Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
J'ai pris le RER vers 9h30 à Arcueil-Cachan, direction Paris. Les tickets sont affectés d'une incongruité
d'oblitération depuis quelques semaines : elle se fait à l'inverse de ce qu'il faudrait, c'est à dire sur
une partie imprimée, quelque soit le sens selon lequel on met le billet, étrange...
J'ai renouvelé mon carnet de tickets à l'arrivée en gare de Saint-Michel Notre Dame, vers 9h53, puis
rejoint la cathédrale, croisant le peuple habituel de touristes se faisant photographier devant la façade.
Après le contrôle, à l'intérieur de l'immense édifice, sous ses hautes voûtes, je suis entrée dans
la partie réservée au culte, et ai reçu deux feuilles, celle de la liturgie du jour et des annonces,
et celle spécifique à la messe grégorienne de 10h.
Sur la feuille de chants grégoriens, j'ai utilisé les quelques minutes restantes avant la célébration
pour déchiffrer mentalement le Credo, qui m'était inconnu, mais pas difficile.
Le Sanctus était plus court mais plus dense en difficultés.
Nous étions le premier dimanche de carême, l'Evangile selon Luc racontait comment Jésus jeûna
quarante jours dans le désert, après quoi il eut faim. Le diable se manifesta alors pour le tenter par trois fois.
Jésus ayant résisté à la tentation, et le diable ayant épuisé toutes les formes de tentation, il s'éloigna.
Le diable tente Jésus par le corps : « ordonne à cette pierre de devenir du pain », puis par l'esprit :
« si tu te prosternes devant moi tu auras tout cela », puis par l'âme : « si tu es Fils de Dieu, d'ici jette-toi
en bas ». Le diable est un grand manipulateur, il avance toujours des raisons biaisées pour appuyer
ses propositions, auxquelles Jésus répond magistralement, mais qu'en est-il de nous ?
Pouvons-nous démêler le vrai du faux et ne pas nous fourvoyer sous l'emprise de
mauvaises raisons ? Il nous faut être extrêmement vigilants !
Je parvins à déchiffrer, avec l'aide des solistes féminines de la Maîtrise, l'ensemble des chants grégoriens
de la messe, avec une concentration maximale. On nous rappela notre contribution au denier du culte,
nécessaire pour équilibrer les finances de la cathédrale. Nous sommes ressortis de la célébration
vers 11h, je pris une photo de l'arrière de la nef avec l'orgue.
Nous avions un week-end de travail choral, je pris le chemin de l'Hôtel de Ville à pied pour rejoindre le Cours
de Vincennes. La Seine était haute, c'est impressionnant quand elle devient aussi large...
Devant le château néo-Renaissance, un gros bazar d'igloos gonflables et de sportifs ralentissait la progression.
J'achetai un ticket de bus à la station de métro, après avoir reçu une invitation à boire
une tisane au Marais, que malheureusement, je n'eus pas le loisir d'honorer...
Dans la rame, il y avait une choriste retardataire, puis une autre devant la porte, nous sommes arrivées
groupées. Mon choeur chantait le Sanctus de la messe en ut mineur de Mozart, puis ce fut le Osanna,
qui nous occupa pour le restant de la journée. Double choeur, à huit voix entremêlées...
Après un repas en commun avec les deux choeurs, le Un et le Deux (lui même divisé en deux sous-choeurs
pour le Osanna) nous reprîmes nos travaux respectifs. Je m'échappai vers 15h30, pour rejoindre
la Philharmonie en tram, ligne 3b, où j'avais trouvé une place pour le Requiem de Verdi, à 16h30.
Et voici la Philharmonie, vue lorsqu'on arrive du tram, très minérale et métallique.
(à suivre...)
Sylvie, blogmestre
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