Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Dans le cadre de notre grande semaine de ballets, je suis retournée hier soir au
Palais des Congrès voir le Lac des cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski (orthographe variable), interprété
et mis en scène par la troupe et l'orchestre de l'Opéra national de Lviv en Ukraine.
J'étais au milieu de la salle, d'où je voyais mieux la scène que quelques jours auparavant, mais moins bien les danseurs
individuellement, car myope, et beaucoup mieux la fosse d'orchestre, qui me parut cette fois d'une taille
suffisante pour contenir tout l'orchestre!
Je vais être assez brève pour cause d'examens imminents...
L'intrigue varie selon les interprétations, je vous livre celle que j'ai vue. Dans une cour germanique, le roi
et la reine décident de marier le prince Siegfried, ce qui donne des danses de présentation de
demoiselles ravissantes en tutus pastels, la reine étant vêtue d'un tutu long rouge avec manches et
couronne assorties. Siegfried a du mal à choisir. Le bouffon du roi, vêtu de blanc avec des petits losanges
multicolores, danse (particulièrement bien) et amuse la société (c'est la seule fantaisie du ballet). Puis Siegfried,
parti chasser avec une arbalète (!) rencontre une femme-cygne envoûtée par un magicien, Odette.
Ils dansent ensemble et tombent amoureux. Mais le magicien ne veut pas lâcher Odette, et amène sa
propre fille, Odile, le cygne noir, à la cour. Siegfried confond les deux cygnes et accepte d'épouser Odile.
Mais il retrouve Odette, son amour la sauve et tue le magicien, la déliant du sort qu'il lui avait jeté.
Cher Piotr Ilitch, après le coup du Casse-noisette, vous avez fait encore plus fort sur ce scénario-ci...
Le public a beaucoup aimé, et le grand amphithéâtre était plein à craquer. J'ai passé une très bonne
soirée, et vu un très beau spectacle de danse sur la très belle musique de Tchaïkovski, impeccablement
jouée par des musiciens de haut niveau. Mais la reine des souris m'a manqué... on ne se refait pas!
Disons que le Casse-noisette, facétieux et ingénieux, m'a plu davantage.
C'était évidemment remarquablement bien dansé, et l'orchestre était formidable. C'est l'histoire qui
manque de relief, et qu'on ne peut amender. Elle était améliorée par la mise en scène des danses à
la cour, et les drôleries du bouffon déjà évoqué. Mais finalement ce n'est pas si surprenant, les cygnes n'étant pas
des créatures réputées pour leur fantaisie et leur esprit! Je m'égare, mais pas tant que ça! Il existe des fins plus
tragiques de ce ballet (qui correspondent mieux au thème musical mélancolique du cygne selon Tchaïkovski)
dont le drame final rattrape alors la faiblesse de l'histoire, et des cygnes.
Je ne suis pas sûre que le cygne soit un bon personnage d'histoire, il est trop lisse. Je lui préfère
le canard, mais personne n'écrirait un ballet qui s'intitulerait le Lac des canards, à part Walt Disney, peut-être...
Je m'égare à nouveau, et retourne à mes études!
Sylvie, blogmestre
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