vidéo avec le plus petit appareil, et c'est fort heureux, car les deux vidéos
précédentes sont inexploitables, pour raisons encore inconnues. Je suis désolée pour cet incident...
J'ai chanté il y a longtemps le « Via crucis » de Liszt, qui commence par un Vexilla regis. Le voici en lien pour que
vous puissiez comparer la vidéo qui précède et l'adaptation que Franz Lizst en a fait : la version XIXè siècle est plus
lourde (beaucoup) et plus austère que la version XIIIè siècle, mais c'est bien de la même hymne qu'il s'agit, à la base.
Il est toujours intéressant de voir où les compositeurs puisent leur inspiration, voire davantage !
C'était un beau concert, nous avons attendu religieusement jusqu'au bout pour oser applaudir.
Félicitations à toutes et à tous pour votre travail, d'autant que vous avez un concert
« Resurrectio » en préparation pour l'après-Pâques, ai-je vu. Bon travail !
PS : si je parviens à récupérer les deux vidéos abîmées, je les inclurai dans cet article.
Sylvie, blogmestre
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