Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
Par Blog des choristes des CP13
Hier soir, 17 septembre, c'était l'ouverture de la saison 2015-2016 de l'orchestre national
de France, au grand auditorium de la maison de la radio. Ce premier concert de l'année,
sous la direction de Daniele Gatti, proposait le concerto pour violon et orchestre en
ré majeur opus 61 de Beethoven, et la Symphonie fantastique d'Hector Berlioz. La partie
de violon soliste du concerto était jouée par Sergey Khachatrian. Aimant les deux œuvres,
j'avais pris un billet... au poulailler. Sur mon e-ticket, il était indiqué qu'il fallait se
présenter tôt, et qu'il était interdit de photographier le concert.
J'arrive avec 45 minutes d'avance et m'installe dans l'auditorium presque vide, la messe
en ut mineur dans mon baladeur et sa partition sur les genoux, pour combler le temps mort.
Sur la scène, huit contrebasses semblent faire un petit somme avant l'épreuve.
Le concert est à 20h, et la masse des auditeurs déboule d'un bloc, un quart d'heure
avant le début... Queue et petit retard. Quand le concert commence, l'auditorium est plein.
Les musiciens se mettent en place pour le concerto, le soliste et le chef font leur entrée
sous les applaudissements. J'ai lu dans le programme qu'il était diffusé en direct
sur France Musique, et écoutable en replay sur le site de la station de radio.
Comme en juillet lors du Requiem de Brahms entendu dans le même auditorium, je suis
séduite par la qualité des pianissimos, et du silence religieux de la salle qui les accompagne.
Dans le livret, Hélène Cao a écrit deux pages très techniques sur le concerto pour violon,
où l'on apprend par exemple que le premier mouvement compte 535 mesures...
Je suis plus motivée par l'extrême sensibilité du jeu du jeune violoniste, et la virtuosité
de l'ensemble des musiciens. Cette œuvre était l'une des préférées de mes parents
quand j'étais enfant, je l'ai abondamment entendue, et la sais presque par cœur !
A la fin du concerto, le jeune Sergey Khachatrian est bissé et interprète un autre solo.
La Symphonie fantastique fait le plein des effectifs en instruments, toutes les contrebasses
sont réveillées. Je constate que les bois ont un petit écran transparent dans le dos destiné
à éviter que les musiciens qui en jouent ne soient assourdis par les cuivres qui sont derrière eux.
Lors du 5è mouvement, on comprendra toute la nécessité du dispositif ! Dans cette
symphonie, mon mouvement préféré est le deuxième, qui évoque une valse gracieuse
à un bal impérial. J'aime bien le cinquième aussi avec ses allures macabres grimaçantes.
La Symphonie fantastique cependant ne suscite pas l'émotion vibrante
du concerto pour violon, de mon point de vue.
Le concert est très applaudi, je m'autorise une photo aérienne des rappels, prise
du poulailler, qui ne gênera personne (et où personne n'est reconnaissable).
En ressortant sur l'avenue du Président Kennedy, la gardienne des quais de la Seine,
sur ses grandes pattes, est toute brillante de lumières.
Sylvie, blogmestre
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