Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
L'armée rouge était historiquement une faction de militaires acquis aux Bolcheviks au sein de l'armée
tsariste, qui devint l'armée soviétique après la Révolution d'octobre 1917, mais le nom resta.
Depuis la Glasnost de 1991, il n'y a plus d'Union soviétique, et ne reste qu'une armée russe.
Cependant, un organe se survit à lui même, les Choeurs de l'armée rouge.
Je suis allée me rendre compte par moi même hier soir au Palais des congrès, où ils étaient en concert.
Avant la Glasnost, les Choeurs de l'armée rouge c'était ceci:
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.Les choristes, militaires, mâles, chantaient les classiques du folklore russe d'une voix puissante,
véhiculant l'image d'un régime politique idéal et joyeux, devant un public international nombreux.
L'Occident craignait l'Union soviétique, mais on y aimait les Choeurs de l'armée rouge.
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Les Choeurs de l'armée rouge version 2015 sont constitués d'un choeur d'hommes, en tenue
militaire à l'occidentale, avec chaussures de ville, mais portant la faucille et le marteau en écusson
sur le bras droit, sous la fourragère (qui est une décoration militaire), d'un orchestre, de solistes masculins.
Le spectacle comporte aussi des solistes féminines, et des danseurs, hommes et femmes.
Intitulé "Une nuit à l'Opéra", il débute par l'Ode à la joie de la 9è symphonie de Beethoven, qui
est l'hymne européen, comme un acte d'amour envers cette Europe dont Moscou fait géographiquement partie,
mais qui a repris sous son aile ses nations orientales autrefois satellites de la Russie, et reste circonspecte. Mais on peut
aussi voir dans le "Freude" une invitation à la joie de la soirée, quoique l'oeuvre n'ait rien d'un opéra.
La première partie mêle les extraits d'opéra (Carmen, le Barbier de Séville, les Contes d'Hoffmann,
la Traviata, Nabucco, Carmina Burana...), aux chansons et musiques russes avec chorégraphie.
C'est d'abord une bande de cosaques qui vont en guerre, puis de guerriers plus orientaux, armés de cimeterres, qui
miment une rixe sur la Danse du sabre de Katchaturian. Les danseurs sont impressionnants d'agilité et de vivacité.
La deuxième partie du spectacle, après l'entracte, m'intéresse davantage, car elle est... plus russe.
Mais pas seulement! Un quatuor de balalaïkas de tailles progressives (jusqu'à la contrebasse balalaïka) sort
de l'orchestre et vient nous interpréter un pot-pourri rock'n roll qui commence par l'introduction obstinante
de "Smoke on the water" de Deep Purple (riff sur la corde la plus grave, sur quatre notes), et s'achève (et j'ai
beaucoup ri!) par "Back in the USSR" des Beatles ("...Let me hear your balalaika's ringing out, Come and keep your
comrade warm, I'm back in the USSR, You don't know how lucky you are, boy, Back in the USSR..." ) Humour 3è degré.
Voici les rockeurs à la balalaïka, merci à FranceTVinfo pour l'image
Le spectacle, après quelques acrobaties et danses endiablées, s'achève sur les classiques
connus de tous les spectateurs, ovationnés, Kazatchok et Kalinka, etc... ambiance!
Mon sentiment: les Choeurs de l'armée rouge nous ont proposé une soirée très agréable,
mais attention! Dans leur désir de plaire aux spectateurs européens en interprétant des standards
occidentaux, il ne faudrait pas qu'ils perdent, paradoxalement, ce que ces mêmes spectateurs européens
aiment et sont venus trouver auprès d'eux, l'éternelle âme russe. Il leur reste un juste
milieu à trouver entre leur passé soviétique et leur présent multiculturel. Spasiba, camarades choristes!
Sylvie, blogmestre
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