Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!

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Johnny à Bercy

Hier soir, j'ai vu le dernier concert de la tournée nationale de Johnny Hallyday, au Palais omnisport

de Bercy (Accor Hôtels Arena). Après mes mésaventures précédentes dans le même lieu, à la générale

des Enfoirés, je m'étais méfiée, et étais arrivée avec une demi-heure d'avance pour ne pas entrer dans

la salle dans le noir, et crapahuter pour trouver ma place à la lueur de l'écran d'un appareil électronique...

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L'entrée du concert au Palais omnisport de Bercy

L'entrée du concert au Palais omnisport de Bercy

Malgré la contenance de la salle (20300 places), l'entrée était assez fluide.

J'ai trouvé sans difficulté ma place dans les gradins latéraux.

Billet de gradin

Billet de gradin

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A l'usage, la barre garde-fou s'est avérée gênante pour les prises de vue. Heureusement, la rangée derrière moi

était plus clairsemée, un spectateur sympathique me hissa au rang supérieur par dessus les sièges... (c'est un stade!)

A l'entrée, on avait confisqué le bouchon de ma bouteille d'eau, que j'ai prudemment remontée débouchée

d'un étage. Au premier rang du gradin où j'étais, une dame est passée avec un manteau flottant, et a renversé

une bouteille ouverte sans bouchon posée sur le garde-fou, qui, ensuite, a chuté sur les spectateurs d'en-dessous

avec son contenu... Le propriétaire de la bouteille n'a pas osé se pencher par dessus la rambarde

pour constater les dégâts éventuels, mais l'on n'entendit aucun grand cri!

 

La salle de concert et la scène avant le concert

La salle de concert et la scène avant le concert

A 20 heures, la salle n'était remplie qu'aux deux-tiers, ce qui m'a beaucoup surprise. Est alors entré

un jeune groupe de hard-rockers, chantant en anglais, nous nous sommes extasiés qu'ils nous

remercient en français, mais ils étaient manifestement francophones. Le nom du groupe m'a semblé

être « La Sphaigne », bucolique et mousseux, mais j'ai peut-être mal compris, ou alors je suis encore

très imbibée de culture environnementale. En tout cas, la guitare arrachait, le chanteur aussi, la batterie déménageait,

et la basse nous résonnait grave dans le sternum, je ne vous parle pas de l'effet sur les tympans délicats, d'autant

qu'ils étaient sur une petite scène proche, au milieu du stade. Mais j'aime aussi le hard rock, et ils étaient

performants. Pendant la prestation de ces jeunes gens, qui se sont dits très honorés de faire la première

partie du concert de Johnny Hallyday, le stade a continué de se remplir discrètement, jusqu'à être plein.

De temps à autre, la fosse manifestait bruyamment que quelqu'un de connu venait d'arriver dans les lieux.

L'arrière de l'arène avant le concert

L'arrière de l'arène avant le concert

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A 21 heures, le spectacle de Johnny commença. Trois têtes de mort surplombaient la scène, une

énorme au centre, et deux moins grosses en haut des écrans géants. Le spectacle s'appelait

« Rester vivant ». Dans un dégagement de fumée rouge, l'énorme tête osseuse ornée d'une ravissante

mâchoire qui ferait envie à bien des patients de dentistes, atterrit sur scène, s'ouvrit comme une noisette

gigantesque, et Johnny en sortit. Pendant que la tête regagnait le plafond, il donna le ton en chantant

un vieux tube des années 50... Oh Carol ! Ce concert était très ancré dans les racines de son

inspiration. Il y eut aussi la version française de Summertime blues (La fille de l'année dernière), il

nous parla de Carl Perkins, du Rockabilly, d'Elvis Presley, dont il chanta Jailhouse Rock (Les portes

du pénitencier), de la musique de jazz noire (avec des photos de Martin Luther King). Il nous a dit

qu'il était content d'être avec nous ce soir, et qu'il nous aimait, que c'était une soirée d'amour.
 

Et, ce qui est rare, il l'a prouvé, c'est-à-dire qu'il s'est déplacé dans la foule pour toucher les mains

des uns et des autres, je comprends l'affluence dans la fosse ! Il ne l'a pas fait une fois, mais plusieurs

fois, avec plaisir visiblement. Voilà une facette de la personnalité de Johhny Hallyday qui m'était

complètement inconnue ! Le bain de foule ne m'a cependant pas paru de même nature que celui

que l'on voit dans les manifestations politiques, plutôt un geste christique, un geste d'amour.

 

Son groupe de musique et lui se sont déplacés de la grande scène à la petite scène, où ils ont chanté

quelques tubes, puis sont retournés sur la grande scène. Johnny nous annonça qu'il y avait parmi

nous ce soir sa fille Laura, Nathalie Baye, son épouse Laeticia, et son ami Jean Reno. Il nous

nomma ses musiciens, dont un batteur écossais barbichu en kilt ! Le concert enchaîna les classiques

du chanteur, confirmant ce que Pierre Molina m'avait dit un jour à son sujet, c'est un très grand professionnel

(les Choeurs de Paris 13 ont par le passé eu l'occasion de chanter avec Johnny Hallyday).

 

Tout était réglé au quart de poil, et tout roulait, pour le plus grand plaisir du public, qui à la fin chantait

autant que le chanteur, en même temps, mais le rapport des décibels restait à l'avantage du second.

J'ai participé un peu, connaissant presque tout le concert, et constaté que le son se perdait com-

plètement dans l'immense espace, je ne m'entendais pas chanter, ou alors j'étais déjà devenue

sourde ! Pourtant le public était globalement très audible, quand il était seul. Sa connaissance des

paroles était impressionnante. Regardez le montage vidéo, vous saurez vous aussi les gestes

qu'il faut connaître pour ne pas passer pour un pied-tendre au prochain concert de Johnny!

 

 

C'était une soirée très agréable, un très bon concert avec de nombreux morceaux que j'ai aimé ré-

entendre, mais je crois que l'humanité du chanteur et sa volonté exprimée de mettre de l'amour dans

cette rencontre sont ce qui m'a le plus touchée. C'était le bonus inattendu et bienvenu de la soirée.

 

Je suis restée jusqu'à la fin, bravant la perspective d'engorgement des transports en commun pris d'assaut

simultanément par dix mille personnes. Bien m'en a pris, car les escaliers étaient éclairés,

personne n'y a chuté, et la sortie a été aussi fluide que l'entrée, jusque dans le métro.

Sylvie, blogmestre juke-box

 

PS: l'interprète n'a pas semblé se soucier des enregistrements, cependant la vidéo est longue,

si cela pose un problème de droits, merci de le signaler au blog

 

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L
Bonjour tout le monde. Je suis un ancien choriste du chœur de<br /> Pierre Molina à Paris. J’ai appris que Pierre a démissionné comme<br /> directeur de la chorale. Je voulais juste dire salut. Je ne sais pas<br /> si il se souvient de moi. J’ai chanté avec lui le Requiem de Verdi <br /> a Prague et le concert de Johnny Hallyday au stade de France.<br /> Maintenant j’habite à Florence, et je fais partie de la chorale de<br /> l’école de musique de Fiesole. Je me souviens avec plaisir du temps<br /> passé à Paris. Un bisou à tous ceux qui se souviennent de moi.<br /> Laura Bassino Rulent..... la belle italienne
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