Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Mardi soir au Théâtre des Champs Elysées, un concert réunissait les Mozart, père et fils, et le père et
le fils spirituels de Wolfgang, Haydn et Schubert. Ce concert était interprété par l'Orchestre de chambre
de Paris, sous la direction de Sascha Goetzel. Le programme comprenait la symphonie en sol majeur
"Neue Lambacher" de Leopold Mozart, créée vers 1769, le concerto pour violoncelle et orchestre n°1 de
Joseph Haydn, composé entre 1762 et 1765, la première symphonie en mi bémol majeur de
Wolfgang Amadeus Mozart, composée en 1764-1765, trois pièces contemporaines, ainsi que la
troisième symphonie en ré majeur de Franz Schubert, composée en 1815, et créée à titre posthume.
J"ai sans le faire exprès, réservé semble-t'il une place en loge (j'avais réservé une place de catégorie 4 à la corbeille,
et après attribution, c'était une place de loge), alors que je préfère les balcons... Mais il n'a pas été difficile de
me replacer au premier balcon, merci au personnel du Théâtre des Champs Elysées!
Avant le concert, on nous informa que le violoncelliste, Jean-Guihen Queyras, signerait des autographes
à l'entracte, et qu'il était strictement interdit de filmer ou d'enregistrer le concert. L'Orchestre de chambre
de Paris, après un baise-main galant du chef d'orchestre au premier violon (ou bien était-ce à l'entracte?), joua la
symphonie de Mozart, Léopold, longtemps attribuée à Mozart, Wolfgang, quoique qu'elle n'ait pas la
souplesse et l'inventivité du second. On finit par l'attribuer à son compositeur légitime. C'est une pièce
agréable, de musique de cour du XVIIIè siècle, en quatre mouvements, rapide, classique dans sa facture,
mais tout à fait plaisante. Puis vint le concerto de Haydn, interprété par un extraordinaire soliste,
Jean-Guihen Queyras, qui jouait sur un violoncelle de 1610, nous apprenait le livret. Une pièce plus brillante
et plus émouvante que la symphonie de Léopold Mozart, qui suggère avec finesse le choix musical
du jeune Wolfgang qui l'appelait "papa Haydn". Habituellement, je prends une photo du soliste, mais eu égard à
l'annonce du début du concert, je n'ai pas voulu me distinguer en étant la seule à photographier avant l'entracte.
Le violoncelliste virtuose, très applaudi, bissé, nous a joué un petit morceau supplémentaire de son
violoncelle hors d'âge, qui avait un son extraordinaire. Aimant la musique contemporaine, il nous a
annoncé "Ombres" de Kurtag, enchaîné avec le prélude de la première suite pour violoncelle de
JS Bach. L'enchaînement des deux était amusant. Il a été très applaudi, à nouveau.
Mon voisin de devant était un musicien professionnel, et m'a fait part de ses impressions, qui ne manquaient pas d'intérêt.
Ma connaissance de la musique instrumentale n'allait pas jusqu'à pouvoir apprécier pleinement ses remarques cependant.
Après l'entracte, le concert reprit avec la première symphonie de Mozart, Wolfgang, composée à l'âge
de... 9 ans. Mais témoignant d'une maîtrise parfaite de la composition, et de ce supplément de fantaisie,
de capacité émotionnelle et d'aisance qui le caractérise. Imaginons le jeune Mozart, 9 ans, ne touchant pas des pieds
par terre quand il est au piano, avec son petit habit et sa coiffure Louis XV, composant une symphonie musicalement parfaite...
Le livret nous dit qu'il s'était lié d'amitié avec Johann-Christian Bach, qui avait vingt ans de plus que lui, ce qui en dit long sur
sa maturité musicale! La dernière oeuvre du concert était une symphonie composée par Schubert à l'âge de
18 ans. L'orchestre s'étoffa de quelques musiciens supplémentaires, dont deux flûtes et une clarinette, qui
avait un rôle de soliste dans cette symphonie. A la réflexion, et toute révérence gardée pour les deux
oeuvres de jeunesse de WA Mozart, et de Schubert, et la musique de cour de L. Mozart, c'est le concerto
de Haydn qui m'a le plus touchée. Pour la beauté du son du violoncelle, et peut-être pour la maturité
de l'écriture et simultanément cette grâce courtoise que Haydn mettait en tout.
L'orchestre fut très applaudi et bissé à la fin du concert, et joua un extrait de Rosamunde de Schubert.
Et là je compris enfin le sens des remarques de mon voisin de devant, musicien, car c'est une oeuvre que je
connaissais déjà dans d'autres interprétations. Qu'il soit remercié de m'avoir fait entendre autrement...
Sylvie, blogmestre
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